Canton de Carbon-Blanc

Carbon-Blanc

7 000 hab. (Carbonblannais), 386 ha, chef-lieu de canton de la Gironde dans l’arrondissement de Bordeaux, en banlieue NE de la capitale à 8 km du centre; deux maisons de retraite (30 sal. chacune); menuiserie d'aluminium AP (40 sal.), et transporteurs (Lahaye 100 sal., United Parcel 60 sal., Kuehne Nagel 60 sal., Florian't 30 sal.), travaux publics Aximum (100 sal.), Sotrap (70 sal.) et Eiffage (50 sal.); négoce agricole Catros Gérand (Les Doigts Verts, 40 sal.), de vins Sovex Woltner (70 sal.), Cheval Quancard (35 sal.) et Entrepôts vinicoles d'Ambarès (30 sal.); spectacles Z Professionnel (40 sal.); publicité Mediapost (100 sal.), nettoyage Sipe (35 sal.). L’ancienne laiterie-yaourterie Chambourcy, cédée par Nestlé en 1998 à un groupe d’investisseurs (CBSA), a finalement été fermée en 2002.

La commune avait été intégrée à Bassens entre 1806 et 1853; elle avait seulement 800 hab. à la fin du 19e s., 1 100 en 1954; elle est passée à 3 000 en 1968, 5 000 dix ans après, puis sa croissance a ralenti; elle s'est accrue de 320 hab. entre 1999 et 2008. Le finage s'allongée du SO au NE le long de la commune de Bassens; il est entièrement urbanisé et bordé à l’est par l’A 10 et la voie ferrée Bordeaux-Paris. Le terminus de la ligne A du tramway de Bordeaux est à la limite des communes de Lormont, Bassens et Carbon-Blanc.

Le canton a 34 100 hab. sur 9 170 ha, et 6 communes dont 5 de plus de 2 000 hab.: le chef-lieu, Ambarès-et-Lagrave et Sainte-Eulalie près de celui-ci, Saint-Loubès et Saint-Sulpice-et-Cameyrac plus à l’est (v. ces noms). La dernière est Saint-Vincent-de-Paul (1 100 hab., 1 388 ha dont 102 de vignes), 9 km au NNE de Carbon-Blanc, qui s’étire le long de la rive gauche de la Dordogne et partage avec Cubzac les trois ponts sur la rivière. Le territoire cantonal se dispose en éventail à partir du chef-lieu en direction de la Dordogne, que suit sa limite septentrionale; il englobe au NO une partie des palus de la presqu’île d’Ambès et compte d’amples infrastructures (voies ferrées, N 10 et A 10, zone industrielle d’Ambarès).


Ambarès-et-Lagrave

13 400 hab. (Ambarésiens) dont 240 à part, 2 476 ha, commune de la Gironde dans le canton de Carbon-Blanc, en banlieue nord-est de Bordeaux. L’habitat est en continuité avec l’agglomération, entre Garonne et Dordogne. La commune, issue d’une fusion ancienne (1817), avait déjà plus de 3 000 hab. en 1900; sa population est passée à 4 300 en 1945, 7 600 en 1975 (sdc) et a gagné 1 900 hab. entre 1999 et 2008. Son territoire contient plusieurs étangs, 111 ha de vignes, un collège public, une institution pour enfants. Le maire est Michel Héritié, socialiste, juriste et cadre à l'Urssaf.

Une zone industrielle accueille une grande usine de médicaments (Sanofi, 740 sal., anciens laboratoires Labaz), des ateliers de fils et câbles d'électronique Cirma (60 sal.), les plastiques Foresa (Defor, 40 sal.), les installations électriques ETDE (70 sal.); autocars Citram (55 sal.) et transports Walon (30 sal.); Brico Leclerc (60 sal.), négoces de vins Bouey (40 sal.), de produits pétroliers Repsol (40 sal.); Autoroutes du Sud de la France (80 sal.).

Une nouvelle plate-forme logistique, dite de Bassens-Ambarès, dispose de 242 ha dont 76 pour le trafic portuaire et d’un équipement frigorifique de 12 000 m2, rassemblant 80 entreprises et 1 400 emplois; le groupe britannique Autologic y installe une plate-forme de préparation de véhicules (Axial) qui doit traiter plus de 100 000 automobiles par an sur 22 ha; elle s’accompagne d’un centre de transit international avec service de dédouanement, d’installations pour conteneurs, de bifurcations ferroviaires, d’une gare routière et d’une section d’IUT avec centre de formation supérieure de logistique (groupe Promotrans); Institut de formation industrielle permanente (Ifip, 20 sal.).


