Canton de Saint-Astier

Saint-Astier (Dordogne)

5 600 hab. (Astériens) dont 180 à part, 3 425 ha dont 990 de bois, chef-lieu de canton dans l’arrondissement de Périgueux, à 18 km au SO de la ville, sur l’Isle (Dordogne). La population de la ville a augmenté depuis les 3 000 hab. des années 1930 et les 4 000 (sdc) de 1975, et les emplois sont diversifiés; néanmoins, elle a perdu quelques dizaines d'habitants entre 1999 et 2008. La ville est sur la rive droite de la rivière au pied de fortes collines de rive concave d'un méandre de l'Isle, qui portent le camp militaire et l'école de gendarmerie. Ces collines dessinent un arc vers l'ouest, où se perche le château de Puy-Ferrat (féodal à tours rondes, 15e-17e s.).

Le finage est étendu au nord, où plusieurs hameaux se perchent sur les crêtes, et au sud-ouest dans la plaine de rive droite de l'Isle. Le méandre est coupé par deux barrages et son lobe recoupé par un court canal à écluses, près duquel est le château Labatut. La commune a une grande extension sur la plaine de rive gauche à l'est de la ville, où la Borie, les Giroux, Jevan et le Roudier se partagent habitat et entreprises de part et d'autre de la voie ferrée. L'autoroute A 89 et l'ancienne N 89 courent au pied du versant de rive gauche (échangeur); la limite communale passe au sommet de ce versant et, au droit de la ville, le finage s'avance assez loin sur les collines méridionales autour de la vallée encaissée du ruisseau de Pavie.

La ville a quelques fabriques: fromagerie Picandine (80 sal.), chaux et ciments Cesa (35 sal.), chaudronnerie Ferinal (25 sal.), plastiques, chaussures — mais Aster a fermé en 2002, ne laissant qu’un magasin et se recentrant sur Saint-Germain-du-Salembre. S’y ajoutent un périmètre militaire, avec un établissement du matériel (stockage) du 11e BSMAT; et un ensemble de services, dont un centre de rééducation et clinique privée, un hôpital local (10 lits), un collège public avec section d’enseignement adapté; travaux publics du groupe Colas (70 sal.), fabrique de chaux (30 sal.); supermarché Leclerc (75 sal.). Saint-Astier est le siège de la communauté de communes Astérienne Isle et Vern (9 communes, 12 200 hab.).

Le canton a 18 800 hab. (16 700 en 1999) pour 12 communes et 22 760 ha (9 038 de bois); il est traversé par la vallée de l’Isle et touche à l’est à la banlieue de Périgueux à Razac-sur-l’Isle; Saint-Léon-sur-l'Isle est à l'autre extrémité. L’urbanisation y est quasi continue de Neuvic à Périgueux. Si le chef-lieu a perdu des habitants après 1999, c'est l'inverse pour la quasi-totalité des autres communes, qui en ont même parfois gagné dans des proportions élevées. La partie septentrionale du canton est dans la Double, le sud dans les collines drainées par le Vern.

Annesse-et-Beaulieu (1 500 Annessois, 1 212 ha dont 583 de bois) est l'autre principale commune de plaine, 8 km ENE du chef-lieu dans la vallée de l’Isle face à Razac. Elle comprend plusieurs noyaux, qui avaient été réunis dès les années 1790. Annesse est un hameau en aval, sur la rive droite de l'Isle, au pied d'un talus qui porte un ensemble médical avec une clinique et un institut de rééducation de 96 lits (120 sal.); au sud s'étend un large lobe de méandre, recoupé à la hauteur du hameau par un canal avec centrale électrique. Gravelle est en amont, sur un lambeau de terrasse de rive droite; suivent en amont dans la plaine le petit hameau de Langlade et celui de Siorac, dominé par un château; de nombreux pavillons se sont disséminés dans les intervalles. Sur le relief, qui s'accidente vers le nord-est, ont pris place le hameau des Fieux, et tout à l'est un petit groupe avec le hameau de Chignac, l'ancien site de Beaulieu qui conserve église et cimetière; une butte avec des traces d'ancien camp, une grotte, un collège et un château sur la rive. La commune accueille une fabrique de vêtements de cuir (Vallereuil, 40 sal.), une maison de retraite (le Verger des Balans, 35 sal.), un collège public; elle connaît une sensible croissance depuis les 530 hab. de 1962, et a gagné 200 hab. après 1999.

Léguillac-de-l'Auche (870 hab., 1 431 ha dont 393 de bois) est juste au nord-est du chef-lieu dans les collines; gros élevages au château de la Faye au nord-est; quelques ensembles de pavillons sont apparus à l'est et au sud près d'Annesse: la commune, qui n'avait que 380 hab. en 1975, a encore gagné 230 hab. de 1999 à 2008. Mensignac (1 400 hab., 2 608 ha dont 958 de bois) est un gros village sur la D 110 à 14 km ENE de Périgueux et autant au NE de Saint-Astier, entouré de nombreux hameaux et de vergers; la commune a gagné 260 hab. de 1999 à 2008.

