Canton de Gond-Pontouvre

Gond-Pontouvre

6 240 hab. (Gondpontolviens), 745 ha, chef-lieu de canton du département de la Charente dans l’arrondissement d’Angoulême, en banlieue nord de celle-ci. La ville occupe la plaine de confluence de la Charente et de la Touvre, ainsi que la rive sud de la Touvre, et réunit plusieurs anciens villages des environs de la préfecture, Gond, Pontouvre et, au nord de la Touvre, Roffit. Elle a un collège public et une clinique (50 sal.). La commune s’est d’aboord nommée Lhoumeau puis Le Houmeau, Le Houmeau-Pontouvre, enfin Gond-Pontouvre en 1904, et parfois Le Gond-Pontouvre mais cette forme n’est pas officielle. Elle avait 1 500 hab. en 1851, 3 000 en 1902, 5 000 en 1954 et sa population a culminé à 6 300 hab. (sdc) en 1982; elle a augmenté de 100 hab. entre 1999 et 2008.

Plusieurs usines y ont trouvé place: Leroy-Sommer y a l’un de ses sites angoumois, fort de 630 emplois; Ideal Standard a pris la succession de Sanifrance, héritière de la fabrique de céramique sanitaire Porcher, mais l’effectif est rapidement passé de 260 sal. à 65 sal., à quoi s'ajoute une robinetterie du même groupe (50 sal.); mécanique Technival (88 sal.), matériel d’imprimerie et gravure Sopelpa (45 sal.), matériel électrique Prefatec (20 sal.). S'y ajoutent dans le bâtiment les installations électriques SNEE (190sal.); maçonnerie Longeville (20 sal.), couverture Belaud (25 sal.), les travaux publics Scotpa (coopérative ouvrière, 75 sal.).

Dans les services et les commerces, se signalent la location de matériel Locatoumat (50 sal.), les négoces de matériel de levage Manuchar (90 sal.), de matériel pour bâtiment (Mazeau, 40 sal. et Garandeau, 20 sal.), de quincaillerie Pénicaut (30 sal.), de boissons (Angoulême Boissons, 45 sal.); maintenance d'informatique Somaintel (25 sal.); blanchisserie Locatex (70 sal.); transports Transcourses (40 sal.), Maucœur (30 sal.), Gonnet (20 sal.), autocars De Maillard (25 sal.), plusieurs garages et autres sociétés de services.

Le canton a 19 300 hab. (18 200 en 1999), 4 communes, 7 703 ha dont 522 de bois. Balzac (1 300 Balzacois, 964 ha) est le siège de la communauté de communes de Braconne et Charente, qui groupe 7 communes et 13 400 hab.; le village est à 6 km NO du chef-lieu, doté d’un château du 17e siècle où vécut l’écrivain Guez de Balzac, au bord de la Charente dont la commune occupe un méandre entre Vindelle et Saint-Yrieix; vente par atomates Selecta (30 sal.), recyclage de cartons W. Sabatier (20 sal.). La commune avait 600 hab. en 1962 mais elle n’a pas gagné d’habitant depuis 1999. Saint-Yrieix-sur-Charente et Champniers forment le reste du canton.


Champniers

5 240 hab. (Champniéraux) dont 150 à part, 4 529 ha dont 216 de bois, commune du département de la Charente dans le canton du Gond-Pontouvre, au nord-est du chef-lieu. Le village originel est à 8 km NNE d’Angoulême, mais sa commune occupe plus de la moitié du canton, et la mairie y compte 63 «villages». Elle est traversée par la N 10; gros échangeur au SO de la commune, avec la rocade nord d’Angoulême et la N 141. Elle inclut l’aérodrome angoumois (codes ANG et LFBU), sur 106 ha, doté d’une piste bitumée de 1 860 m et d’une gazonnée de 750 m, d’écoles de pilotage d’avions de tourisme et d’hélicoptères, ainsi que d’une aérogare, desservie un moment par Regional Airlines vers Lyon, et un temps par Ryanair vers Londres; elle a vu passer 25 000 et 28 000 passagers en 2008 et 2009, mais seulement 340 en 2010, après le retrait de Ryanair, jugé trop gourmand en subventions publiques. Une tentative de relais par une compagnie hongroise a ensuite échoué. Le nombre annuel de mouvements est revenu à environ 25 000, dont 5 000 voyages privés, le reste en aéroclub.

Champniers est une commune surtout résidentielle, dotée d’une belle façade d’église romane saintongeaise, mais très restaurée dans les années 1860. Il s’y trouve néanmoins un site industriel des moteurs électriques Leroy-Sommer (185 sal.), la métallerie Troisel (65 sal.), la cartonnerie Freller (50 sal.); petites fabriques de matériel électrique Technor Atex (25 sal.), d’appareils de contrôle Hydro Invest (20 sal.), d'appareils frigorifiques Equip Froid (25 sal.); montage Smac (65 sal.). La commune abrite également de nombreux négoces et entrepôts, garages et dépannages, dont le négoce de matériel de levage Sama (20 sal.)

Elle a reçu un centre commercial avec Géant Casino de 12 000 m2 (200 sal.), Intermarché (50 sal.) et Leader Price (40 sal.) et magasins spécialisés comme Digital (45 sal., informatique et photo), Socultur (30 sal., librairie et papeterie), BricoDépôt (60 sal.), MrBricolage (40 sal.), Go Sport (40 sal.), Decathlon (25 sal.), Jardiland (25 sal.); transports Gallego (20 sal.). Champniers avait 4 500 hab. en 1831 et sa population a diminué ensuite, jusqu’à 2 300 en 1931; elle était encore à ce niveau en 1954 puis a entamé une croissance continue; elle a augmenté de 300 hab. entre 1999 et 2008.


Saint-Yrieix-sur-Charente

7 300 hab. (Arétiens) dont 290 à part, 1 465 ha dont 213 de bois, commune du département de la Charente dans le canton de Gond-Pontouvre, en banlieue NNO d’Angoulême et sur la rive droite de la Charente; la commune occupe la plus grande partie du lobe de méandre de la Charente du nord d’Angoulême, face au confluent de la Touvre. Elle est traversée par la déviation de la N 10 qui sert de rocade à la préfecture, ainsi que par les routes vers Cognac (N 141) et La Rochelle par Saint-Jean-d’Angély (D 939). Une grande base de loisirs profite d’une ancienne gravière de 25 ha dans la plaine de la Charente; maison de retraite Themis les Lis (30 sal.).

La ville, dotée d’un lycée privé, est surtout d’habitat résidentiel, mais a reçu quelques ateliers dont les articles de papeterie de l’IPC (Industrie papetière charentaise, 75 sal., groupe Hamelin) et plusieurs entreprises de bâtiment dont les peintures Chapuzet (30 sal.), les installations Hervé Thermique (30 sal.), la plomberie Allard (40 sal.), les réseaux Sogea (65 sal.) et les travaux publics Eurovia (95 sal.); un supermarché Carrefour (20 sal.); négoce de fruits et légumes (Esnault, 30 sal.), transports Bréger (110 sal.) et TRC (25 sal.). Le nom a été précisé et allongé en 1922; la commune a eu 1 500 hab. vers 1900, 3 000 en 1960, et a continué à croître; elle a gagné 700 hab. entre 1999 et 2008), à moins que le recensement de 1999, qui donnait 60 hab. de moins qu’en 1990, n’ait été sous-estimé.