Canton de Trouville-sur-Mer

Trouville-sur-Mer

5 000 hab. (Trouvillais), 679 ha, 5 000 hab. (Trouvillais), 679 ha, chef-lieu de canton du Calvados dans l’arrondissement de Lisieux, 31 km au NNO de celle-ci. La ville est au débouché de la vallée de la Touques sur la Côte Fleurie, sur la rive droite face à Deauville. La commune, agrandie en 1847 par l’absorption d’Hennequeville au nord-est, est restée entre 6 000 et 6 500 hab. de 1880 à 1940; après un léger gonflement dans les années 1950 et 1960, culminant à 6 600 en 1975, elle s’est dépeuplée et a perdu 600 hab. de 1999 à 2008. Elle compte 5 200 résidences secondaires contre 3 000 principales (64% du parc.; un camping de 200 places, 14 hôtels (dont 4 trois étoiles) totalisant près de 500 chambres.

La station balnéaire, moins aristocratique que Deauville, a débuté en 1840; elle a sa propre promenade des Planches, installée en 1868, un double casino du groupe Barrière (13e de France par le produit des jeux, 190 sal.), un centre de thalassothérapie, un aquarium et une belle collection de villas de tous styles; poissonnerie de 1935 dans le style néonormand, musée d’art contemporain à la villa Montebello (dont des affiches de Savignac); port de plaisance et port de pêche (une trentaine de bateaux), restaurants Brasseraies du Quai (50 sal.), Central Hôtel (45 sal.) et Il Parasole (25 sal.), hôtel Mercure (30 sal.); hôpital local (10 lits), collège, lycée privé; Monoprix (35 sal.), quelques entreprises de bâtiment dont les maçonneries Lambert (35 sal.) et Lemétayer (30 sal.), les revêtements LaÎné (30 sal.) et les charpentes Santos (20 sal.).

Le canton a 20 400 hab. (19 900 en 1999), 9 communes, 5 774 ha; le mont Canisy en occupe le centre; il inclut Touques, Deauville et Villers-sur-Mer, celle-ci marquant sa limite occidentale. Entre Villers et Deauville se succèdent Blonville, Berville et Tourgéville. Blonville-sur-Mer (1 650 Blonvillais, 680 ha) a 1 600 résidences secondaires et son finage s’étend en plaine au pied du mont Canisy; elle est «sur Mer» depuis 1906 et avait alors 380 hab.; sa population est passée à 700 hab. en 1960, 1 000 en 1989; elle s'est accrue de près 300 hab. entre 1999 et 2008. La commune contient le parc des Enclos (avec roseraie et jardins) qu’avait fait aménager le milliardaire Calouste Gulbenkian. Elle a 2 000 résidences secondaires (71% des logements), deux campings (510 places) dont un de luxe, trois hôtels (70 chambres).

Benerville-sur-Mer (530 Benervillais, 303 ha) a 920 résidences secondaires (les trois quarts du parc) et Tourgéville (930 Tourgévillais, 1 201 ha) en a plus de 1 900 (78% du parc de logements); elle a gagné 60 hab. après 1999. Les finages de ces communes grimpent sur le mont Canisy. L’hippodrome de Clairefontaine est dans Tourgéville; le centre villageois ancien de Tourgéville est en fait dans la plaine derrière le mont Canisy, mais son territoire communal traverse tout le mont jusqu’à la mer, qu’il atteint au quartier des Sablons; supermarché Carrefour (40 sal.), aide à domicile Domaliance (40 sal.).

À l’autre bout vers Honfleur, Villerville (790 Villervillais, 330 ha) est un peu plus isolée à 6 km de Trouville et déjà sur l’estuaire de la Seine, où commence la Côte de Grâce; sa population s'est accrue d'une centaine d'habitants entre 1999 et 2008. C’est un ancien village de pêcheurs, et des peintres ont apprécié le site; il s’y tient des journées du livre en septembre, avec salons et marché; musée «Mer et désert» (coquillages), 400 résidences secondaires (la moitié des logements), un grand camping de 480 places.

Au pied du mont Canisy côté intérieur, Saint-Arnoult (1 120 Arnulphiens, 512 ha) regarde la vallée de la Dives et a équipé des zones d’activité; la commune englobe le golf du plateau et compte un complexe sportif; hôtel du Golf du groupe Barrière (150 sal.), maison de retraite du Parc de la Touques (70 sal.); installations électriques Anfry (25 sal.), blanchisserie RLD (75 sal.), gardiennage SPGO (70 sal.), autocars Fournier (25 sal.). Elle a gagné 190 hab. de 1999 à 2008, enregistre 280 résidences secondaires (un tiers du parc) et a un grand camping de luxe (440 places). La communauté de communes Cœur de la Côte Fleurie correspond au canton, plus deux communes proches (11 communes, 20 600 hab.).


Deauville

4 050 hab. (Deauvillais) dont 80 à part, 357 ha, commune du Calvados dans le canton de Trouville-sur-Mer, face à Trouville de l’autre côté de l’estuaire de la Touques. La célèbre station doit son développement à sa relative proximité de Paris, et son style au choix d’aristocrates et de financiers parisiens qui en ont fait leur fief sous le Second Empire. Elle a conservé sa réputation de station de luxe, jusque dans ses manifestations: les unes du côté du cheval (jumping, championnats de polo, ventes de yearlings, pur-sang et trotteurs), d’autres du côté des faire-valoir (festival des voitures de luxe, festival nautique) et des distractions (festival de bridge, festivals du film asiatique, du cinéma américain, des musiques du monde, de musique classique, etc.).

