Canton de Blanquefort

Blanquefort

15 400 hab. (Blanquefortais) dont 680 à part, 3 372 ha, chef-lieu de canton de la Gironde en banlieue NNO de Bordeaux. Le centre-ville est à 6 km de la Garonne, mais la commune atteint sa rive gauche au château Grattequina, devenu hôtellerie, et près du hameau de Florimond. Plusieurs parcs et châteaux s’éparplllent dans la partie résidentielle, dont au sud le parc Marjolan au bord de la Jalle du Taillan, et le proche château Dulamon aux Orphelins apprentis d’Auteuil, au nord le parc et le château Breillan et le château Dillon avec un centre viticole, au nord-est le parc et le château de Fongravey.

La limite sud de la commune suit le tracé de la Jalle du Sable. Il comprend au nord-ouest le massif boisé de Terre Noire et au nord, le long de la route D 2, les urbanisations de l'Aubarède et de Caychac. Une vaste zone industrielle a été installée à l’est près des palus, avec la plus grande usine d’Aquitaine, qui fabrique encore des boîtes de vitesse pour automobiles Ford, mais est descendue de 3 600 à 1 600 sal. et que Ford abandonne; fabrique de chaussures pour enfants Mod’8 (Aster) du groupe Renaudin, 100 sal., 800 000 paires par an (incendiée en juillet 2002); chimie fine Labso du groupe Boehringer (70 sal.); laboratoire de recherche Evic (50 sal.), charpentes Perchalec (40 sal.).

Blanquefort accueille aussi divers ateliers et entrepôts de boissons dont ceux des rhums Bardinet (200 sal.) et Dillon (distillerie, 50 sal.), caves du groupe Castel (180 sal.) et entreposage de vins médociane des Grands Crus (50 sal.), Barton et Guestier (45 sal.), Mitsiu (40 sal.); et de nombreux négoces dont ceux d'électroménager SDS (110 sal.), de vêtements France Sécurité (60 sal.), de produits d'hygiène et de ménage Le Goff (60 sal.), de produits sidérurgiques KDI (50 sal.), de vitrages Pilkington (50 sal.), de cadeaux et vaisselle Faye (40 sal.); installations électriques Sattelec (40 sal.), nettoyage Eure(K) (50 sal.).

La ville a plusieurs collèges et lycées généraux et professionnels, publics et privés, un lycée agricole avec centre de formation professionnel agricole et centre de formation d’apprentis, un centre de formation du bâtiment; institut médico-pédagogique; maison de retraite (les Cantous, 40 sal.); hypermarché Auchan (140 sal.) et un service de réparation du groupe (80 sal.), Simply (60et 40 sal.); ingénierie AMO (50 sal.), transports Naval (100 sal.), Fourton (50 sal.), Kuhne-Nagel (40 sal.); travaux publics Malet (70 sal.) et BDS (démolition, 45 sal.). La population de la commune était de 3 000 hab. vers 1890, 4 000 en 1962, 10 000 en 1982 et continue de croître: elle a gagné 700 hab. de 1999 à 2008, mais l'estimation Insee pour 2008 est inférieure à celle de 2007, ainsi que pour le canton. Le maire est Vincent Feltesse (socialiste), historien et professeur, qui préside aussi la Communauté urbaine de Bordeaux.

Le canton a 53 500 hab. (50 500 en 1999), 13 590 ha (dont 2 480 de bois, surtout au Pian-Médoc) et 6 communes, toutes de plus de 2 000 hab. (Eysines, Ludon-Médoc, Macau, Parempouyre, Le Pian-Médoc, v. ces noms). Il s’étend au nord de Bordeaux le long de la Garonne, des portes de la capitale (cours de la Jalle d’Eysines) à Macau. La partie garonnaise, basse et humide mais équipée de canaux de drainage, cultive les légumes et a reçu la grande zone industrielle de Blanquefort; la partie occidentale est sur des basses collines boisées autour du Pian-Médoc, dont 115 ha de vignes.

