Cantons de Caen

Caen

112 800 hab. (Caennais) dont 2 900 à part, 2 570 ha, préfecture du Calvados. Le nom évoquerait un champ de bataille ancien (catu magos, qui a donné Cadon ou Cathon avant Caen). La ville s'est développée sur la rive gauche de l'Orne, au confluent de l'Odon et à 15 km de la mer, à laquelle elle a été reliée par un canal qui s'achève en centre-ville par un port de plaisance. Restent en plein centre l'enceinte de l'ancien château, qui remonte à Guillaume le Conquérant, auquel répondent l'Abbaye-aux-Hommes à l'ouest et l'Abbaye-aux-Dames à l'est, superbes édifices des 11e-13e et surtout 18e siècles.

Ces trois monuments majeurs abritent de nombreux services publics, dont l'hôtel de ville à l'Abbaye-aux-Hommes et les musées de Normandie et des Beaux-Arts au château; face à l'entrée de celui-ci, l'église Saint-Pierre est un joyau gothique-renaissance, refait après 1944. Aux musées du château s'ajoutent celui des Postes et techniques de communication et le Mémorial pour la Paix, qui honore notamment les prix Nobel et emploie 120 personnes. En dépit des destructions de 1944, le centre-ville conserve de belles maisons, dont les plus anciennes sont du 16e s. Au bord de l'Orne s'étend la vaste Prairie de l'hippodrome (80 ha) et d'autres parcs et jardins publics contribuent à donner à la ville un aspect aéré et agréable. L'université est relativement proche du centre-ville, mais derrière le château, au nord.

Caen a longtemps été une ville moyenne au rayonnement limité, bien qu’elle possédât la seule université de Normandie. La ville avait connu quelques changements au début du 20e siècle avec l’installation d’une aciérie en banlieue nord-est et l’apparition encore timide du tourisme littoral. Toutefois, les principales transformations se sont produites à partir des années 1960, quand la ville a reçu sa part de l’industrialisation de l’Ouest, de l’expansion universitaire, des développements de la recherche et de la grande distribution, puis des tendances à la métropolisation qui profitent à la plupart des capitales régionales. L’agglomération a accueilli des usines de grands groupes de biens d’équipement (Renault à Blainville, Citroën à Cormelles, Philips à Caen, Bosch à Mondeville) et, plus récemment, de pharmacie à Hérouville-Saint-Clair. Elle fut le foyer du groupe à succursales Promodès, créateur des enseignes Champion et Continent et maintenant intégré à Carrefour.

Comme la commune n’est pas des plus étendues, la plupart des usines sont dans les banlieues, comme le groupe papetier Hamelin à Hérouville. À Caen, l'ancienne fabrique de semiconducteurs Philips, après être montée à 1 800 emplois, est allée de crise en crise, changeant plusieurs fois de mains, passant ainsi par NPX , semiconducteurs), jusqu'à se réduire à l'actuelle fabrique de composants électroniques Ipdia (85 sal.), NPX conservant toutefois 600 emplois mais à Colombelles. La biscuiterie Jeannette, reprise après redressement judiciaire en 2009, a été réduite à 40 sal. Les éclairages de véhicules ABL Lights (65 sal., états-unien) et l'atelier conjoint de traitements de surfaces Auteroche ont été repris en 2006 par le fonds Centrale Partners. La fabrique de cartes à puce Oberthur (200 sal.) a fermé en 2007. Un laboratoire Kodak, qui employa 200 personnes, a été fermé en 2005.

Les autres établissements notables relèvent des services présents dans toute ville du même niveau. Dans les grands magasins apparaissent Carrefour (280 sal.), Leclerc (260 sal.), Intermarché (85 sal.) et Super-U (60 sal.); Monoprix (110 sal.), les Galeries Lafayette (100 sal.), la Fnac (90 sal.), le Printemps (50 sal.), Decathlon (55 sal.), une centrale d’achats de Système U pour l’Ouest (180 sal.). Dans les organismes financiers, la Caisse d’Épargne (740 sal.), le Crédit Mutuel (500 sal.), Natixis-Banque Populaire (340 sal.), Interépargne (350 sal.), le Crédit Lyonnais (300 sal.), la BNP (165 sal.), la Société générale (90 sal.), la Banque de France (95 sal.), Fidorg (80 sal.), la Fiduciaire Compable (65 sal.) Soficom (65 sal.); dans l’informatique et l’ingénierie, Asterion (100 sal.), Netcentrex (55 sal.), Silicomp (50 sal.); dans la communication et les loisirs, France-Télévisions (70 sal.).

