Canton de Carbonne

Carbonne

5 300 hab. (Carbonnais), 2 659 ha, chef-lieu de canton de la Haute-Garonne dans l'arrondissement de Muret, 25 km au SSO de Muret sur la rive gauche de la Garonne, au confluent de l'Arize. C'est une bastide de 1256, fondée dans un méandre de la Garonne par l'abbaye de Bonnefont près d'une bourgade antérieure ravagée par les guerres; clocher toulousain, hôtel de ville du 18e s., belle halle à arcades de 1882, pont de pierre de 1780 sur la Garonne, colombiers, musée en partie en plein air des sculptures d'André Abbal (1876-1953).

La ville a un collège public, une gare et un échangeur de l'autoroute A 64. Elle accueille d'assez nombreux petits ateliers; meubles Palacios (25 sal.), bétons Préfa 31 (40 sal.) et Clanet (Simat, 25 sal.); Leader Price (30 sal.). Sa population a varié entre 2 200 et 2 500 hab. de 1830 à 1950, puis un peu augmenté, passant les 3 000 en 1966. Carbonne accueille une fabrique d'engrais azotés Agronutrition (60 sal.) et d’assez nombreux petits ateliers dont Palacios (meubles, 25 sal.), Innopsys (mécanique, 20 sal.); bétons Préfa 31 (48 sal.) et Clanet (Simat, 25 sal.); supermarchés Simply (50 sal.) et Leader Price (20 sal.); gestion de fonds Vegalis (35 sal.), récupération de déchets Corido (35 sal.).

Sa population a varié entre 2 200 et 2 500 hab. de 1830 à 1950, puis un peu augmenté, passant les 3 000 en 1966; elle a fait un bond de 1 500 hab. (+39%) de 1999 à 2009. Carbonne est le siège de la communauté de communes du Volvestre, forte de 27 communes (dont deux autres chefs-lieux de canton, Rieux et Montesquieu-Volvestre) et 19 200 hab.

Le canton a 16 400 hab. (12 400 en 1999), 11 communes, 14 515 ha dont 1 016 de bois; il est limitrophe du département de l’Ariège et divisé entre la plaine de la Garonne à l’ouest et les collines du Terrefort du Volvestre à l’est. Marquefave (1 110 Marquefavais, 1 892 ha dont 400 de bois), 3 km en aval mais sur la rive droite, a un vieux pont sur la Garonne et les ruines d’un château féodal; un institut médico-éducatif; la population croît légèrement depuis 1975 (530 hab.) et a augmenté de 180 hab. depuis 1999.

Capens (500 Capenois, 677 ha) est sur la même rive un peu en aval, et a augmenté de 210 hab. (+72%!) depuis 1999; maçonnerie BATP (50 sal.), emballages en bois STPM (40 sal.), aire de service d'autoroute avec station-service (20 sal.), Portet Nettoyage (25 sal.). Ces deux communes étendent leur finage à la fois sur la plaine de rive gauche et sur les collines du Volvestre à l’est, jusqu’au cours de l’Aubat, qui rejoint la Garonne juste en aval de Capens.

Il en est de même de Mauzac (1 090 Mauzacais, 927 ha), la commune plus septentrionale du canton et donc la plus proche de Toulouse, dont le village est également sur la rive droite; une gravière (Midi-Pyrénées Granulats, 30 sal.) est exploitée; en face dans la plaine de rive gauche, au Fouga, s’est établi depuis 1974 un nouveau centre de recherches de l’Onera (75 personnes), doté d’une soufflerie; la population augmente depuis les 320 hab. de 1968; elle s'est accrue de 400 hab. (+58%!) de 1999 à 2009.

Le territoire de Montaut (520 Montois, 1 788 ha) est en revanche uniquement sur les collines du Terrefort du Volvestre, entre ceux de Capens et Mauzac et face à Noé; la population croît un peu aussi (+70 hab. depuis 1999); elle fut de 250 hab. au creux de 1968, de 700 au maximum de 1841. À l’ouest du canton, plus éloignée de la Garonne, Peyssies (480 hab., 637 ha), 5 km au NO de Carbonne, a une base de loisirs avec lac sur la Louge, et 110 hab. de plus qu'en 1999 (+30%). Longages et Noé, au nord de la plaine, sont déjà touchées par l'extension périurbaine toulousaine; Saint-Sulpice-sur-Lèze, en Volvestre, a son propre rayonnement.