L'usine Ford de Blanquefort

Ford a investi en France au début des années 1970, choisissant les sites des Ardennes (près de Charleville) et du Bordelais. Ce dernier, à Blanquefort, dont l'installation a été négociée avec la Communauté urbaine, a porté sur 110 ha et ouvert en 1973. De gros investissements ont été réalisés régulièrement, notamment en 1996. En 2004, l'usine fabrique des transmissions pour les voitures Ford du monde entier. Il existe en fait deux unités, dont une en association avec la firme allemande Getrag (760 sal.), employant au total 3 600 personnes. L'une livre 3 200 boîtes de vitesses manuelles par jour, l'autre 2 400 boîtes automatiques. L'ensemble forme alors le plus grand site industriel d'Aquitaine et donne aussi du travail à des sous-traitants, dont Ford cherche toutefois à limiter le nombre. Puis la stratégie de la firme évolue et Ford finit par vendre en 2009 l'usine, devenue First Aquitaine Industries (FAI), à l'allemand HZ Holding, qui envisagea d'y produire des systèmes d'éoliennes; mais celle-ci annonce dès 2010 la fermeture et revend le site à Ford; il ne reste alors que 1 600 emplois; Ford annonce pour décembre 2011 l'arrêt définitif de la fabrication de boîtes de vitesse, d'un modèle qu'il abandonne. La firme pourrait conserver sur place 200 à 600 emplois à d'autres fabrications, selon l'état de projets en cours.


Eysines

19 100 hab. (Eysinais) dont 400 à part, 1 201 ha, commune résidentielle de banlieue NO de Bordeaux (Gironde) dans le canton de Blanquefort. Son territoire est traversé par la rocade autoroutière A 630 et la N 215 vers le Médoc, et limitée au nord par le cours de la Jalle d’Eysines. Vers l’ouest, grand bois de la Piconerie, avec l’ensemble de sports du Pinson et un autre au service des handicapés (hôpital, école nationale des handicapés moteurs, centre d’aide par le travail, établissement psycho-social). La commune n’avait que 3 300 hab. en 1946 (5 600 en 1962, 13 000 en 1975). La majorité municipale est depuis longtemps à gauche. Le maire est Christine Bost, socialiste, également conseillère générale et vice-présidente de la CUB.

La commune a quelques ateliers du groupe Aérospatiale; un collège et un lycée professionnel publics, un établissement régional d’enseignement adapté, un centre de rééducation et hôpital privé. Les principaux établissements de production sont une cartonnerie Korus (60 sal.) et l'imprimerie Korus éditions (50 sal.), des fabriques de bouchons de liège Amorim (70 sal.), de mécanique Serres (40 sal.), de grillages SBFM (40 sal.), d'étuis métalliques pour gaz Bigata (30 sal.). Dans les commerces, un supermarché U (60 sal.), un Intermarché (40 sal.), Point P (35 sal.), des négoces de matériel agricole Bergerat-Monnoyeur (60 sal.), d'électroménager Dougados (65 sal.), de bureautique Document Concept 33 (30 sal.).

Eysines a aussi d'assez nombreux établissements de service périurbains: ascenseurs Otis (60 sal.); étanchéification Soprema (60 sal.), revêtements Actisol (30 sal.), installations électriques Egep (55 sal.) et thermiques Lecoq (40 sal.), travaux pubics Sud-Ouest Pavages (40 sal.); nettoyages Multinet (100 sal.) et Hygitec (30 sal.); gestion immobilière Le Fond du Val (Cléverte-Maisons Nature, 70 sal.), comptabilité Medipharm (30 sal.), informatique Onays (30 sal.) et Everlog (25 sal.), publicité Pages-Jaunes (300 sal.) et Adrexo (100 sal.); distribution d'électricité ERDF (40 sal.); France-Télécom affiche 500 salariés.


Ludon-Médoc

4 000 hab. (Ludonnais), 1 869 ha, commune de la Gironde à 18 km au nord de Bordeaux, dans le canton de Blanquefort, 7 km au nord du chef-lieu. Son finage atteint à l'est la rive de la Garonne et contient au sud-est un secteur de polders le long du canal de Despartins; l'habitat comprend d'amples lotissements de pavillons au sud et à l'ouest; motte du château Cantemerle (14e s.), châteaux de Bacalan (18e s.), d'Agassac (42 ha de vignes) au sud, la Lagune (82 ha de vignes, groupe Frey) et Paloumey (19e s., 20 ha) à l'ouest; gare. La population était de 1 000 hab. dans les années 1930; elle a doublé depuis 1975, témoignant de l’expansion périurbaine bordelaise, et encore gagné 630 hab. de 1999 à 2008; 175 ha de vignes, Tonnellerie Ludonnaise (75 sal.), caves Barrière (30 sal.), couverture Bernard (25 sal.).


