Canton de Villefranche-de-Lonchat

Villefranche-de-Lonchat

910 hab., 1 498 ha dont 186 de vignes et 430 de bois, chef-lieu de canton de la Dordogne dans l’arrondissement de Bergerac, à 38 km NO de la ville. C’est une ancienne bastide anglaise du Landais, établie en 1286 et perchée sur une butte; son nom s’est écrit Longchapt avant d’être simplifié en 1953. Elle a un musée d’histoire locale, une église gothique et le château de Mondésir (16e s.), une cave coopérative, des haras au nord-est. Sa population, qui avait atteint 1 000 hab. au début du 20e s. et était descendue à 740 en 1990, a cessé de décliner et a repris une centaine d'habitants après 1999. Le village est le siège de la communauté de communes du Gursonnais (8 communes, 4 000 hab.).

Le canton, limitrophe de la Gironde, a 4 900 hab. (4 300 en 1999) et 9 communes sur 16 000 ha dont 6 434 de bois, s’étend dans les collines boisées du Landais. Tout au nord, sur la rive gauche de l’Isle, à Moulin-Neuf (870 Mouilinoviens, 862 ha dont 202 de bois, 8 km du chef-lieu), papeterie Soustre (groupe Corenso, 80 sal.) et fabrique de chaussures Gutierrez (60 sal.), carrières. Le village est sur l'ancienne N 89 (D 6089); son finage contient plusieurs étangs de gravières et, à l'angle sud-ouest, un échangeur de l'A 89. La commune a gagné 160 hab. de 1999 à 2008.

Minzac (440 hab., 1 591 ha dont 572 de bois) est au sud, 3 km NO du chef-lieu, au sein d'un finagé étiré du nord au sud le long de la limite occidentale du canton, avec au nord le hameau de Litout, au sud ceux de Grand Place et Terrefort; autocross de 1 200 m au nord-ouest, 60 ha de vignes. La commune a gagné 90 hab. de 1999 à 2008. Montpeyroux (420 Montpeyrounnais, 2 337 ha dont 1 132 de bois et 124 ha de vignes), 4 km au sud du chef-lieu, est au pied d'une petite butte conique surmontée par son château de Matecoulon (16e et 18e s.); église classée des 11e et 12e s., à clocher carré; le hameau de Saint-Cloud, au sud, domine la Lidoire qui fixe la limite méridionale du territoire; la population s'est accrue de 60 hab. après 1999.

Carsac-de-Gurson (200 hab., 691 ha), 3 km au SE du chef-lieu, a un lac avec base de loisirs, et les ruines du château de Gurson, ancien fief local, sur une butte isolée; très belle façade romane saintongeaise de l’église classée du 12e s. La commune se nommait Carsac-de-Villefranche avant 1961; le finage atteint la Lidoire au sud-est et contient 85 ha de vignes. Un peu à l’est à 4 km du chef-lieu, Saint-Martin-de-Gurson (600 hab., 2 458 ha dont 1 046 de bois et 153 ha de vignes) a changé la graphie Gurçon en Gurson en 1992; église classée du 12e s.; la firme Cristaline y exploite une source d’eau de table au nom de Saint-Médard (40 sal.).

À l’angle SE du canton, Saint-Méard-de-Gurçon (820 hab., 2 838 ha dont 813 de bois), qui maintient l’autre orthographe de Gurson et dont le territoire s’enfonce dans le canton de Vélines jusqu'à la vallée de l'Estrop, se singularise aussi en cultivant 392 ha de vignes; église inscrite du 15e s. La Lidoire fixe la limite septentrionale de son territoire. Saint-Rémy (450 hab., 2 226 ha dont 1 105 de bois) est sur une croupe 11 km à l'est du chef-lieu et a gagné une centaine d'habitants de 1999 à 2008; elle a dans son finage plusieurs étangs, comme Saint-Géraud-de-Corps (210 hab., 1 496 ha dont 959 de bois) qui est plus à l'est, à 15 km de Villefranche, et dont le finage s'étire en pointe vers l'est dans les bois. Le Tord, affluent de droite de la Lidoire, sépare les deux communes.