Canton de Saulieu

Saulieu

2 700 hab. (Sédélociens), 3 203 ha dont 1 000 de bois, chef-lieu de canton de la Côte-d’Or dans l’arrondissement de Montbard, 48 km au sud de celle-ci. Saulieu est un célèbre et ancien relais sur la route de Paris à Lyon, la Nationale 6, qui a repris l’ancien tracé de la via Agrippa. Il en a en partie tiré sa réputation hôtelière et gastronomique, illustrée au plus haut niveau par André Dumaine puis Bernard Loiseau (tragiquement disparu en 2003), dont le restaurant emploie 55 personnes et a pu conserver ses trois étoiles Michelin sous la conduite de P. Bertron. C’est pour le reste un centre de services, qui n’a que de petits ateliers, et une «station verte de vacances» en association avec Précy-sous-Thil; collège public, centre hospitalier (68 lits), lycée professionnel agricole privé. La maroquinerie Thomas emploie 150 salariés; garages et supermarché Atac de 40 sal., maçonerie Deblangey (25 sal.).

La bourgade a une église basilique du 12e s. réputée pour ses chapiteaux, une tour d’Auxois et un musée en partie consacré aux sculptures animalières de François Pompon, né à Saulieu en 1855 et mort en 1933. Sa population a assez peu varié dans le temps, mais un peu baissé depuis les 3 900 hab. de 1881 ou les 3 300 de 1968., et a encore perdu 300 hab. après 1999. Elle est le siège de la communauté de communes de Saulieu, qui groupe 5 100 hab. dans 10 communes.

Le canton a 6 000 hab., 14 communes, 28 831 ha dont 9 931 de bois; limitrophe des départements de l’Yonne et de la Nièvre, il est presque entièrement dans le Parc du Morvan, et très boisé; on y élève des bovins et l’on y coupe de nombreux sapins de Noël. Quantité d’étangs se dispersent sur le massif ancien parmi les bois, notamment autour de Champeau-en-Morvan (250 hab., 3 395 ha dont 1 553 de bois), 6 km à l’ouest de Saulieu, où le massif monte à 680 m, point culminant du département, au-dessus du hameau de Mortabon. Au sud-est du canton, Thoisy-la-Berchère (310 hab., 3 474 ha dont 1 016 de bois) est dans la dépression de l’Auxois mais possède à l’ouest, sur les premiers reliefs du Morvan, une forêt étendue, que traverse le TGV; le village s’orne d’un beau château du 15e s., rénové aux 17e et 19e s., et la population a gagné 50 hab. de 1999 à 2008.

Au nord du canton, La Roche-en-Brenil (940 hab., 5 085 ha dont 1 755 de bois) et Rouvray (650 hab., 948 ha), respectivement à 13 et 21 km NNO de Saulieu, ont bénéficié de la N 6 et de la voie ferrée. La première, de grande étendue, abonde en bois, étangs avec cascades et amas de rochers granitiques qui sont autant de «pierres à légendes» comme la Pierre Pelot, le Poron Meurger et cette Boefnie ou Beuffnie dont le curieux nom est relatif à une méchante fée voleuse d’âmes égarées; elle a aussi un château de Montalembert (16e au 18e s.); transports Seguin (20 sal.); la société Volcan Energy y installe une centrale de 6 MW fonctionnant sur des résidus forestiers et végétaux, qui fournira de l’eau chaude à un réseau municipal, plus de l’électricité. Rouvray, de bien moindre taille mais qui a gagné 60 hab. de 1999 à 2008 (contre 30 pour La Roche), est un peu moins engagée dans le massif du Morvan; elle abrite une une usine de plastiques pour automobiles Ergom, passée à Fiat en 2007 et en difficulté après sa reprise par MGM (Limoges), réduite à 100 sal. en 2010; petit mais joli étang de la Vannoise. Sincey-lès-Rouvray (120 hab., 873 ha dont 329 de bois), 2 km à l’est de Rouvray, a exploité une mine d’anthracite entre 1835 et 1937; on y voit encore ses bâtiments, ainsi que ceux de la gare de Rouvray, de 1882 et classée pour son architecture caractéristique.