Canton de Boussières

Boussières

1 090 hab. (Boussiérois), 558 ha dont 209 de bois, chef-lieu de canton du département du Doubs dans l’arrondissement de Besançon, 17 km au SO de la préfecture, près de la rive gauche du Doubs; église du 16e s. à clocher roman du 11e, à dôme à bulbe et tuiles vernissées; une fabrique de pièces plastiques Sideo PMPC (Précision mécanique et plastique comtoise, groupe Vogt, 130 hab.), une papeterie (Zuber-Rieder, 85 sal.). La population croît depuis 1962, où elle était de 500 hab.; elle s’est encore augmentée de 150 hab. entre 1999 et 2008.

Le canton a 18 500 hab. (16 400 en 1999), 20 communes et 12 296 ha dont 4 308 de bois; limitrophe du département du Jura, il touche à l’est à l’agglomération de Besançon et il est traversé par le Doubs. Tout au NE, Avanne-Avenay est déjà une banlieue de Besançon. Non loin, Larnod (600 Larnodiens, 405 ha) est à 7 km du centre de la capitale comtoise, et intéressante pour son site de belvédères au-dessus du Doubs (Martelin, Rocher Valmy, un fort perché); mais elle a perdu 60 hab. de 1999 à 2008.

Montferrand-le-Château a grandi au point de dépasser 2 000 hab. Grandfontaine(1 460 Grandfontains, 568 ha dont 219 de bois), juste au nord et à 10 km de Besançon, a un beau lavoir et une église-halle, avec zone de loisirs au bord du Doubs; négoce interentreprises Codival (30 sal.). Elle affiche une forte croissance périurbaine: elle n’avait que 340 hab. en 1962 et a passé le millier vers 1980; après un palier, elle a gagné 330 hab. entre 1999 et 2008, une des plus fortes croissances des environs (+30%).

Velesmes-Essarts (320 Velesmois, 292 ha), à l’ouest de la précédente, accueille les transports Bourgeois (55 sal.), des carrières de la Sacer (55 sal.), ainsi que le siège de l’Union professionnelle des éleveurs de montbéliardes (UPRA). Le nom d'Essarts, porté par le petit hameau des Essarts-Martin à l'ouest du village, a été ajouté à celui de Velesmes en 1922. Au nord, la commune partage une zone d'activité avec Dannemarie-sur-Crète et voisine avec son lycée agricole.

Juste au sud de Velesmes, Torpes (860 Torpésiens, 555 ha dont 248 de bois) est face à Boussières sur la rive droite du Doubs; château du 18e s. avec jardin d'agrément, négoce agricole G. Muller (95 sal.). La commune comprend au nord le hameau de Piroulette, de l'autre côté du bois du Marquis. Osselle (390 Ossellois, 768 ha dont 335 de bois) lui fait suite en aval, dans une grande boucle du Doubs. Elle y associe un lobe de plaine alluviale, traversé par le canal du Rhône au Rhin et orné d'un étang aménagé en base de loisirs, et un haut promontoire (363 m) qui la sépare de Torpes. Osselle a gagné 40 hab. de 1999 à 2008.

La grotte d'Osselle, ménagée dès le 17e s. et qui reçoit de nombreux visiteurs, est toutefois de l'autre côté du Doubs, face à Osselle mais dans la commune de Roset-Fluans (460 Roselois, 828 ha dont 258 de bois), 10 km à l’ouest de Boussières, qui a gagné 80 hab. de 1999 à 2008. Routelle (500 Routellois, 306 ha) est presque en face, sur la rive droite du Doubs en aval d'Osselle. Saint-Vit, au NO du canton sur la route de Dole, est de loin la commune la plus peuplée du canton.

Le territoire cantonal est moins étendu au sud du Doubs. Abbans-Dessus (320 Abbanais, 443 ha), 5 km SO de Boussières, s’orne du château classé de Joffroy d'Abbans, à deux tours carrées, des 12e au 16e s., et un corps du 18e s., avec parc; un lotissement s'est établi sur le relief au sud du village, et la population communale s'est accrue de 140 hab. entre 1999 et 2008, soit de 78%… Abbans-Dessous (240 Abbanais, 320 ha), en contrebas, n'est qu'un très petit village au bord de la plaine du Doubs; son église des 11e-12e s., issue d'un prieuré, est inscrite.