Le travail temporaire est représenté parAllia (60 sal.); le nettoyage par Veolia (150 sal.), Valnormandie (70 sal.), le service au bâtiment par la Générale des Eaux (130 sal.), les HLM de la Plaine Normande (135 sal.) les installations thermiques CAPS (130 sal.), GDF-Suez (250 sal.), les constructions Rougier (70 sal.), la peinture Hue (60 sal.), les travaux publics Eiffage (110 sal.). Caen a aussi sa compagnie de transports urbains (Keolis, 670 sal.), des grands garages, les transports de voyageurs Keolis (120 sal.), de fret Robinson (65 sal.), Sofrino (150 sal.) et l'entreposage Sogena du même groupe (150 sal.), la manutention portuaire Patin (75 sal.), les parcs de stationnement de la Sceta (430 sal.); centre d'appel Armatis (610 sal.), formation d'adultes Orain Bonasso (50 sal.), aide à domicile 02 (60 sal.).

Le secteur de la santé est particuièrement actif (11 500 salariés) grâce au centre hospitalier régional et universitaire, accompagné d’un centre de lutte contre le cancer, d’un centre hospitalier spécialisé (Bon Sauveur) et d’un centre psychiatrique privé (Saint-Martin, 490 sal.), du centre hospitalier privé Baclesse (200 lits, 400 sal.) et de plusieurs cliniques dont une polyclinique de 380 salariés (le Parc) et un centre de réadaptation Korian (50 sal.). La ville a une vingtaine de lycées et un IUT, qui a des antennes dans cinq villes de la région. Le stade Malherbe de Caen emploie 75 salariés.

L'Université de Caen-Basse-Normandie, polyvalente, a 24 000 étudiants (21 600 à Caen, le reste à Cherbourg, Alençon, Saint-Lô, Vire, Lisieux) et 1 400 enseignants, 800 employés. Elle s'accompagne de puissants organismes d erecherche dont le fleuron est le Grand accélérateur national d’ions lourds (Ganil) depuis 1983 (250 sal.), que devrait doubler le futur accélérateur Spiral 2, et qui comprennent aussi le Cyceron (imagerie médicale en neurosciences) et l'École Nationale Supérieure d'Ingénieurs de Caen (Ensicaen). Caen a également un centre de recherche-développement de France-Télécom (300 emplois); école des beaux-arts, le conservatoire de musique et le conservatoire des arts-et-métiers, et bien entendu un IUFM (formation des maîtres).

Caen a organisé sa technopole (Synergia) avec ses institutions d’assistance aux entreprises. L’aéroport (à Carpiquet) reçoit environ 100 000 passagers par an (77 000 en 2010), grâce surtout à une ligne Brit’Air vers Lyon. Une ligne de tramway nord-sud sur pneus, avec 4 terminus, a été établie en 2002 sur 16 km. L’activité culturelle et les équipements, dont un Zénith, l’Artothèque et le réputé Centre dramatique de l’Ouest, sont à la mesure de ce rassemblement d’étudiants, ingénieurs, techniciens et cadres qui font de Caen une ville jeune et exigeante.

De la sorte, Caen tend maintenant à rayonner sur l’ensemble de la Basse-Normandie, où son autorité était naguère très contestée par les villes moyennes. Néanmoins, trois zones urbaines sensibles ont été délimitées, correspondant à de grands ensembles d’immeubles collectifs: la Grâce-de-Dieu au sud de la ville près de la première rocade et de la rive droite de l’Orne; la Guérinière à l’est de la précédente le long de la route d’Alençon; Pierre Heuzé au NE en direction d’Hérouville. Les deux premières ont reçu un statut de zone franche urbaine en 2003.

La population communale était de 45 000 habitants environ entre 1870 et 1910, 61 000 en 1936, 68 000 en 1954, la commune de Venoix, à l’ouest, ayant été absorbée en 1952 avec ses 1 300 habitants; elle a crû fortement jusqu’en 1975 (120 000 hab. sdc) puis s’est un peu tassée; elle aurait diminué de 4 400 hab. entre 1999 et 2008. Tradiitonnellement dirigée par la droite, la municipalité de Caen est passée à gauche en 2008, sous la direction du maire Philippe Duron, socialiste, professeur, également député et précédemment président du conseil régional de Basse-Normandie.