Sainte-Eulalie

4 800 hab. (Eulaliens), 906 ha, commune de la banlieue NE de Bordeaux dans le canton de Carbon-Blanc (Gironde), juste à l’est de celle-ci; un collège public, un centre fermé pour mineurs; hypermarché Leclerc de 320 sal., conseil en toxicologie Cehtra (25 sal.), négoce de matériaux VM (25 sal.), installations électriques Tresses (40 sal.). Elle avait seulement 900 hab. dans les années 1950, puis 2 000 en 1968, 3 000 dix ans après. Sa population s'est accrue de 570 hab. entre 1999 et 2008.


Saint-Loubès

7 900 hab. (Loubésiens), 2 507 ha dont 422 de vignes, commune de la Gironde en grande banlieue NE de Bordeaux dans le canton de Carbon-Blanc, à 17 km de Bordeaux, à l'est d'Ambarès et touchant à la rive gauche de la Dordogne. La ville a une institution psychiatrique pour enfants, un collège public. Son territoire est traversé par la voie ferrée et la D 242 et dispose à l'ouest d'une zone industrielle proche de deux accès de l'autoroute l'Aquitaine. Les vignes sont au sud-ouest, où se remarqunte le grand parc du château Reignac (19e s., domaine de 135 ha de vignes), près d'un étang, le château Terrefort (17e s.) et celui de La Lande Saint-Jean (20 ha), et les hameaux du Truch et de l'Estrille. Le cours de la Laurence fixe à l'est la limite du territoire. Sa population atteignait déjà 2 500 hab. au début du 19e s., 2 900 en 1900 et n’avait plus changé jusqu’en 1960; elle est passée à 4 000 en 1975 et croît encore sensiblement: elle a gagné 700 hab. de 1999 à 2008. Depuis 2000, Saint-Loubès est le siège d’une communauté de communes du secteur de Saint-Loubès (23 600 hab. et 8 370 ha, 6 communes) qui englobe Montussan, Sainte-Eulalie, Saint-Sulpice-et-Cameyrac, Yvrac et Beychac-et-Caillau.

La commune a reçu de nombreux établissements tels que les plâtres Lafarge (90 sal.) et les tuyaux de ciment Bonna (50 sal.), la pharmacie Sanofi Winthrop (120 sal.), l'imprimerie-cartonnerie Maubrac (40 sal.), les montages métalliques France Montage (40 sal.), les réparations d'électronique Cordon (Cirma, 160 sal.) et de matériel agricole Lagarde (50 sal.); maçonnerie Gedda (65 sal.), peinture en bâtiment EPRM (30 sal.). L’agro-alimentaire est représenté par la distribution alimentaire Transgourmet, groupe germano-suisse (Rewe et Coop) ayant réuni Aldis, Prodirest et, à Saint-Loubès, la société girondine Borehal (Borgel, 230 sal.) et par le négoce des Grands Vins de Gironde au domaine de Ribet (90 sal.); mais Bordeaux-Viandes (100 sal.), racheté en 2008 par Spanghero, a fermé aussitôt après. Dans la distribution figurent aussi les négoces de fournitures Mabeo (Cofitec, 30 sal.) , de gaz de pétrole liquide ARG (50 sal.); transports Inter-Pulve (110 sal.), Doumen (110 sal.), Duverneuil (59 sal.), Aquitrans (45 sal.), Rabotin (40 sal.), Vaquier (40 sal.), Vincent (25 sal.); travail tempraire Manpower (230 sal.), traitement des ordures Ulysse (30 sal.).


Saint-Sulpice-et-Cameyrac

4 300 hab. (Saint-Sulpiciens), 1 504 ha dont 389 de vignes, commune de la Gironde en grande banlieue de Bordeaux (20 km NE), dans le canton de Carbon-Blanc; supermarché U (60 sal.), blanchisserie Initial BTB (45 sal.), lotissements dans les bois. La commune, résidentielle et qui résulte d’une fusion ancienne (1812), n’avait que 1 100 hab. en 1962; elle avait atteint 3 200 (sdc) vingt ans après et a encore gagné 340 hab. de 1999 à 2008. Cameyrac est à l'angle sud-ouest du finage, sur une butte; un terrain de golf avec résidence club de villas est juste à l'est, entre le village et le hameau de la Barrade, le château de Beauval (18e s.) proche au nord-ouest. Saint-Sulpice est au nord-ouest du finage, avec une église inscrite du 12e s., la gare et les châteaux Briand et Quantin (18e s.), le château Lamothe (19e s. sur un site du 14e s.) et le hameau de Tasta au nord-est.