Byans-sur-Doubs (590 Byannais, 991 ha dont 389 de bois), juste au sud-ouest des précédentes, a perdu en 2001 son école d’agriculture privée et, par là même, l’essentiel de sa population comptée à part, diminuant ainsi de 70 hab. après 1999; elle a une église classée du 12e s. à clocher-porche, quelques commerces et une maison de retraite. Le village est à l'écart du Doubs, et la commune que possède qu'une courte fraction de sa rive gauche; mais le relief monte à 479 m au sud. La mention «sur Doubs» est de 1922.


Avanne-Avenay

2 440 hab. (Avannais), 862 ha dont 406 de bois), commune du département du Doubs dans le canton de Boussières, 10 km au NE du chef-lieu à 7 km OSO de Besançon, dont elle est une banlieue en nette croissance: elle n’avait que 380 hab. en 1954, 1 400 en 1975 et a encore gagné plus de 500 hab. entre 1999 et 2008 (plus d'un quart); crématorium, fabrique d’aliments du bétail dans un moulin de 1928 (Grâce-Dieu SFNA, au groupe Evialis, 45 sal., 50 000 t/an), transports SFTI (25 sal.). Avanne est sur la rive droite du Doubs et a absorbé Avenay, rive gauche, en 1973; Avanne a un beau parc de château et son église du 19e s. est inscrite.


Montferrand-le-Château

2 220 hab. (Montferrandais), 748 ha dont 248 de bois, commune du département du Doubs dans le canton de Boussières, 3 km au NE du chef-lieu au bord du Doubs. Elle conserve la ruine perchée d’un donjon carré; fabrique de ressorts pour automobiles Trelleborg Airax (120 sal.). La commune, à une douzaine de kilomètres en aval du centre de Besançon, est entrée dans le périurbain bisontin; elle a eu 1 200 hab. en 1881 et sa population avait chuté jusqu’à 640 hab. en 1936; elle a connu ensuite une nette croissance, surtout dans les années 1970, et a encore gagné 300 hab. entre 1999 et 2008, dépassant nettement les 2 000 hab.


Saint-Vit

4 700 hab. (Saint-Vitois), 1 644 ha dont 443 de bois, commune du département du Doubs dans le canton de Boussières, à 18 km ESE de Besançon, sur la N 73 et la voie ferrée de Dole à Besançon. C’est le principal relais urbain entre Besançon et Dole. La commune est traversée au nord par l’A 36, mais sans accès proche; services et commerces, base nautique. Elle abrite un assez large ensemble d’entreprises: métallerie GDec 25 (110 sal., au groupe stéphanois GMD), forge et moulages métalliques Alliance (65 sal.), traitements de surfaces MB Peintures (35 sal.), outillage de précision et modèles Jone Orti (30 sal.); pièces plastiques Asteel (45 sal.); boulangerie industrielle Planète Pain (85sal.); travail temporaire Manpower (100 sal.); supermarchés Système U (100 sal.) et Intermarché (50 sal.) et centrale d’achats régionale du Système U (120 sal.), négoce de matériel de chantier Z Manutention (20 sal.).

La commune s’est agrandie à plusieurs reprises, en absorbant en 1822 Benusse à l’est, en 1968 Boismurie au nord-est, en 1974 Antorpe au nord-ouest, qui était dans le département du Jura; elle a un collège public. Sa population était encore inférieure au millier d’habitants avant 1931; elle n’a pas cessé d’augmenter depuis, passant par 2 000 hab. en 1973, 3 000 en 1983; elle a gagné 270 hab. de 1999 à 2008. Le nom vient de Vitus, martyr de l’époque romaine. Saint-Vit est le siège de la communauté de communes du Val Saint-Vitois, qui rassemble 16 communes et 9 700 hab. des cantons de Boussières et d’Audeux.