La communauté d’agglomération Caen-la Mer, que Ph. Duron préside également, succède à un district de 18 communes en s’étendant à 29 communes et 217 400 habitants, atteignant ainsi la mer à Lion et Hermanville, sans toutefois avoir pu intégrer Ouistreham, jalouse des recettes fiscales de son port. Mais on peut considérer que le canton d’Ouistreham est étroitement lié à l’agglomération, ainsi que des communes comme Bretteville-l’Orgueilleuse au NO, dont les activités sont d’ailleurs volontiers citées parmi les atouts caennais. Des efforts d’urbanisme et d’aménagement portent logiquement sur le couloir entre Caen et la mer.

L’Insee accorde 195 300 hab. à l’unité urbaine et 385 500 à l’aire urbaine. L’arrondissement a 408 700 hab. (390 000 en 1999), 24 cantons, 287 communes, 198 989 ha. Les 9 cantons de Caen ont 160 600 hab. (162 700 en 1999), 13 communes, 8 733 ha; l’ancien canton Caen-5 est devenu le canton d'Hérouville-Saint-Clair, tandis que le 6e canton comprend une partie d'Hérouville, ce qui le fait parfois nommer canton de Caen-Hérouville.


Bretteville-sur-Odon

4 240 hab. (Brettevillais) dont 180 à part, 646 ha, commune du Calvados dans le canton de Caen-1, 4 km au SO de Caen, à l’intérieur de la rocade; parc au bord de l’Odon, centre culturel et historique de la ferme de la Baronnie (ancienne grange aux dîmes des moines du Mont-Saint-Michel), parc d’attraction Festyland sur 6 ha; centre catholique du Bon Sauveur, maison de retraite les Séréniales (60 sal.). Une cité militaire se tient au bord de l’aérodrome de Carpiquet, avec le 13e régiment de transmissions et l’École de défense NBC (nucléaire, bactériologique et chimique). La commune n’avait pas 800 hab. (sdc) avant 1940 et s’est peuplée dans les années 1950, puis n’a cessé de croître; la nouvelle définition des populatiions comptées à part a fait augmenter sa population municipale d'environ 200 hab. depuis 1999, tandis que sa population totale diminuait de 250…

La commune a quelques entreprises périurbaines, notamment pour le bâtiment; supermarché Carrefour (45 sal.), menuiserie Sonormen (40 sal.), maçonnerie Bertin (40 sal.), plâtrerie CIP (25 sal.), couverture Foucault (25 sal.) et AT2N (20 sal.), installations thermiques Fouchard (40 sal.) et Gouville Froid (40 sal.) et de plomberie Courtin (35 sal.), travaux publics Aubrée (35 sal.); négoces de fruits et légumes (Lecureur, 30 sal.), de bois Wolseley(Réseau Pro, 45 sal.), de matériaux KDI (50 sal.), promotion immobilière Bertin (45 sal.); transports Interdem (Nouet, 25 sal.).


Carpiquet

2 280 hab. (Carpions), 588 ha, commune du Calvados dans le canton de Caen-2, 6 km à l’ouest de la ville; la N 13 et la voie ferrée de Cherbourg traversent la commune, qui héberge l’aéroport de Caen (codes CFR et LFRK). Celui-ci occupe 200 ha et dispose de deux pistes bitumées de 1 900 et 1250 m, une en herbe de 1 200 m. L'aérogare peut accueillir 250 000 voyageurs par an. Le trafic est d’environ 100 000 passagers par an (descendus à 77 000 en 2010 dont 5 000 en vol international) grâce à la ligne qu’entretient Brit’Air avec Lyon et qui donne accès à d’autres villes françaises, Airlinair assurant des liaisons avec Paris; il enregistre 37 000 mouvements en 2007, 17 800 en 2010 dont 2 900 commerciaux, 2 500 voyages privés et 12 400 d'aéroclub.

