Canton de Saint-Aulaye

Saint-Aulaye

1 400 hab. (Eulaliens), 3 471 ha dont 1 857 de bois, chef-lieu de canton de la Dordogne dans l’arrondissement de Périgueux, 56 km à l’ouest de la préfecture et 20 km OSO de Ribérac dans la vallée de la Dronne, à la limite du département de la Charente. C’est une bastide de 1288, établie sur le bas plateau dominant la rive gauche de la Dronne; le finage communal contient une petite fraction de rive droite sur le lobe du méandre où sont moulin, pompage, camping et usine électrique. La commune est «station verte de vacances», avec un château du 16e s. et une belle église romane austère du 11e s., où ont été aménagés un musée du vin et du cognac et une maison de la Forêt; hôpital local (16 lits), collège public, fabrique de céramiques réfractaires Ceraquitaine (40 sal.). À quelques kilomètres au sud-est dans la forêt, à la Latière, se perpétuent des foires aux bestiaux régulières. La population se maintenait assez bien mais a baissé dans les années 1990. La communauté de communes du pays de Saint-Aulaye rassemble 9 communes (3 700 hab.).

Le canton, à la limite de la Charente, de la Charente-Maritime et de la Gironde, a 6 600 hab. (12 communes, 27 630 ha dont 13 975 de bois). Il est l'un des rares à avoir perdu quelques habitants de 1999 à 2008. Limité au nord par la vallée de la Dronne, il s'étend sur les basses collines de la Double, riches de bois et d'étangs. La bourgade de La Roche-Chalais et son grand finage occupent le sud-ouest du canton. Parcoul (360 hab., 1 417 ha dont 495 de bois) est tassé sur un promontoire dominant la rive gauche de la Dronne, 6 km au NNE de La Roche-Chalais et 9 km à l'ouest du chef-lieu. Son territoire s'étend surtout vers le sud-ouest et s'orne d'étangs; l'un d'eux fonde la base de loisirs du Paradou; château des 16e et 18e s., église inscrite, en partie du 12e s.

Puymangou (90 hab., 1 129 ha dont 781 de bois) est dans une clairière, 6 km OSO du chef-lieu; château du 17e s. Chenaud (340 hab., 1 258 ha dont 406 de bois), 5 km NO de Sainte-Aulaye, étend son finage vers l'ouest dans la plaine de rive gauche de la Dronne, jusqu'aux abords de Parcoul; quelques hameaux s'accorchent sur le talus qui la domine, de Lamaure à l'ouest à Barbenègre ou le Bouffard plus près du village; église inscrite du 12e s., issue d'un prieuré. Les collines au sud sont boisées.

À l’extrême nord du canton près de la Dronne, Saint-Antoine-Cumond (390 hab., 1 214 ha) se partage entre la plaine alluviale et les basses collines, où l'habitat s'éparpille. La commune conserve une fabrique de sous-vêtements (Aubeterre, 90 sal.); château de Cumond (18e s.), église classée du 12e s. à beau portail. Saint-Privat-des-Prés (570 hab., 1 963 ha dont 621 de bois) lui fait suite au sud; son village, 7 km ENE du chef-lieu, a une belle et austère église fortifiée issue d’un prieuré et nantie d'un magnifique portail, un musée de l’outillage, de la vie de village et des maquettes; château de Lamothe ou la Mothe (13e et 17e s.) à l'ouest. Le finage n'atteint pas la plaine de la Dronne à l'ouest; sa partie méridionale est boisée et contient le centre hospitalier de la Meynardie; la mention «des Prés» date de 1993; la population diminue un peu depuis 1975 et semble avoir perdu 70 hab. après 1999.

Saint-Vincent-Jalmoutiers (260 hab., 1 621 ha dont 1 000 de bois), 5 km à l’est de Saint-Aulaye, a au contraire gagné 40 hab. Le village est au bord de la Rizonne, qui atteint la rive gauche de la Dronne juste en amont du chef-lieu; il a une église inscrite des 12e-13e s. De l'autre côté de la vallée près du village est apparu un village de vacances et de l’artisanat local. Le finage s'étend surtout vers le sud en forêt. Ponteyraud (50 hab., 419 ha dont 182 de bois) est un peu plus à l'est, également dans la vallée de la Rizonne, à 9 km du chef-lieu; château de la Biéretie (19e s. sur un site du 17e). Festalemps (250 Festalinois, 1 227 ha dont 252 de bois) est une autre petite commune au nord-est, proche de Saint-Privat, dont l'habitat se divise en une série de hameaux; le principal a une austère église inscrite du 12e s.

Deux communes complètent le canton au sud, et appartiennent à la Double. La Jemaye (100 hab., 2 912 ha dont 1 995 de bois) occupe une avancée du canton vers le sud-est. Le village, dont la halle vient du 18e s., est au centre d'une petite clairière à 13 km au SO de Ribérac sur la D 708, ancienne route nationale 708 de Nontron à Marmande par Ribérac, qui traverse la commune du nord au sud. Son finage est limité au nord-est par la Rizonne, à l'ouest par son affluent le Bauronne; il comprend de nombreux étangs, dont les plus grands sont l'étang de Lazard à l'est du village, celui de Petitonne au sud-est, ceux des Bleytous au sud-ouest, et surtout le Grand Étang de la Jemaye au sud-est, au cœur de la forêt domaniale de même nom, le plus étendu de la Double (33 ha), équipé d'une base de loisirs, avec un lac de barrage. Servanches (90 hab., 2 056 ha dont 1 500 de bois) est un peu plus isolée, à 8 km SSE de Saint-Aulaye, et ses étangs sont plus petits. Le golf de la Lande a été aménagé à la pointe nord-est de la commune, près d'un autre Grand Étang mais dont la plus grande partie est sur le territoire d'Échourgnac.


Roche-Chalais (La)

Roche-Chalais (La), 2 900 hab. (Rochechalaisiens), 8 940 ha dont 4 760 de bois, commune de la Dordogne sur la rive gauche de la Dronne, à 32 km OSO de Ribérac (80 km à l’ouest de Périgueux) dans le canton de Sainte-Aulaye, en bordure du département de la Charente qui occupe la rive droite à Saint-Aigulin. C’est un carrefour de routes, et une bourgade active qui fut une ancienne place huguenote; robinetterie industrielle (groupe allemand KSB ex-Amri, 420 sal., valves) jadis décentralisée de Paris; fabriques de chaussures Bossi (100 sal.) et chaussures de sécurité S 24 (55 sal.); Intermarché (25 sal.), transports Geodis (25 sal.); un collège privé, un centre de loisirs dans un château du 19e s., haras au nord-ouest du bourg, ferme avicole de Grand Champ au nord, lotissement du Bois-Gentil au sud.

C’est aussi la commune la plus boisée du département. Elle a absorbé en 1972 Saint-Michel-de-Rivière au sud-ouest près du cours de la Dronne et Saint-Michel-l’Écluse-et-Léparon à l'est dans la forêt de la Double, elle-même issue d’une fusion de 1825, Léparon étant à présent un hameau entre la ville et l'Écluse; elle a pris alors le nom de La Roche-de-Saint-Michel, pour revenir deux ans après à son ancien nom. Cette fusion l’avait fait passer de 1 400 à 3 000 hab. d’un coup; mais sa population a du mal à se maintenir depuis. La plus grande partie du finage est en forêt à l'est, où se dispersent des hameaux au milieu de petites clairières et d'étangs.