Canton d'Étables-sur-Mer

Étables-sur-Mer

3 000 hab. (Tagarins ou Établais), 938 ha, chef-lieu de canton des Côtes-d’Armor, dans l’arrondissement de Saint-Brieuc, 17 km au nord de la préfecture. Le nom n’a pas de rapport avec l’élevage mais vient de stabulum, qui désignait une hôtellerie, un gîte (Staol en breton). Le bourg domine la côte ouest de la baie de Saint-Brieuc et il est devenu station balnéaire dès 1897. Fleuri, il propose plages, club de voile, et le petit port Pors Es-leu avec une représentation du système solaire.

La commune contient 640 résidences secondaires (31% des logements), deux campings (230 places) et plusieurs zones d’activité avec quelques petites entreprises (plastiques Pariès, 20 sal.), supermarché Carrefour (50 sal.), entreposage Jacadi (50 sal.), gardiennage Delta (40 sal.). La population a un peu augmenté depuis un creux au-dessous de 2 000 hab. dans les années 1960, et a gagné 400 hab. de 1999 à 2008. Étables est le siège de la communauté de communes du Sud Goëlo, qui correspond au canton.

Le canton a 13 700 hab. (12 000 en 1999), 6 communes, 5 891 ha dont 656 de bois; l’agriculture s’est fait une spécialité des artichauts. Il compte les communes littorales de Binic au sud et Saint-Quay-Portrieux au nord, prolongée par Tréveneuc (790 Tréveneucois, 665 ha), où sont les Viviers de Saint-Marc (20 sal.) et dont la population s'est accrue de 190 hab., presque un tiers, entre 1999 et 2008. Vers l’intérieur sont Plourhan et Lantic (1 460 Lanticais, 1 581 ha dont 431 de bois), qui contient le grand bois de la Salle et le golf des Ajoncs d’or, et la belle chapelle ducale de la Cour (15e s.) au village de Notre-Dame-de-la-Cour; la population de Lantic s'est accrue de 320 hab. (+28%) entre 1999 et 2008.


Binic

3 600 hab. (Binicais ou Binicats), 590 ha, commune des Côtes-d'Armor dans le canton d'Étables-sur-Mer, au sud de celle-ci et à 14 km au nord de Saint-Brieuc, sur la côte occidentale de la baie de Saint-Brieuc, au débouché du petit fleuve l'Ic; le nom était Pen Ic, la pointe de l'Ic (Binig en breton). La commune a été détachée de celle d'Étables en 1821 et a eu un très actif port de terre-neuvas, qui compta jusqu'à 150 navires et 1 800 marins au milieu du 19e s., avant de s'orienter vers l'Islande; une fête de la morue est célébrée en mai. La pêche se limite à peu près aujourd'hui aux coquilles saint-jacques, vendues à la criée de Saint-Quay.

La commune a un charpentier (Raux-Gicquel, 35 sal.), des ateliers de viandes Binic-Gastronomie (20 sal.) et de poissons Le Grand Lejon (25 sal.), un supermarché U (100 sal.). Quoique parfois dénommée la «cité des embruns», Binic s’est tournée vers le tourisme: port de plaisance de 630 places dont 460 à ponton, base nautique départementale, clubs de voile et de kayak de mer; musée des arts et traditions et centre culturel l’Estran. Sa population croît depuis les 2 100 hab. de 1962 et a gagné 400 hab. de 1999 à 2008. La commune a 820 résidences secondaires (31% de slogements), 330 places de camping (trosi terrains).


Plourhan

2 000 hab. (Plourhannais), 1 724 ha, commune des Côtes-d'Armor dans le canton d'Étables-sur-Mer, 3 km à l'ouest du chef-lieu; elle a gagné 400 hab. de 1999 à 2008. Son territoire est voisin de Saint-Quay-Portrieux au nord-est. La commune a une trentaine d'exploitations agricoles sur 1 400 ha, à peu près entièrement en labours, avec 1 200 bovins.


Saint-Quay-Portrieux

3 300 hab. (Quinocéens) dont 320 à part, 387 ha, commune des Côtes-d'Armor dans le canton d'Étables-sur-Mer, juste au nord du chef-lieu sur la côte occidentale de la baie de Saint-Brieuc. C'est le port le plus actif de ce littoral, disposant de nouvelles installations en eau profonde depuis 1990, et d'une criée qu'approvisionnent tous les autres ports de la côte; les prises annuelles sont de l'ordre de 8 000 t, dont 1 500 de coquilles saint-jacques; le port enregistre 80 bateaux côtiers et 10 hauturiers; mareyage et produits de la mer Celtarmor (groupe Le Graët, 30 sal.). En outre, le petit port de Portrieux, juste au sud, qui n'a nul rapport avec le fleuve Trieux, est équipé pour la plaisance, devenue très active.

Saint-Quay est en effet une station balnéaire depuis 1845, et dispose d'un casino (78e de France, 10,6 M€) et d'une piscine d'eau de mer, et a récemment aménagé un nouveau quartier balnéaire. La commune totalise plus de 1 700 résidences secondaites (presque la moitié des logements) et a un camping (180 places), 3 hôtels (50 chambres). La ville a aussi une maison pour enfants handicapés (Kerbeaurieux, 60 sal.), des collèges et lycées publics et privés, une maison de retraite (55 sal.); blanchisserie RLD (65 sal.). Le territoire communal, petit, est à peu près entièrement urbanisé; au large, les roches de Saint-Quay multiplient îlots et écueils sur 6 km vers le large et 5 de front. La population communale a augmenté légèrement depuis 1982 (3 000 hab.), mais a reperdu 130 hab. entre 1999 et 2008; elle avait atteint 3 400 hab. dans les années 1950 (3 100 en 1900).