La commune a une grande zone d’activités entre route et voie ferrée; les constructions métalliques Frameto (50 sal.), les protections des métaux Galvalek (85 sal.), Gosselin (75 sal.) et Galva Caux (45 sal.), l'imprimerie Malherbe (40 sal.) y travaillent. Mais une fabrique de moteurs pour appareils ménagers Moulinex, un temps reprise par d’anciens cadres sous le nom d’Euromoteurs, a fini par fermer, ainsi qu’un atelier de découpe de viandes.

L’essentiel de l’emploi est dans le tertiaire, avec des centrales d’achats et entrepôts du groupe Carrefour succédant à Promodès (Prodis, 550 sal.; Logidis, 530 sal. ); un centre de distribution des vitrages Saint-Gobain (70 sal.), les négoces de matériel de manutention Normandie-Manutention (40 sal.), de plastiques Penet (40 sal.); un Brico-Dépôt (80 sal.), surgelés Davigel (30 sal.); entreposage frigorifique Godfroy (45 sal.) et transports de fret Godfroy (120 sal.) et Douchin (50 sal.), transports aériens Chalair (35 sal.); publicité Mediapost 125 et Publi-Routage Normand (45 sal.).

Dans le bâtiment et les services associés sont les constructions Mastelotto ( 135 sal.); couverture Delaubert (50 sal.), peinture Pierre (30 sal.) et Ritz (30 sal.), isolation APGO (25 sal.), travaux publics Colas (70 sal.), réseaux électriques Cegelec 85 sal.) et Daligault (35 sal.), génie thermique Levillain (55 sal.); nettoyages ISS Abilis (550 sal.) et GSF Neptune (145 sal.), Initial BTB (blanchisserie, 60 sal.), levage Christophe (25 sal.); . Carpiquet avait 800 hab. en 1950, 1 300 en 1968 et continue à croître, gagnant 400 hab. de 1999 à 2008, ce qui lui a fait passer le cap des 2 000 habitants.


Cormelles-le-Royal

4 500 hab. (Cormellois), 348 ha, commune du Calvados dans le canton de Caen-10, juste au sud de la ville; elle eut jadis un privilège royal d'exemption de taxes en échange de l'engagement de ses habitants à défendre l'entrée méridionale de Caen lorsque le roi y séjournait; c'est ce qui lui vaut le complément de son nom, qui cependant n'est devenu officiel qu'en 1969. C'est aujourd'hui surtout une banlieue ouvrière, avec 3 zones d'activités. Si elle a souffert de la fermeture de l'usine Moulinex qui avait 1 400 salariés, elle est dominée par la présence de la grande usine du groupe PSA que Citroën avait implantée au début des années 1960 et qui emploie 2 700 personnes pour la production de pièces de «liaison au sol» pour les voitures du groupe (bras avant et arrière, disques de freins, etc.).

D’autres ateliers complètent l’activité, notamment dans le bâtiment comme les installations électriques Masselin (groupe Vinci, 180 sal.) et SREM (25 sal.), génie thermiques Larcher (55 sal.), les peintures et isolation Xavier Laîné (130 sal.); agencement de magasins Technomag (60 sal.) et Actuel Pharm (20 sal.); entreposage Letna (25 sal.); transports Transcval (40 sal.) et Mory (50 sal.) et TNT (20 sal.). Cormelles abrite également la société de gardiennage Mondial Protection, qui déclare 580 salariés, le gardiennage Mag (25 sal.) et un atelier de confection (Joël Marie, 65 sal.); ingénieries Auxitec (30 sal.), Cergi (30 sal.); métallerie TCIN (30 sal.), brosses et pinceaux Manet (25 sal.), serrurerie MSC (20 sal.). L'ancien site Moulinex (21 ha) se partage entre un lotissement de pavillons et des entrepôts et des installations logistiques. La commune avait 300 hab. en 1911, 500 en 1931 puis est passée à 1 200 en 1955, 3 100 en 1975 et a crû jusqu’en 1990. Elle a diminué de 80 hab. entre 1999 et 2008.


Fleury-sur-Orne

4 150 hab. (Fleurysiens), 675 ha, commune du Calvados dans le canton de Caen-8, en banlieue SSO de la ville sur la rive droite de l’Orne; elle se nommait Allemagne, mais a obtenu de changer de nom en 1917. Elle a reçu un parc d’activité de 80 ha, un établissement d’œuvres laïques et pour paralysés, un institut médico-éducatif; atelier de mécanique Tecma (60 sal.), charpentes Defibat (30 sal.), champignonnières de Fleury (30 sal.), supermarché Simply (30 sal.), magasins Ikea (220 sal.), Terres et eaux (25 sal., loisirs), comptabilité Fidutech (20 sal.). La commune a eu un peu plus de 900 hab. entre 1870 et 1910, 1 250 dans les années 1930, puis a atteint les 2 000 hab. vers 1960, les 3 000 en 1978 et continue de se peupler; elle a gagné 150 hab. de 1999 à 2008.


