Canton de Saint-Lys

Saint-Lys

8 600 hab. (Saint-Lysiens), 2 130 ha, chef-lieu de canton de la Haute-Garonne dans l’arrondissement de Muret, 15 km ONO de Muret et 24 km OSO de Toulouse sur la moyenne terrasse de la Garonne. C’est une bastide de 1280 au plan en damier; halle polygonale à arcades de 1852. Plusieurs châteaux bourgeois se dispersent dans la commune; un moulin à vent restauré sert de lieu d’attraction et d’animation. Saint-Lys a un collège public, un institut médico-éducatif et un centre d’accueil pour handicapés, deux maisons de retraite de la Sogemar (75 et 65 sal.); installations thermiques Mecoworks (110 sal.), Intermarché (45 sal.), supermarché Carrefour (40 sal.), maçonnerie Beauzelène (20 sal.).

Assez curieusement, Saint-Lys a hébergé pendant 50 ans une grande station de radio maritime pour l’information des navires, mais elle a cessé d’émettre en 1998; à la place se développe le parc d’activités de Genibrat, en fait dans la commune voisine de Fontenilles. Saint-Lys avait 1 000 hab. dans les années 1930, puis sa population est montée à 1 800 en 1968, 3 500 en 1982 et poursuit sa progression. Elle a gagné 3 100 hab. de 1999 à 2009, soit 56%!

Le canton a 29 900 hab. (19 900 en 1999), 11 communes, 16 201 ha dont 1 707 de bois; il est à moitié dans la plaine de la Garonne, à moitié sur les fortes collines boisées limitrophes du Gers. Au NE du canton, Fonsorbes et Fontenilles sont dans la mouvance toulousaine. Sainte-Foy-de-Peyrolières, au sud de Saint-Lys, a également dépassé 2 000 hab. Lamasquère (1 310 Lamasquérois, 611 ha), sur la basse terrasse de l’autre côté du Touch à 7 km ESE de Saint-Lys, forme une enclave dans le canton de Muret; elle n’avait que 250 hab. en 1954 et elle a gagné 430 hab. de 1999 à 2009, soit +49%.

Saiguède (730 Saiguède, 1 186 ha dont 221 de bois), 4 km au NO de Saint-Lys dans les collines de la haute terrasse, n’avait que 190 hab. en 1968 et a gagné 190 hab. depuis 1999 (+36%); elle est le siège de la communauté de communes du Savès et de l’Aussonnelle qui associe 6 communes du canton (2 800 hab., 6 165 ha.). Empeaux (230 Empeusiens, 456 ha) est sur la haute terrasse, 9 km ONO de Saint-Lys, à la limite du département du Gers; château, produits alimentaires Lorina Exotic (Tantra Import, 20 sal.).


Fonsorbes

11 200 hab. (Fonsorbais), 1 903 ha, commune de la Haute-Garonne dans le canton de Saint-Lys, 5 km au NE du chef-lieu sur la route de Toulouse, qui est à 18 km. Elle hérite d’une bastide de 1225; le centre-ville est sur le rebord de la moyenne terrasse garonnaise, au-dessus de la vallée du Touch, dont le finage atteint le cours à l'est; châteaux d'Esquiré dans la plaine au sud, Pogé sur le talus au nord, Cantelauze à l'extrême nord sur la terrasse.

Fonsorbes est surtout une ville résidentielle, dont la croissance a été spectaculaire: 750 hab. en 1962, 2 000 en 1975. Elle a encore augmenté de 4 200 hab. entre 1999 et 2009, soit de +60%! Elle a un lycée et un collège publics, un hôpital spécialisé (AJH l'Oustal, 47 lits et Mas al Cantou, 40 lits); magasin Intermarché (60 sal.); nettoyage Sin et Stes (760 sal.); charcuterie Seigneurie (20 sal.), mécanique pour postes de carburants (Madic, 55 sal.), charpentes Tournée du Coq (25 sal.). Le maire est Pierre Duplanté, socialiste, également conseiller général.


Fontenilles

4 300 hab. (Fontenillois), 2 022 ha dont 212 de bois, commune de la Haute-Garonne dans le canton de Saint-Lys, 5 km au nord du chef-lieu, au bord de l’Aussonnelle sur la moyenne terrasse de la Garonne; église inscrite du 16e s. Elle avait 400 hab. en 1962, 1 200 en 1975, et a encore gagné 1 400 hab. de 1999 à 2009 (+48%); le parc d’activités de Génibrat (22 ha), au sud, a été ouvert à l’emplacement de l’ancienne station de radio maritime de Saint-Lys; il a notamment reçu le laboratoire pharmaceutique états-unien Avogadro (130 sal.); zone d'activités de l'Espèche à l'ouest, château de Cammartin au bord de l'Aussonnelle.


Sainte-Foy-de-Peyrolières

2 000 hab. (Foyens), 3 802 ha dont 501 de bois), commune de la Haute-Garonne dans le canton de Saint-Lys, 3 km au SO du chef-lieu sur le rebord de la haute terrasse. Elle dispose de trois grands lacs collinaires, d’une quarantaine d’hectares chacun, deux établis sur la Saudrune, affluent du Touch, l’autre sur un petit tributaire; artifices Lacroix (40 sal.). Le nom a été complété en 1929; la commune n’avait alors pas 1 000 hab., et ne dépassait pas 830 hab. en 1975; elle croît depuis, et a augmenté de 550 hab. (+38%) de 1999 à 2009.