Tout au NE à 8 km NO de Périgueux, La Chapelle-Gonaguet (1 100 hab., 1 907 ha dont 1 300 de bois) occupe une large clairière dans les bois, au passage de la D 1, et conserve des restes de l’ancien prieuré roman de Merlande (classé, 12e et 16e s.) à l'est dans un vallon, dominés par l'alignement de maisons du Puy de Merlande sur une croupe près de laquelle est le château des Landes; gros hameau des Reyssoux à l'ouest; le finage atteint à l'est le vallon encaissé du Got, que dominent hameau et château des Brunies. La population de la commune n'était que de 310 hab. en 1975 (650 en 1851); elle a augmenté de 170 hab. entre 1999 et 2008.

Montrem (1 200 hab., 2 015 ha dont 893 de bois) est dans les collines du sud, mais son centre s'est déplace. Le vieux village, qui a une église (inscrite) du 12e s., est perché sur une croupe dominant la vallée du Vayssac, qu'emprunte l'autoroute A 89, parmi une série de collines parallèles découpant le versant gauche de la petite rivière. L'essentiel de l'habitat est au confluent du Vayssac et de l'Isle, au pied d'un site escarpé de rive concave de méandre. Le gros hameau de Montanceix y est au bord de l'Isle, de la N 89 (devenue D 6089) et de la voie ferrée, sous le château perché de la Mouthe et prolongé au sud par les villas de Chanteroudilles. Le finage s'étend vers le sud, où s'isole le village de vacances autour du château de Pratz. La commune a une fabrique de plastiques (Imepsa, 55 sal.), une autre de parfums et cosmétiques (ELP, 25 sal.). Sa population a gagné 160 hab. de 1999 à 2008.

Coursac (1 800 hab., 2 465 ha dont 892 de bois) est plus engagée dans les collines, 10 km ESE du chef-lieu et 10 au SO de Périgueux, mais son finage offre un élément de plateau qui s'est couvert de pavillons tout en s'équipant d'une piste d'envol d'ULM; château de la Jarthe (15e-16e s.) à l'ouest. La commune a une usine de chaussures (André Lacoste, 60 sal.). Sa population était descendue de 1 200 hab. vers 1850 à moins de 500 en 1968; elle a crû surtout à partir de 1980 et a augmenté de 410 hab. entre 1999 et 2008, soit de +30%. Son territoire atteint au sud le fond de la vallée du Rosier, où un grand étang a attiré la base de loisirs du Rosier, toutefois située dans la commune de Saint-Paul-de-Serre (canton de Vergt). L'autoroute est vers la limite nord, passant de la vallée du Vayssac à celle du Cerf, au-delà de laquelle la commune possède une extension.

Manzac-sur-Vern (540 hab., 1 996 ha dont 810 de bois) est un village de fond de vallée, au débouché du profond vallon des Chabannes dans la vallée du Vern, entre deux vigoureux éperons de confluence; sur celui de Leyzarnie à l'est se perche un hameau et un château commandé par un industriel belge de 1900 à 1908, de plan classique et de décors de tous styles (mais inscrit). Le finage s'étend en terrain accidenté des deux côtés du Vern. Grignols (630 Grignolais, 2 041 ha dont 877 de bois, 7 km au sud de Saint-Astier et 7 km à l’est de Neuvic) est un peu à l'ouest. Le village est au pied du versant gauche du Vern, accompagné de l'autre côté de la vallée par le hameau de Bruc. Il est dominé sur un promontoire par les vestiges du château fort qui fut le berceau de la famille de Talleyrand-Périgord (14e s.); la commune a gagné 80 hab. après 1999. Au sud, son finage est borné par la vallée encaissée du Jaurès. Juste au-delà, Jaure (150 hab., 754 ha dont 434 de bois) est la commune la plus méridionale du canton, occupant le haut bassin du Jaurès au sud de la rivière, où se dispersent ses habitations, l'église (du 12e s., inscrite) et le château restant un peu isolés au fond d'un petit vallon.


Razac-sur-l'Isle

2 500 hab. (Razacois), 1 424 ha dont 502 de bois et 380 de vignes, commune de la Dordogne à 11 km OSO de Périgueux dans le canton de Saint-Astier, sur la rive gauche de l’Isle au débouché de la vallée du Cerf. C’est une banlieue résidentielle avec maison de retraite, hébergements de loisirs, gare; sociétés de services urbains (réseaux électriques Amec-Spie 90 sal., Saur 80). Elle n’avait que 800 hab. dans les années 1930 et, sous l’effet de la périurbanisation, est passée à 1 200 en 1962, 2 000 en 1982; elle a gagné 150 hab. de 1999 à 2008. Elle s'est doublée en amont du hameau des Moulineaux, qui a reçu ateliers et villas. L'A 89 frôle la limite communale au sud, mais sans accès.


Saint-Léon-sur-l'Isle

2 000 hab. (Saint-Léonnais), 1 478 ha dont 406 de bois, commune du département de la Dordogne dans le canton de Saint-Astier, sur la rive gauche de l’Isle à 4 km OSO du chef-lieu et juste au nord-est de Neuvic. Le village est au milieu d'un lobe de méandre de l'Isle sur la rive gauche. Le finage s'étend des deux côtés de la rivière. Sur la rive droite, la plaine d'aval est occupée par le gros hameau des Meuniers, quelques maisons sont près du pont et de la gare, d'autres se dispersent sur les collines boisées. Côté sud, le relief est un peu plus accidenté et l'habitat y est fait de quelques hameaux; A 89 et ex-N 89 passent au pied du coteau, sans échangeur. La commune n’avait que 840 hab. en 1962 et a fortement crû, mais plus modérément depuis 1990 (une centaine d'habitants entre 1999 et 2008).