Ifs

11 000 hab. (Ifois), 906 ha, commune du Calvados dans le canton de Caen-10, en banlieue sud de Caen, traversée par la rocade. Cette commune de banlieue accueille plusieurs zones d’activité dont une de 120 ha («Object’Ifs»…), un campus universitaire, des hôtels, un grand centre d’interconnexion électrique. La commune n’avait que 800 hab. en 1936; elle a atteint 2 000 en 1968, 5 000 en 1975 et poursuit sa croissance; elle a encore gagné 1 700 hab. entre 1999 et 2008, franchissant le cap des 10 000 habitants. Le maire est Jean-Paul Gauchard, divers gauche, enseignant.

Elle compte d’assez nombreuses entreprises, dont les installateurs de réseaux de télécommunications (Axians-Masselin, groupe Vinci, 85 sal.) et d’électricité Masselin (65 et 35 sal.), Garczynski Traploir (Forlux, 45 sal.) et MCTI (30 sal.), une fabrique de prêt-à-porter féminin Thierry (80 sal.), les composants électroniques Faprelec (40 sal.) et Rocha (30 sal.); menuiseries Legoupil (20 sal.) et Leluan (20 sal.), étanchéité Smac-Acieroid (20 sal.); ingénierie Sogeti (20 sal.), école de conduite (CESR, 45 sal.), nettoyage SNEP (25 sal.).

Elle héberge une centrale d'achats de Système U (210 sal.), un hypermarché Leclerc (280 sal.), un Super-U (35 sal.) et un magasin Leader Price (25 sal.), les négoces France-Boissons (50 sal.) et Maîtres Laitiers (55 sal.), ainsi que les transporteurs Gringoire (260 sal.), Nicolle (60 sal.), Cosnefroy (30 sal.), Rivière (30 sal.), DML (25 sal.), l'entreposage Chatel (30 sal.); travaux publics Leclerc (35 sal.).


Mondeville

10 100 hab. (Mondevillais) dont 210 à part, 905 ha, commune du Calvados dans le canton de Caen-7, juste à l'est de Caen sur la rive droite de l'Orne. Ancienne banlieue maraîchère, Mondeville a été tranformée par l'installation de l'aciérie Thyssen, devenue ensuite Société métallurgique de Normandie. Le puissant groupe allemand s'est installé à Mondeville et Colombelles en 1912, à la veille de la guerre… Le siège et la direction, les ateliers et les cités ouvrières étaient surtout à Colombelles. L'ensemble associait au concept de «sidérurgie sur l'eau», qui n'était pas encore à la mode, la proximité des mines de fer de Normandie: l'usine eut une liaison ferroviaire directe avec la mine de Soumont. Mise sous séquestre au début de la guerre, l'usine passa au groupe Schneider en 1916, les deux hauts-fourneaux furent achevés en 1917 et 1918, la première fusion ayant lieu en 1917. Après quelques difficultés, l'usine fut agrandie et complétée entre les deux guerres; mais elle fut totalement détruite en 1944 et ne retrouva sa pleine capacité qu'en 1962. Elle occupait 6 000 personnes et produisait 750 000 t par an vers 1975. Elle passa au groupe Unimétal (Usinor-Sacilor) en 1984 et fut fermée en 1993.

En partie au titre de la reconversion, Mondeville a accueilli une grande usine de fournitures pour automobiles du groupe Robert Bosch (1 080 sal.), et une autre (commutateurs et capteurs) qui fut successivement à Jaeger, Magneti-Marelli, puis SC2N au groupe Valéo, et occupe 460 personnes; la fonderie d’aluminium et zamak Rencast a été reprise en 2009 sous le nom de FAN Europe (45 sal.). À Mondeville sont aussi une usine de boulangerie du groupe Panavi (115 sal.), une fabrique d'emballages plastiques Seaquist (45 sal.), les constructions Gagneraud (55 sal.) et les travaux publics Sogea (Vinci, 50 sal.), les installations électriques Clemessy (Eiffage, 40 sal.) et SNEF (40 sal.).