Longages

2 590 hab. (Longagiens), 2 142 ha dont 216 de bois, commune de la Haute-Garonne dans le canton de Carbonne, 7 km au nord de Carbonne, sur la basse terrasse entre Garonne et Louge; la bourgade a une gare, deux accès à l’A 64, de nombreuses petites entreprises, surtout de bâtiment, et une cave coopérative; installations thermiques Aliber (40 sal.), maçonnerie Couleur Brique (40 sal.); intéressante halle de 1907 de style art nouveau, plusieurs châteaux dispersés dans la commune: de Sainte-Marie (18e s.), du Prieuré, ancien mais refait au 19e s, la Linde (1790) et la Tourette (1818) dans le style bourgeois toulousain; complexe sportif avec plan d’eau dans une ancienne gravière et arboretum. La commune avait 850 hab. dans les années 1935-1955 et croît depuis; elle a augmenté de 660 hab. entre 1999 et 2009 (+34%).


Noé

2 640 hab. (Noémiens), 965 ha, commune de la Haute-Garonne dans le canton de Carbonne, 9 km NNE du chef-lieu sur la rive gauche de la Garonne. Elle s'était illustrée par l'établissement d'un camp de prisonniers en 1941, pouvant accueillir 1 600 personnes âgées et malades sur 15 ha, mais dont les conditions de vie se sont vite dégradées; il reçut notamment des Tsiganes et de nombreux Juifs, et servit finalement de transit vers Drancy et Auschwitz. Puis, dans un tout autre registre, elle avait contribué à la réussite du pittoresque homme d'affaires Jean-Baptiste Doumeng (1919-1987), surnommé le «milliardaire rouge» qui, à partir d'une base coopérative locale, avait monté l'empire Interagra, bénéficiant de monopoles et de faveurs dans le commerce agricole avec le bloc de l'Est; l'ensemble a disparu peu de temps après la mort de Doumeng.

Noé est à présent atteinte par la croissance du Grand Toulouse; elle accueille la menuiserie de Longages (20 sal.), un magasin Irrijardin (60 sal.), les travaux publics EJL (groupe Jean Lefebvre, 50 sal.), les transports et travaux publics Chetcuti (30 sal.); négoce d'articles religieux Arche Diffusion (35 sal.), supermarché Casino (55 sal.). Elle avait 750 hab. en 1954, 1 500 en 1982; elle a encore gagné 540 hab. de 1999 à 2009 (+26%); elle abrite le siège de la communauté de communes de Garonne-Louge (5 400 hab.), qui lui associe Longages et Capens.


Saint-Sulpice-sur-Lèze

1 890 hab. (Saint-Sulpiciens), 1 397 ha, commune de la Haute-Garonne dans le canton de Carbonne, 13 km au NE de Carbonne sur la rive gauche de la Lèze. La bourgade, assez indépendante de son chef-lieu, dessert les collines de l’est du canton et a des relations directes avec Toulouse, à 32 km. Elle est issue d’une bastide de 1257 établie par les hospitaliers dans la large plaine de la Lèze et dont on reconnaît encore le plan en damier; très belle place à couverts, église du 15e s. à clocher-porche octogonal, maisons à colombage.

Le finage s'étend à l'ouest, et bien plus encore vers l'est, sur les collines du Terrefort du Volvestre. Les principaux employeurs sont les menuiseries 3SP (35 sal.) et Rouzès (40 sal.); plâtreries RB Aménagement (40 sal.) et Multiservices de la Lèze (25 sal.); centre de soins de longue durée. Elle se nomma Saint-Sulpice tout court, puis Saint-Sulpice-de-Lézat; le nom actuel est de 1904. La population est passée au-dessous de 900 hab. entre 1931 et 1965, contre près de 1 500 au milieu du 19e s., mais croît depuis; elle a gagné 230 hab. de 1999 à 2009.