Canton de Grancey-le-Château-Neuvelle

Grancey-le-Château-Neuvelle

270 hab., 2 755 ha dont 1 249 de bois, chef-lieu de canton de la Côte-d'Or dans l'arrondissement de Dijon, 48 km au nord de la préfecture (25 km au NO d'Is-sur-Tille), dans la vallée de la Tille; château classé des 13e et 18e s., porte de ville; foires et salons Ana Cua (30 sal.). La commune résulte d’une fusion de 1972 entre Grancey-le-Château, appelée auparavant Grancey-en-Montagne, et Neuville-lès-Grancey, 3 km au NO. La population, qui avait dépassé 700 hab. en 1851, a décliné jusque vers 1960 et oscille depuis au même étiage.

Le canton a 1 100 hab., 10 communes et 17 003 ha dont 7 714 de bois; il est limitrophe de la Haute-Marne et s'étend du NE au SO sur le plateau de Langres, versant sud. Le relief est creusé par quatre vallées encaissées qui se groupent au sud-est pour former la Tille et dont chacune porte le nom de Tille avec une indication de village. Cussey-les-Forges (140 hab., 2 332 ha dont 1 590 de bois), 6 km au SE du chef-lieu, n'a plus de forges mais a conservé de vastes forêts; le nom est ancien et la commune avait 450 hab. en 1820.

Tout au SO, dans la commune de Salives (280 hab., 4 785 ha dont 1 905 de bois), 40 km au NNO de Dijon, se cache en forêt le principal centre français de fabrication d'armes atomiques, qui porte le nom de l'ancienne abbaye voisine de Valduc et emploie 1 200 personnes, non recensées sur place: «un maillon essentiel de la mission de défense nationale consistant à garantir notre force de dissuasion» (http://www-dam.cea.fr). Ce centre, auquel ont été récemment transférées les installations de Bruyères-le-Châtel (Essonne), a été créé en 1957 dans une propriété forestière de 588 ha acquise par le CEA (Commissariat à l'Énergie atomique), agrandie ensuite à 750 ha et dont il utilise directement180 ha. Il a disposé de plusieurs réacteurs et peut même en cas de nécessité fournir de l'électricité au réseau; il a une forte activité de recherche, de montage, démontage et entretien de têtes nucléaires, et de considérables problèmes de déchets, notamment au tritium.

Mais rassurons-nous: «Le centre de Valduc met les préoccupations environnementales au cœur de ses activités. Il a notamment mis en place un système de management environnemental» (Ibid.). Un golf a été aménagé dans la commune, loin de toute ville et visiblement à l'usage des travailleurs du centre. Ceux-ci ne résident pas sur place mais viennent tous les jours en bus d'Is-sur-Tille (24 km) et de Dijon (45 km). Le village de Salives a des ruines du 13e s. et des remparts du 15e ; la commune a eu plus de 700 hab. avant 1850 et sa population a décru jusqu'en 1990 (180 hab. sdc), remontant depuis (+50 hab. de 1999 à 2008), sans jamais compter de population «à part» ni porter trace de la présence d’un chantier ni du Centre; celui-ci n'a figuré que tardivement et discrètement sur la plupart des cartes IGN et avec la seule mention Valduc,alors même qu'il figurait sur la carte Michelin…