Canton de Beaumont

Beaumont-du-Périgord

1 200 hab. (Beaumontois), 2 418 ha dont 702 de bois, chef-lieu de canton de la Dordogne dans l’arrondissement de Bergerac, en Périgord pourpre au sud de Lalinde, en limite occidentale du pays au bois de Belvès, sur la route de Bergerac à Cahors. Le nom était simplement Beaumont jusqu'en 2001. C’est une bastide anglaise de 1272, avec des restes de remparts et passages couverts, alignée sur trois rues parallèles nord-sud, qui figure dans la liste des «villages de charme» et conserve des maisons à couverts sur la place des Cornières, et une église fortifiée des 13e-14e s. très trapue, à deux tours carrées; un collège public, un atelier de confection féminine (JJM, 20 sal.), maçonnerie Moron (20 sal.). Dans la commune, 4 km au NO du bourg, se dresse le château fort tardif de Bannes (vers 1500) à hautes tours, sur une butte dominant la Couze, rive gauche. Beaumont avait près de 2 000 hab. vers 1850, moins de 900 dans les années 1950, et sa population est assez stable depuis 1980. Le finage est bordé à l'est par la vallée encaissée de la Couze, qui coule vers la Dordogne au nord, et s'avance en pointe au sud-ouest.

Le canton, limitrophe du Lot-et-Garonne au sud-ouest, et qui n’atteint pas la Dordogne au nord, a 3 600 hab. (12 communes, 17 865 ha dont 5 351 de bois). Il s'étend sur un plateau boisé aux vallées encaissées et à l'habitat passablement dispersé, où se voient de nombreuses maisons à empilage de poutres. Sa partie nord-orientale relève du pays au bois de Belvès (forêt de la Bessède). Parmi les attraits touristiques, figurent la vallée encaissée de la Couze, axe du canton, et trois communes réputées pour leurs attraits touristiques. Saint-Avit-Sénieur (460 Saint-Avitois, 2 340 ha dont 817 de bois) a un village classé, 6 km à l’est de Beaumont, sur un promontoire entre deux vallons, avec un musée géologique et une ancienne abbaye, et un gisement historique (Combe Capelle); la commune a eu jadis plus de 1 200 hab. et s'est dépeuplée jusqu'en 1982; elle a toutefois gagné 50 hab. de 1999 à 2008.

Sainte-Croix (94 hab., 1 287 ha dont 607 de bois), à 8 km SE du chef-lieu, a un château du 18e s. et un prieuré du 14e s. classés, mais est dépourvue de village; le hameau de Barjou est le seul noyau d'habitation, au sud; la commune a eu jadis plus de 600 hab.; elle est descendue à son niveau actuel dès 1975. Montferrand-du-Périgord (170 hab., 1 310 ha dont 561 de bois, donjon), à 10 km ESE de Beaumont au-dessus de la rive gauche de la Couze, a des ruines d'un château du 12e s. et une église du 11e à clocher carré, de nombreuses maisons du 16e s., une halle couverte; nommée Montferrand tout court avant 1894, elle a eu 780 hab. en 1806, 450 vers 1900, sans cesser de diminuer depuis.

Au nord du chef-lieu, Bayac (380 hab., 1 023 ha dont 473 de bois) est un village au bord de la Couze, le seul de tout le canton à être en fond de vallée; mais son finage s'étend des deux côtés de la rivière sur le plateau boisé; château du 14e s. (colonie de vacances); travaux publics ETR (30 sal.). C'est à Bayac qu'a été découvert le gisement préhistorique de la Gravette, dont le nom est désormais employé pour désigner une phase majeure de la culture du paléolithique supérieur (entre -29 000 et -22 000 ans), le Gravettien, riche en micro-outillage (pointes et lames de silex), gravures sur os et quelques statuettes de Vénus comme celle de Brassempouy dans les Landes. Sa population a varié entre un maximum de 710 hab. en 1866 et un minimum de 300 en 1962.

Monsac (190 hab., 1 074 ha dont 350 de bois) est sur un versant d'une autre vallée, celle du Couezau, à 6 km à l'ouest du chef-lieu; quelques maisons anciennes, château du 16e s. et motte féodale. Naussannes (220 hab., 1 482 ha dont 532 de bois) est à 4 km au sud-ouest de Beaumont, Nojals-et-Clotte (200 hab., 1 380 ha dont 232 de bois) à 6 km au sud et contient l'allée couverte de Blanc, mais le hameau de Blanc est à la pointe méridionale du finage de Beaumont. Clotte, réunie à Naujal en 1825, est au sud-est, proche d'un ancien moulin à vent sur une butte.

L'angle sud-ouest du canton est tenu par Sainte-Sabine-Born (390 Saint-Sabinois, 2 397 ha), commune résultant d'une fusion de 1973. Le village de Sainte-Sabine est au sud-est du finage, appuyé au nord par le gros hameau de Larocal; celui de Born des Champs, dont la commune avait une centaine d'habitants au moment de la fusion, subsiste difficilement au sud-ouest; dolmen de Pincanelle près de Larocal, motte féodale. Rampieux (150 Rampieusois, 1 182 ha dont 219 de bois) est à 8 km SSE de Beaumont et conserve le dolmen de Peyrelevade au nord-est; le village est minuscule, mais les hameaux du Mayne del Rey et des Mérulies, au sud-est, sont plus étoffés. Rampieux a eu plus de 500 hab. avant 1850; sa population est stable depuis 1965 environ. Labouquerie (200 Labouquerrois, 1 076 ha dont 385 de bois), 4 km au SE du chef-lieu, n'a pratiquement pas de centre mais quelques hameaux dispersés, dont Petit Brassac au sud sur la route principale (D 660), et Brassac à l'est, plus étriqué. Une communauté de communes du pays Beaumontois groupe tout le canton plus une commune (13 communes, 3 900 hab.) et siège à Beaumont.