Canton de Léguevin

Léguevin

8 600 hab. (Léguevinois), 2 445 ha dont 283 de bois, chef-lieu de canton de la Haute-Garonne dans l’arrondissement de Toulouse, 18 km à l’ouest de la préfecture sur la route d’Auch (N 124). La commune est entraînée dans la croissance toulousaine: elle avait 1 000 hab. en 1962, 2 100 en 1975, 4 200 en 1990; elle s'est accrue de 2 300 hab. (+37%) entre 1999 et 2009; collège public, deux établissements de santé, centre médico-psychiatrique CATTP (centre d’accueil thérapeutique à temps partiel), maison de retraite Curtis (45 sal.); briqueterie Imerys (90 sal.); supermarché U (75 sal.).

Le canton a 45 800 hab. (38 700 en 1999), 10 communes, 13 024 ha dont 2 077 de bois; il s’étend sur plusieurs terrasses anciennes de la Garonne et il est traversé au nord-ouest par la vallée de la Save, au sud-est par celles de l’Aussonnelle et du Touch. Il englobe la plus grande partie de la forêt de Bouconne, sur les cailloutis d’une vieille terrasse de la Garonne. Dans la partie orientale du canton, très atirée par la métropole toulousaine, se trouvent Brax, Pibrac, Plaisance-du-Touch et La Salvetat-Saint-Gilles. Lévignac est au nord, mais dans la vallée du Gers.

Quatre petites communes regardent plus vers le Gers que vers Toulouse, mais les deux premières au moins sont entraînées dans la croissance. Mérenvielle (490 Mérenviellois, 1 045 ha) est à 8 km ONO de Léguevin et a gagné 50 hab. depuis 1999; Bisonnerie de la Borde Basse. Lasserre (920 Lasserrais, 951 ha dont 460 de bois) est à 8 km NO du chef-lieu; toutes deux ont une partie de l'extrémité méridionale de la forêt de Bouconne sur la haute terrasse de Garonne; elle s'est acvrue de 260 hab. (+39%) entre 1999 et 2009.

Plus bas, Pradère-les-Bourguets (240 hab., 489 ha) est dans la vallée de la Save, rive droite, 8 km en aval de L'Isle-Jourdain; château de la Néous. Sainte-Livrade (290 Saint-Livradais, 616 ha) dessine une excroissance du canton sur les collines de rive gauche de la Save, à 6 km au nord de L'Isle-Jourdain; elle a 40 hab. de plus qu'en 1999.


Brax

2 570 hab. (Braxiens), 442 ha, commune de la Haute-Garonne dans le canton de Léguevin, 2 km au nord de celle-ci sur la voie ferrée de Toulouse à Auch, avec une gare; château de Change, de 1352, en brique, réaménagé aux 16e et 20e s., abritant une école pour enfants handicapés et déficients sensoriels. La commune n'avait encore que 230 hab. en 1954, 1 200 en 1982; elle a ajouté 490 hab. de 1999 à 2009 (+24%).


Lévignac

2 100 hab. (Lévignacais), 1 222 ha dont 340 de bois, commune de la Haute-Garonne dans le canton de Léguevin, 10 km NNO du chef-lieu. Le village, en plan régulier, est dans la vallée de la Save 11 km au NE de L'Isle-Jourdain. Le finage se partage entre Bouconne et vallée de la Save; la commune avait 620 hab. en 1954, 1 060 en 1982 et a encore gagné 460 hab. de 1999 à 2009 (+28%); château Sère et maison du Barry du 18e s., ancienne tour de télégraphe Chappe en bordure de la forêt de Bouconne.


Pibrac

8 200 hab. (Pibracais), 2 586 ha dont 700 de bois, commune de la Haute-Garonne dans le canton de Léguevin, 5 km au NE de celle-ci et 15 km à l’ouest de Toulouse, près de l’Aussonnelle. La commune contient une bonne part de la forêt de Bouconne, où se trouvent une base de loisirs et une maison de retraite; théâtre, collèges public et privé, une autre maison de retraite pour personnes dépendantes (la Bouconne, 50 sal.); supermarché Carrefour (65 sal.), briqueterie Imerys (65 sal.), planchers Fabre (50 sal.).

Très proche du complexe industriel aéronautique, Pibrac est passée par 1 100 hab. en 1962 à 2 400 en 1975; elle est surtout résidentielle. Outre son château du 16e s. (très restauré au 19e), elle s’est illustrée par un pèlerinage consacré depuis le 17e s. à la dépouille de Germaine Cousin, qui fut sanctifiée à la grande époque des années 1860, ce qui lui a valu une basilique néobyzantine du début du 20e siècle. Pibrac n’avait que 690 hab. en 1931, 1 500 en 1968; elle est passée à 4 200 en 1982 et a encore augmenté de 600 hab. entre 1999 et 2009.


Plaisance-du-Touch

16 500 hab. (Plaisançois), 2 653 ha, commune de la Haute-Garonne dans le canton de Léguevin, à 13 km OSO de Toulouse sur la route de Lombez, sur la terrasse de la rive gauche du Touch. C’est une ancienne bastide de 1284, au plan régulier; église fortifiée à clocher-mur, un collège public, institut médico-éducatif, maison de retraite (75 sal.).

Le finage conserve plusieurs châteaux, surtout du 18e s.; golf de Téoula, parc animalier Africa Safari. Pibrac avait 1 000 à 1 200 hab. de 1830 à 1930, 1 700 hab. en 1962, 4 600 en 1975. Elle s'est accrue de 2 200 hab. entre 1999 et 2009. Elle est le siège de la communauté de communes de la Save au Touch (8 communes, 33 400 hab.). Le maire est Louis Escoula, socialiste, également conseiller général.

La commune est pourtant surtout résidentielle, mais elle équipe un grand parc d’activités (Plein Cap, 300 ha); plate-forme de distribution Logidis (210 sal., groupe Carrefour), transports Eychenne (120 sal.) et TR Express (70 sal.), autocars Negoti (60 sal.); fabrique de bétons Bonna-Sabla (30 sal.), réseaux et canalisations Sotecflu (35 sal.); négoce de climatisation et chauffage DSC (45 sal.), collecte de déchets Sita (110 sal.); Intermarché (80 sal.), Leader Price (20 sal.).


Salvetat-Saint-Gilles (La)

6 900 hab. (Salvetains), 575 ha, commune de la Haute-Garonne dans le canton de Léguevin, 5 km au SE du chef-lieu au bord de l’Aussonnelle. Entraînée dans la croissance toulousaine, cette ancienne sauveté, tout petit village rural, n’avait encore que 280 hab. en 1962, puis est passée à 1 600 en 1975 et s'est couverte de lotissements de pavillons. Elle a encore ajouté 1 100 hab. de 1999 à 2009. Elle n’est qu’à 5 ou 6 km du complexe aéronautique toulousain; un collège public, un Intermarché (30 sal.), un château classé sur le coteau de droite de l'Aussonnelle (13e-14e et 17e-18e s.).