Hippodromes, golfs et parcs agrémentent une ville où foisonnent les demeures cossues. Le casino est le troisième de France par le produit des jeux et emploie 530 personnes, l’hôtel Normandy a 200 salariés et le Royal 170, l’ensemble appartenant au groupe Barrière. Le centre de gestion du palais des Congrès a 45 salariés. La station a mérité 4 fleurs au classement des villes fleuries. Elle compte 5 500 résidences secondaires, soit 70% du parc de logements; elle a 19 hôtels, offrant 1 100 chambres, dont la moitié dans les deux hôtels de luxe; mais elle n'a pas de terrain de camping.

La plage, que l’on observe du haut de la promenade des Planches, n’a que de moindres attraits; un port de plaisance (360 places) s’abrite à l’estuaire de la Touques, qui se termine par la luxueuse urbanisation de Port-Deauville en forme de marina au milieu d’un bassin à flot. Deauville a un lycée public et un privé; les principales entreprises hors de l’hôtellerie et des garages sont une fabrique de parfums (Jacomo, 80 sal.), un magasin du Printemps (35 sal.) et un supermarché Carrefour (25 sal.), l’entreprise de travail temporaire Adecco (90 sal.); ventes de chevaux et d'objets d'art Arqana (25 sal.), Agence française de vente du Pur-Sang (20 sal.); peinture Halgatte (35 sal.), traitement des eaux SETDN (Veolia, 50 sal.).

Deauville a une polyclinique de 130 salariés et un centre de thalassothérapie (Deep Nature, 35 sal.). Un aéroport (codes DOL et LFRG) a été aménagé à 6 km vers l’est, à Saint-Gatien-des-Bois, sur 221 ha de plateau; doté d'une piste en macadam de 2 550 m, et d'une autre en herbe de 700 m, en nette progression, il a reçu 15 000 passagers en 2001, 41 000 en 2005, 82 000 en 2008 et 106 000 en 2010, dont 20 000 en transit, et presque tous en vol international; soit plus de 2 000 mouvements en vol commercial seulement; il accueille en outre plusieurs centaines de chevaux (1er en France).

La station est dominée par les collines du mont Canisy, qui montent à 111 m et portent le site et les villas de l’ancien village, Auvilla, dit Vieux-Deauville. Le mont Canisy a un hippodrome (Clairefontaine), un golf et un énorme hôtel du Golf, et l’on visite ses anciennes batteries et fortifications, formant un site protégé par le Conservatoire du littoral. Deauville avait moins de 100 hab. au début du 19e s., 2 500 à la fin; la population est passée à 5 000 vers 1960, et a connu son maximum à 5 700 en 1975; elle a baissé ensuite, et a encore perdu 470 hab. de 1999 à 2008. Deauville est le siège de la communauté de communes du Cœur de la Côte Fleurie (11 communes, 20 600 hab.).


Touques

4 100 hab. (Touquais), 813 ha, commune du Calvados dans le canton de Trouville-sur-Mer, sur la rive droite de la Touques à 2 km de Trouville et de la mer. Elle fut jadis un port de commerce avec l'Angleterre, exportant les produits normands, encore actif au début du 19e siècle. Elle est de nos jours une extension résidentielle des stations du bord de mer (Trouville et Deauville), très fleurie (4 fleurs) et en nette croissance depuis les années 1970: elle n'avait que 1 300 à 1 500 hab. entre 1950 et 1975 et a passé le cap des 3 000 en 1990; elle a gagné 540 hab. de 1999 à 2008.

La ville est bien équipée en services et commerces, et a résidences secondaires (27% du parc), un camping de luxe (190 places), trois hôtels (240 chambres). Elle est dotée d’un hypermarché U (130 sal.), d’un centre Leclerc (110 sal.) et de quelques magasins d’accompagnement comme MrBricolage (40 sal.), Point P (35 sal.); miroiterie Moisy (20 sal.), hôtellerie du domaine de l’Amirauté (Motels de Normandie, 80 sal.), travaux publics Eiffage (100 sal.).


Villers-sur-Mer

2 690 hab. (Villersois), 899 ha, commune du Calvados dans le canton de Trouville-sur-Mer, 8 km au SO de celle-ci à la limite orientale des falaises des Vaches noires, à mi-chemin de Deauville et de Cabourg. C’est une station balnéaire fréquentée, dotée d’une longue plage de sable; casino du groupe Tranchant (55 sal., 90e en France, 8,5M€), cercle nautique, école française de char à voile; musée paléontologique et sites de fossiles des Vaches noires; restaurant Tolmais (le Mermoz, 25 sal.), sonorisations Power Sound (20 sal.). La commune compte plus de 8 000 résidences secondaires pour 1 500 principales, soit 85% du parc de logements, une des plus fortes concentrations de Normandie; un camping de 270 places, 6 hôtels (110 chambres). La population résidante augmente depuis 1962 (1 600 hab.) et a encore gagné 350 hab. de 1999 à 2008 (+ 15%).