Canton de Saint-Porchaire

Saint-Porchaire

1 640 hab. (Saint-Porcherois), 1 740 ha dont 275 de bois, chef-lieu de canton de la Charente-Maritime dans l'arrondissement de Saintes, 16 km au NO de Saintes sur la N 137. C'est un village-centre assez bien équipé, avec un collège public; métallerie Bouquet (35 sal.). À 1 500 m au nord du bourg dans les marais du Bruant, que ce ruisseau de 9 km draine tant bien que mal vers la Charente, le château de la Roche-Courbon a été édifié en 1475, agrandi au 17e s., remanié au 18e. À l'abandon, il fut repris en 1920 à la suite d'un appel de Pierre Loti et rénové, mais sa situation dans le marais rend son entretien difficile; il possède une grande façade à deux tours rondes, des pièces d'eau et de beaux jardins à la française, un petit musée de préhistoire. La population communale augmente lentement depuis le minimum de 1931, à 930 hab.; elle s'est accrue de 280 hab. entre 1999 et 2008 Le village est le siège de la communauté de communes de Charente-Arnoult-Cœur-de-Saintonge, qui réunit 16 communes et 14 100 hab.

Le canton a 13 400 hab. (11 400 en 1999), 15 communes, 23 554 ha dont 3 683 de bois; il est bordé au nord par le cours de la Charente et traversé par celui de son affluent l’Arnoult; sa population augmente un peu depuis 1975. Pont-l’Abbé-d’Arnoult a plus de 2 000 hab. Geay (670 Gexois, 1 590 ha), 6 km NNE du chef-lieu sur le rebord d’une terrasse de la Charente, se signale par sa haute église, issue d’un prieuré lié à un hôtel des templiers; elle a gagné 90 hab. de 1999 à 2008.

Sur la N 137 à 6 km de Saint-Porchaire, Beurlay (1 000 770 Beurlaisiens, 971 ha dont 243 de bois) s'est accrue de 230 hab. (+30%) depuis 1999; elle a une menuiserie Raymond Bernard (25 sal.), et un nom apparemment très assorti aux spécialités locales: deux de ses anciennes fabriques, une laiterie et une biscuiterie, sont devenues des monuments classés; reste un atelier de biscuiterie et pâtisserie industrielle (Beurlay, 30 sal.); bien entendu, le nom vient d’un patronyme gaulois en Burius ou Burelius…

À Trizay (1 310 Trizayens, 1 413 ha), 5 km au NO de Beurlay, restes d’une abbaye, avec des peintures murales du 15e s.; base de loisirs avec plan d’eau de 5 ha dans l’ancienne carrière du Bois Fleuri, maison de retraite Les Tilleuls (25 sal.); la commune a 170 hab. de plus qu'en 1999. Au sud-ouest du canton à 12 km de Saint-Porchaire, Sainte-Gemme (1 300 Sainte-Gemmois, 4 091 ha dont 469 de bois) touche à l’extrémité des anciens marais de Brouage, où subsiste le lac de Cadeuil, aménagé et doté d’une base de loisirs; centre d’aide par le travail agricole de Magné (120 sal.). La commune a gagné 390 hab. depuis 1999 (+43%).

À l’autre extrémité du canton, traversée par les autoroutes A 10 (Aquitaine) et A 837 (des Estuaires), et longée par la Charente, Crazannes (450 Crazannais, 481 ha), 8 km à l’ENE de Saint-Porchaire, fut réputée pour ses carrières de pierre calcaire à grain très fin, dont l’histoire est rappelée dans une Maison de la Pierre de Crazannes; mais l’extraction s’st achevée en 1955; château du 15e et du 18e s. avec donjon, porte flamboyante et boiseries.

À côté, à 2 km en amont, Port-d’Envaux (1 080 Port-d’Envallois, 2 255 ha dont 732 de bois) fut un actif port de batellerie sur la Charente et conserve un alignement de belles façades sur le quai. Au nord, se voit le château de Panloy (ou Panloie), de 1773 avec un beau parc et une fuie de 2 500 boulins qui date du 17e siècle. Au sud, s’offrent la belle place du village de Saint-Saturnin-de-Séchaud (ancien nom de la commune), le château de Mouillepied du 15e et du 18e s., rénové et garni de jardins en terrasses par un intendant de la Royale et actuellement hôtellerie, et le bois de la Vallée; grottes et tumuli; menuiserie Maurice (30 sal.), nettoyage ASN (20 sal.). La commune a 70 hab. de plus qu'en 1999.


Pont-l'Abbé-d'Arnoult

2 030 hab. (Pontilabiens) dont 270 à part, 1 241 ha, commune de la Charente-Maritime dans le canton de Saint-Porchaire, 8 km à l'ouest du chef-lieu dans la vallée de l'Arnoult canalisé. Elle conserve un ancien prieuré bénédictin du 11e s. dont le portail roman est très sculpté; collège et lycée catholiques, maison familiale rurale; quelques très petites entreprises de meubles, matériel agricole (Brissonneau, 20 sal.), travaux publics. La population communale augmente depuis un creux en 1962 (1 230 hab.); elle avait atteint 1 400 hab. au 19e s. Le nom était simplement Pont-l'Abbé avant 1962.