Canton de Beaumont-le-Roger

Beaumont-le-Roger

2 980 Beaumontais, 3 642 ha dont 2 979 de bois, chef-lieu de canton du département de l’Eure dans l’arrondissement de Bernay, 15 km à l’ESE de Bernay dans la vallée de la Risle. Bien qu’ayant souffert de la dernière guerre, la ville conserve les restes d’un prieuré de 1070 et des vitraux des 15e-16e s.; elle a un collège public et un privé. L’emploi est dominé par la fabrique d’automatismes du groupe Schneider (420 sal.); électricité (Maison, 50 sal.), imprimerie de chèques (ICV, 50 sal.), métalleries des Lilas (Actil, 30 sal.) et Jouen ( JCTM, 25 sal.), supermarché Carrefour (35 sal.), minoterie des Grands Moulins de Paris (35 sal.) près de Beaumontel; collecte et traitement d edéchets Veolia (130 sal.).

La population communale n’a pas beaucoup varié; elle était de 2 000 hab. dans la première moitié du 20e siècle, puis a augmenté après la guerre jusqu’à un maximum de 2 900 hab. en 1968, s’est affaiblie jusqu’en 1990 (2 700) et a un peu repris, gagnant 110 hab. de 1999 à 2008. La vaste forêt de Beaumont (3 580 ha) s’étend au-dessus de la vallée sur le plateau de rive gauche, et fait de la commune la plus boisée du département; elle est propriété privée. Le bourg est le siège de la communauté de communes de Beaumont-le-Roger, devenue Intercom du Pays Beaumontois, qui rassemble 19 communes (10 700 hab.).

Le canton a 12 800 hab. (11 300 en 1999), 22 communes, 21 417 ha dont 5 711 de bois; il est traversé par la Risle, mais s’étend surtout sur le plateau du Neubourg, à l’est. Dans la vallée, Beaumontel (730 Beaumontelois, 1 163 ha) est une petite banlieue de Beaumont juste au nord; nettoyage Onyx (90 sal.). Launay (210 Launayens, 226 ha), 4 km NO de Beaumont près du confluent de la Charentonne, a un château du 16ee s. à colombages, jardin et parc à la française; la commune a reçu un centre de recherche Arkema (Total) sur les matières plastiques (240 sal.), proche de l’usine voisine de Serquigny.

Juste au nord, Nassandres (1 420 hab., 492 ha), 5 km NNO de Beaumont face à Serquigny, conserve une ancienne et célèbre sucrerie du groupe Saint-Louis (220 sal.), créée en 1867 mais dont la raffinerie, apparue en 1895, a été arrêtée en 1992 et qui associe à présent stockage (30 000 t), conditionnement, production de sucre liquide et services centraux du groupe; métalleries Denios (70 sal.) et MC2 (25 sal.), fabrique de matériels électriques Ariel (35 sal.) et de manutention STCM (25 sal.), constructions Eck (20 sal.), transports TPO (40 sal.).

À Fontaine-la-Soret (400 Fontainois, 962 ha dont 328 de bois), tout au NO du canton face à la sucrerie, le prieuré de Malassis conserve une belle chapelle; église romane, château du 18e s.; la commune a gagné 40 hab. après 1999. Écardenville-la-Campagne (390 Écardenvillais, 740 ha), au nom d’apparence joliment redondante, 7 km au NE de Beaumont entre la N 13 et la route du Neubourg, a gagné 80 hab. de 1999 à 2008. La commune a accueilli en 2004 un nouveau laboratoire Arvalin du groupe Arvalis-Institut du Végétal, filiale de l’AGPB et de l’AGPM, associations générales des producteurs de ble et de maïs, pour l’étude du lin et de céréales; il regroupe une vingtaine de personnes; transports Lothon (20 sal.).

Sainte-Opportune-du-Bosc (630 hab., 807 ha dont 301 de bois), 12 km au NNE de Beaumont et 6 km ONO du Neubourg, partage avec cette dernière le château, le domaine et les bois du Champ de Bataille — un nom d’origine indécise, évoquant soit une bataille assez mythique du 10e s., soit plutôt et tout simplement le nom d’un ancien propriétaire du site, du nom de Bataille. Le nombre d’habitants a été porté à 520 hab. au recensement complémentaire de 2003 et s'est accru de 290 hab. entre 1999 et 2008, soit de 85%!

Le Plessis-Saint-Opportune (280 hab., 1 137 ha), commune dispersée 7 km à l’est de Beaumont, offre le château de Saint-Léger (17e s.), le manoir du Bec et l’église décorée du Plessis-Mahiet, ancien nom de la commune jusqu'à sa fusion avec Sainte-Opportune-la-Campagne en 1846; celle-ci avait alors 260 hab., Le Plessis 200; le déclin d ela population a commencé dès les années 1850 et s'est achevé au minimum de 1975 (190 hab.).

Un peu plus loin, à Barquet (370 Barquetais, 1 368 ha), 8 km au SE de Beaumont, le château de la Vacherie a été conçu à l’italienne en 1815. Grosley-sur-Risle (570 Grosleyens, 1 318 ha dont 771 de bois), 5 km au SSE de Beaumont, se partage entre vallée de la Risle et forêt de Beaumont; une base de loisirs avec lac y a été aménagée sur 15 ha et l’on y voit les ruines d’un château de 1420; le château du Val Gallerand a été reconstitué en 1935 avec des matériaux d’origine. Grosley, qui s'est nommée «sur Risle» en 1932, a gagné 70 hab. depuis 1999; elle en avait 300 seulement en 1954.