Canton de Belin-Béliet

Belin-Béliet

4 200 hab. (Belinétois), 15 603 ha dont 13 530 de bois, chef-lieu de canton de la Gironde dans l’arrondissement de Bordeaux, dans la Grande Lande à 46 km au SO de Bordeaux sur la RN 10, près de l’Eyre. La commune est traversée par l’A 63 (échangeur, aire de repos). Elle fut une bourgade industrielle, mais la dernière forge a fermé en 1983; subsistent les machines-outils Segem (40 sal.), et la grande scierie Beynel Manitsock (200 sal., les meubles Goynard (20 sal.); supermarché U (25 sal.).

La ville cherche à devenir un relais touristique: centre de loisirs de Graoux, avec maison du Parc des Landes et musée; maison de l’Échasse landaise. Elle est le siège de la communauté de communes du Val de l’Eyre, qui correspond au canton. Sa population était d’environ 1 700 hab. dans la première moitié du 20e siècle; elle est montée à 2 200 en 1975 après la fusion avec Béliet (1974), 2 600 en 1990 et elle a encore gagné 1 400 hab. de 1999 à 2008. Béliet est au nord de Belin mais leurs agglomérations sont confondues. Deux groupes d'écarts se distinguent en clairières dans la forêt: Boulox et Meynieu au sud, autour de Joué au sud-est, la Coste et Lès au nord-est, Lauray au nord-ouest, Lilaire à l'extrême sud; des clairières de grande culture sont ouvertes au sud-ouest.

Le canton, limitrophe du département des Landes, a 54 610 ha (dont 40 924 ha de bois), 16 300 hab. (11 900 en 1999) et 5 communes; il inclut Salles et Le Barp, qui sont hors du Parc des Landes, ainsi que Saint-Magne (1 000 hab., 8 266 ha dont 6 452 de bois) à l’est, dont la population augmente depuis le minimum de 1975 (540 hab.) et a gagné 180 hab. de 1999 à 2008. Le finage contient à l'extrême nord le grand domaine agricole de la Pierre, plusieurs hameaux dont Douence sur la route de Saucats (D 111), le château de Saint-Magne qui abrite un centre (public) spécialisé dans les maladies mentales. Au nord, Le Barp a un discret mais vaste centre d’essais nucléaires, néanmoins inclus dans le Parc.

À 8 km OSO de Belin-Béliet, la commune de Lugos (830 hab., 6 214 ha dont 4 760 de bois) s’étend sur 20 km du NE au SO. Elle avait 390 hab. en 1975 (contre 650 au maximum de 1926) et en a gagné 260, soit 45%, entre 1999 et 2008. Son finage s'étire vers le sud-ouest où sont de grandes unités agricoles, comme le spectaculaire domaine à cercles d’irrigation par aspersion de la Lucate au-delà de la voie ferrée et de la gare de Lugos, auprès de laquelle s'est développé un hameau. Vers le nord-est, le finage atteint le cours de l'Eyre et contient une aire de service de l'autoroute, l'étang de Brane et quelques ruuines, l'église du Vieux Lugos (16e s., classée, à fresques). Un gisement de pétrole avait été découvert en 1956; des puits subsistent en bordure du village.


Barp (Le)

4 500 hab. (Barpais), 10 732 ha dont 6 190 de forêt, commune de Gironde dans le canton de Belin-Béliet à 32 km SSO de Bordeaux dans le parc des Landes, sur la RN 10 (canton de Belin-Béliet); pépinières Darbonne (fraises, asperges, etc., 40 sal.) et surtout grande base du CEA (Commissariat à l’énergie atomique) depuis 1967 sur 734 ha dans les pins au nord de la commune, près de l’autoroute A 63 (avec accès direct). La population de la commune du Barp avait dépassé 1 500 hab. dans les années 1880, mais était tombée à moins de 900 en 1962; elle a nettement augmenté depuis, et a encore gagné 1 200 hab. de 1999 à 2008.

Le CESTA (Centre d’études scientifiques et techniques d’Aquitaine, 970 salariés) y est spécialiste de la conception et de la réalisation des têtes nucléaires et possède également un terrain d’expérimentation sur 923 ha à Saugnacq-et-Muret dans le canton de Pissos (Landes), 30 km au sud. C’est au CESTA que s’implante le fameux «Laser mégajoule» (LMJ) du CEA, chargé notamment de simuler les effets des explosions atomiques que l’État a renoncé à provoquer en vraie grandeur; il devrait employer 600 personnes, dont la moitié du CEA, les autres à des sous-traitants; les sociétés Sagem (groupe Safran) et Cilas (filiale d’Areva et EADS) se sont déjà installées et la plate-forme logistique de la «Route des Lasers» s’ouvre avec 200 salariés et un fort financement public. La Ligne d'intégration laser (LIL) est en place depuis 2002 et représnte déjà le plus puissant laser d'Europe. Le LMJ est censé entrer en opération en 2011.


Salles (Gironde)

6 000 hab. (Sallois), 13 798 ha dont 9 992 de bois, commune de la Gironde dans le canton de Belin-Béliet, 9 km au NO du chef-lieu et à 45 km SO de Bordeaux, formant enclave dans le parc des Landes, au bord de l’Eyre. Le bourg est contourné juste à l'est par l’A 63 (un échangeur) tandis qu'à l’ouest la voie ferrée Bordeaux-Hendaye effleure son territoire. La commune, «station verte de vacances» qui s’étend sur 24 km NE-SO, compte les gros hameaux de la Vignolle de Salles au NE, de Lanot au sud, Bilos au sud-ouest, la Caplanne à l'ouest; sa limite touche aux maisons du Barp à la pointe NE, et englobe à l'ouest le domaine agricole du Petit Lagnereau. Salles a un collège public; supermarché Carrefour (50 sal.), transports par cars David (CFTI, 30 sal.), scierie Poumeyrau (20 sal.), mécanique de Lobel (25 sal.) et Gaudillière (20 sal.). Son nom ancien était Salomaco, sans doute marché du sel. Sa population était de 4 000 hab. en 1876; elle s’était abaissée à 2 600 en 1936 et a repris depuis; la croissance est continue et a été de 1 450 hab. entre 1999 et 2008, soit 32%.