Surtout, Mondeville est le fief du groupe Promodès, maintenant intégré à Carrefour, avec le siège (860 sal.) et un grand complexe commercial dit Continent-Mondeville 2. Sous diverses appellations comme Logidis (500 sal.) et Logidis Comptoirs Modernes (600 sal.), Interdis (200 sal.), Sodibor (170 sal.), toutes relevant de la grande distribution avec des fonctions diverses, l’ensemble représente un volume de plus de 4 000 emplois à Mondeville, dont un hypermarché Carrefour (360 sal.).

S'y ajoutent de grandes surfaces spécialisées comme Leroy-Merlin (260 sal.), Decathlon (120 sal.), Conforama (100 sal.), But (85 sal.), la Fécampoise (100 sal.), Boulanger (60 sal.), Kiabi (60 sal.), Toys'R US (40 sal.), un Super-U (35 sal.); des négoces de matériaux Cedeo (170 sal.), de fournitures industrielles Tampleu-Spriet (125 sal.), de plomberie Mabille (70 sal.) et Raccords Services (65 sal.), d'équipements d'automobiles Ragues (60 sal.), de métaux Alfred André (45 sal.); mareyage Lequertier (45 sal.); des transporteurs comme Keolis (autobus, 330 sal.), Blochon-Martin (135 sal.), Noyon (100 sal.), First (90 sal.), Calvados Express (60 sal.), Euro-Logistic (60 sal.), Bataille (40 sal.), routage Picodot (55 sal.); les entreprises de nettoyage Samsic (310 sal.), Onet (250 sal.), GSF Neptune (130 sal.), la Conquérante (55 sal.); le gardiennage VIF (Vigiles d’Île-de-France, 150 sal.), la publicité Mediapost (50 sal.).

Actuellement, la commune compte 9 zones d’activités et plus de 500 entreprises. La grosse demeure du directeur des anciennes aciéries (résidence de la Feuilleraie) est devenue une maison de retraite; château de Bellemaist (17e s.) à la municipalité, parc municipal, très belle église romane (12e-13e s.). La ville a deux lycées publics, un lycée agricole privé, des collèges, un complexe de cinéma UGC (35 sal.); un gros échangeur A 13-rocade de Caen. Sa population était d’environ 1 200 hab. entre 1880 et 1911; elle était passée à 2 600 en 1926, 4 700 en 1936, 6 800 en 1954, 9 700 en 1968. Après un léger creux à 9 300, elle a repris sa croissance et passé les 10 000 (sdc) vers 1996; mais elle aurait perdu 600 hab. entre 1999 et 2008. Le maire est Hélène Mialon-Burgat, socialisté, professeur, également conseillère régionale.


Saint-Contest

2 430 hab. (Saint-Contestois), 805 ha, commune du Calvados dans le canton de Caen-2, à 5 km au NO de Caen, membre de la communauté d’agglomération; assez nombreuses petites entreprises, notamment de bureau, au parc Athena; comptabilités Assisteco (40 sal.), In Extenso (25 sal.), Fiteco (25 sal.), Lecœur-Leduc (25 sal.) et CFG (20 sal.), ingénierie Activetech (25 sal.); un Carrefour Market (65 sal.); Télédiffusion de France (30 sal.). La commune avait 570 hab. en 1954 et croît depuis; elle a gagné 400 hab. de 1999 à 2008.


Saint-Germain-la-Blanche-Herbe

2 480 hab. (Saint-Germinois), 263 ha, commune du Calvados dans le canton de Caen-2, 5 km ONO de la ville, membre du Grand Caen. Essentiellement résidentielle, elle inclut l'abbaye d'Ardenne, fondée par les prémontrés au 12e s. et dont les bâtiments et jardins ont été récemment entièrement rénovés; le site abrite rencontres et colloques et l'Institut des mémoires de l'édition contemporaine (IMEC), alimenté par des dons d'auteurs et qui devrait abriter 80 000 volumes et de nombreux manuscrits et collections. La commune n'avait que 230 hab. en 1968, a fait un saut au début des années 1970 (1 300 hab. en 1975) et a poursuivi sa croissance jusqu'en 1999, mais a perdu 70 hab. entre 1999 et 2008.