Canton de Lapleau

Lapleau

400 hab., 1 776 ha dont 981 de bois, chef-lieu de canton du département de la Corrèze dans l’arrondissement de Tulle, 42 km à l’est de la préfecture et 20 km au SE d’Égletons, sur le plateau dominant les gorges de la Luzège, à 534 m. Au confluent de la Luzège et du Vianon, au nord du village, le barrage de la Luzège a 40 m de haut; à la pointe sud de la commune, le viaduc des Roches Noires a été construit par Gisclard, à 92 m au-dessus de la rivière, pour le petit train de Tulle à Neuvic, depuis longtemps disparu; travaux publics Marut (25 sal.). Au bourg, château de Rouby, de 1663. Lapleau avait plus de 1 000 hab. dans les années 1880 et le nombre de ses habitants a décliné jusqu’en 1982 avant de se stabiliser, puis a encore baissé de 130 hab. entre 1999 et 2008. Le village est le siège de la communauté de communes de Ventadour (17 communes, 9 800 hab.), qui inclut Égletons.

Le canton a 1 600 hab. (1 800 en 1999), 8 communes, 18 611 ha dont 10 405 de bois. Il est borné au sud par les gorges de la Dordogne, et ainsi limitrophe du département du Cantal. La commune de Soursac (510 Soursacois, 4 280 ha dont 2 160 de bois) occupe tout le sud-est du canton, entre Luzège et Dordogne à 540 m, de part et d’autre du profond ravin du Pont-Aubert, à la tête duquel a été aménagé un petit lac près du village, qui est à 3 km SE de Lapleau à vol d’oiseau, 9 km par la route. La commune avait 2 400 hab. en 1881, 1 000 en 1954; elle est classée «station verte de vacances» et offre deux campings (140 places) et 210 résidences secondaires sur 500 logements. Sur la Dordogne a été édifié de 1935 à 1946 le grand barrage de l’Aigle, de 84 m de haut et 289 m de long, qui retient un lac de 750 ha et 25 km de long remontant presque jusqu’au barrage de Marèges, et contenant 220 Mm3; la centrale a une puissance de 360 MW et produit annuellement 500 GWh.

Un puissant poste d’interconnexion a été installé au-dessus du barrage, au hameau du Breuil. Le barrage sert de pont à une route qui mène à Mauriac. En aval, le cours de la Dordogne est presque immédiatement élargi par la partie amont du lac de retenue de Chastang. Au bord, le village de Spontour est également dans la commune de Soursac, qui atteint en aval le confluent de la Luzège et de la Dordogne, dans un site superbe mais peu accessible. La position insolite de Spontour s’explique par son ancien rôle de port de fabrication et de lancement des gabarres qui descendaient la Dordogne; des promenades en gabarre y sont proposées, mais c’est sur les eaux calmes du lac; une abbaye cistercienne s’était établie dans les parages.

Saint-Pantaléon-de-Lapleau (70 hab., 846 ha dont 394 de bois) est au nord-est du canton, son village à 6 km au nord de Soursac, avec une église classée du 14e s.; au sud-ouest, le hameau de Vieille-Église et son église ruinée se perchent sur versant raide des. des gorges de la Luzège en aval du barrage. Saint-Hilaire-Foissac (220 hab., 3 692 ha dont 2 360 de bois) tient le nord-ouest du canton, son village à 6 km de Lapleau, doté d'une église inscrite des 12e et 14e s., son finage bordé à l'est par la gorge de la Luzège au fond de laquelle scintille l'étroit plan d'eau du barrage de la Luzège à Lapleau. Lafage-sur-Sombre (120 Fageous, 1 894 ha dont 766 de bois), simplement Lafage jusqu'en 1919, est sur le plateau 11 km à l'ouest de Lapleau; une queue vers le nord-ouest atteint au pied du hameau de Chabanier le lac de barrage de la Valette.

Le sud-ouest du canton relève de la commune de Saint-Merd-de-Lapleau (130 hab., 2 450 ha dont 1 635 de bois), dont le village est à 13 km OSO de Lapleau, à 570 m. De Saint-Merd, une route mène à Spontour et à Mauriac, une autre traverse la Dordogne et le lac de Chastang au prix de multiples lacets et va vers le sud à Saint-Privat. Au sud, la commune donne sur les gorges de la Dordogne et le miroir du lac de barrage de Chastang. Laval-sur-Luzège (90 hab., 1 694 ha dont 1 013 de bois) est à l'est, son village dans la vallée encaissée de l'affluent de droite de la Dordogne, jusqu'auquel remonte un diverticule du barrage de Chastang, et plusieurs hameaux sur le plateau, dont le Plateau du Gay sur la D 978; «sur Luzège» est de 1919.