Canton de Plestin-les-Grèves

Plestin-les-Grèves

3 800 hab. (Plestinais) dont 210 à part, 3 452 ha dont 374 de bois, chef-lieu de canton des Côtes-d'Armor dans l'arrondissement de Lannion, à mi-chemin (18 km) de Lannion et de Morlaix. Le bourg est proche de la côte, qui avance dans la baie de Lannion entre Locquirec et la grève de Saint-Michel, formant la pointe de l'Armorique. La commune est limitée à l'ouest par la petite vallée encaissée du Douron, à l'est par celle du Yar, et occupe la moitié occidentale de la Grève, que domine le Grand Rocher à 82 m.

Le petit port de Saint-Efflam a été doublé d'une station balnéaire dans les années 1930; parmi les autres attraits, une fontaine dite miraculeuse, du 16e s., sur la côte; des restes d'une villa et de thermes gallo-romains du Hogolo; le manoir de Kergal et le château de Lesmaës (15e s., refaits aux 19e-20e s.). La commune a un collège public et un privé, un supermarché U (80 sal.). Les 680 résidences secondaires forment 27% du parc de logements; 5 campings offrent 400 places, un petit hôtel. Le nom était simplement Plestin avant 1884, dérivé d’un saint du nom de Gestin, la population communale progresse depuis 1968 (2 900 hab.) et a gagné 200 hab. de 1999 à 2008; mais elle avait atteint 4 600 hab. en 1820 et en conservait 4 000 autour de 1900.

Le canton, limitrophe du Finistère et qui relève encore de la Ceinture Dorée légumière, a 10 000 hab. (9 100 en 1999), 9 communes, 14 554 ha dont 1 824 de bois; il occupe le littoral de la baie de Lannion entre les estuaires du Douron et du Léguer. Saint-Michel-en-Grève (500 Michelois, 469 ha), en breton Lokmikael an Traezh, est un petit port au bord de la vaste Lieue de Grève, plage de 600 ha largement découverte à marée basse, qui occupe le fond de la baie et qui fut un haut lieu d'échouage et la source de multiples légendes. Ses dimensions ont beaucoup varié durant le 19e et le 20e s. et son sable fut exploité comme amendement jusqu'en 1996; on y organise des courses de chars à voile; mais la baie et l'estran sont envahis depuis les années 1970 par les algues vertes, plutôt nauséabondes. Saint-Michel a une Maison de l'artisanat et ses abords cultivent l'oignon, introduit depuis le Léon; 170 résidences secondaires (39% du parc), mais ni camping ni hôtel; la population s'est accrue de 90 hab. entre 1999 et 2008.

Au nord de Saint-Michel se trouve la commune pittoresque de Trédrez-Locquémeau (1 460 Trédréziens, 1 065 ha), avec le petit port de pêche de Locquémeau à l'abri de la pointe de Séharr; le nom de Locquémeau n'a été rajouté à celui de Trédrez qu'en 1997. L'estuare du Léguer fixe sa limite nord, hérissée par la pointe du Dourven; au-delà, commence la côte de Granit rose; l'église de Locquémeau et celle du bourg, du 16e s., sont classées; dolmen de Roscouc'h près de Locquémeau, manoir de Coat-Trédrez (16e s.) à l'est. La commune a gagné 160 hab. entre 1999 et 2008; 360 résidences secondaires (un tiers des logements), 2 campings (250 places).

Dans l'intérieur, au SE à 10 km de Plestin, Lanvellec (550 Lanvellecois, 1 892 ha) a sur son territoire le château de Rosanbo (15e et 17e s.), restauré, riche de beaux jardins et d'une bibliothèque, et organise en octobre un festival de musique. Au sud-ouest, Trémel (410 hab., 1 193 ha dont 282 de bois) 8 km au sud du chef-lieu, a une église classée (15e s.) et s'orne au sud-ouest du château de Kermerzit (15e s.); manoir de Trébriant au nord-ouest. La côte est parfois nommée «côte des Bruyères». Le canton inclut à l'est Ploumilliau.


Ploumilliau

2 600 hab. (Milliautais), 3 469 ha dont 278 de bois, commune des Côtes-d’Armor dans le canton de Plestin-les-Grèves, 11 km ENE du chef-lieu à 9 km au SO de Lannion. Le nom vient de saint Méliau; la population augmente depuis 1968 (1 700 hab.) et s'est accrue de 400 hab. entre 1999 et 2008, mais avait auparavant beaucoup diminué (3 600 hab. en 1876, 2 900 en 1911). Le finage touche à l’ouest à la grève de Saint-Michel juste au nord du village, et au nord à la ria du Léguer, entourant ainsi complètement le territoire de Trédrez-Locquémeau; bel enclos paroissial de Keraudy (16e s.) à l’extrême sud. La principale entreprise est Novatech (composants électronique, 50 sal.).