Macau

3 400 hab. (Macaulais), 1 956 ha dont 313 de vignes et 400 de bois, commune du Médoc à 22 km au nord de Bordeaux sur la rive gauche de la Garonne, dans le canton de Blanquefort, face au bec d’Ambès et à l’île Cazeau, dont elle possède l’extrémité amont; voie ferrée et gare, châteaux viticoles Plaisance (18e s.), Canteemerle (17e et 19e s., 87 ha de vignes, aux Mutuelles d'assistance des travaux publics SMABTP), Larrieu Terrefort (18e-19e s., 7 ha), Priban, Cambon la Pelouse (60 ha) et Constant Trois Moulins, la Houringue (28 ha), Rose la Biche (au château Giscours de Labarde), et de nombreux autres, tous du 19e s.; pêcherie Dulaurier (25 sal.), maison de retraite (château Maucamps). Elle est connue pour ses cultures maraîchères; elle eut jadis une spécialité d’artichauts camus, mais le nom de macau est donné à l’artichaut blanc hyérois, surtout cultivé en Roussillon. Le finage s'élargit sur la rive de la Gironde, descendant loin vers le nord en séparant de l'estuaire le finage de Labarde et jusqu'à une partie de celui de Cantenac, quelques fermes et le hameau du Port soont sur la rive; hameau de Labric au sud-ouest. La commune avait déjà plus de 2 000 hab. en 1886, puis était descendue à moins de 1 300 au milieu du 20e siècle; la croissance est régulière depuis, la commune a encore gagné 480 hab. entre 1999 et 2008.


Parempuyre

7 500 hab. (Parempuyriens), 2 180 ha, commune en grande banlieue nord de Bordeaux, à l’entrée du Médoc (Gironde) dans le canton de Blanquefort, 5 km NE de celle-ci. Le bourg s’étale sur la haute terrasse médocaine, au-dessus de vastes étendues de palus qui atteignent la rive gauche de la Garonne; un collège public, halte ferroviaire, Intermarché (40 sal.); transports par cars Keolis (40 sal.), maçonnerie Benaben (20 sal.); chais de la grosse compagnie vinicole CVBG-Dourthe-Kressmann (160 sal.) et conseil d'affaires Grands Terroirs Associés (20 sal.) du même groupe. Le château Pichon (19e s.) fait partie des propriétés de l'entrepreneur de travaux publics Clément Fayat (40 sal.) et produit sous le nom de Clément-Pichon (25 ha); châteaux Ségur (39 ha), la Vacherie. La commune avait 800 hab. dans les années 1930; elle est passée à 2 100 en 1975, 4 000 vers 1985 et continue à se peupler: sa population s'est accrue de 800 hab. de 1999 à 2008.


Pian-Médoc (Le)

5 400 hab. (Pianais) dont 160 à part, 3 012 ha dont 1 771 de bois, commune en Gironde dans la grande banlieue NO de Bordeaux, à 18 km de la ville, dans le canton de Blanquefort, 6 km au NNO de celle-ci dans la forêt médocaine; commerces et ateliers périurbains dont la récupération de métaux Decons (110 sal.). Le nom était Le Pian jusqu’en 1958; à cette date, la commune avait 800 hab.; elle est passée à 2 000 en 1976, 4 000 en 1985; mais elle aurait perdu une centaine d'habitants après 1999. Son habitat est réparti en plusieurs quartiers ou hameaux: Paloumey et Feydieu à l'angle nord-est, l'Église avec le château Malleret (17e et 19e s., 54 ha de vignes), des haras et l'Ermitage Lamouroux (18e s.); Bertrand et Auquin au centre; Sénéjac et son château (19e s., 40 ha) au nord-ouest; Louens et le lotissement du Luget au sud-ouest; au sud-est, le château Geneste (17e et 19e s., grand parc), le château Bellegrave de Poujeau (19e s.), le quartier du Poujeau et plusieurs lotissements dont les Airials. Le golf du Médoc a été dessiné à l'angle nord-ouest du finage et s'accompagne d'un hôtel de 50 salariés; un centre commercial s'est installé à l'angle sud-est, de l'autre côté de la D 2 qui, plus au nord, marque la limite orientale du territoire; hypermarché Leclerc (160 sal.) et bricolage (35 sal.).