Canton de Créon

Créon

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Créon

4 100 hab., 802 ha, chef-lieu de canton de la Gironde dans l'arrondissement de Bordeaux, à 25 km SE de la capitale, dans l'Entre-deux-mers. Le centre correspond à une bourgade fortifiée de forme quasi circulaire, qui fut une bastide et a conservé son damier de ruelles originel; belles maisons et halles de la place de la Prévôté; commerces et services, dont un collège public; petite fabrique de papier à la main (Antaimoro) dans un ancien prieuré, négoce de matériaux Truant (40 sal.), supermarché Carrefour (60 sal.); active station de location de vélos dans l'ancienne gare, au bout d'une piste cyclable établie jusqu'à Bordeaux sur le site d'une ancienne voie ferrée. Le finage, qui n'est pas très étendu et qui est accidenté, a deux extensions vers le nord-est jusqu'au Genestat, vers le sud jusqu'aux hameaux de Baudin et Mailleau. La ville avait seulement 1 000 hab. au milieu du 20e siècle, 1 800 en 1975. La communauté de communes du Créonnais associe 14 communes (14 000 hab.) et siège à Créon.

Le canton a 41 600 hab. (37 200 en 1999) et 28 communes (record du département) et occupe 21 980 ha (4 647 ha de bois), soit une bonne part de l'Entre-deux-mers, tout en suivant la rive droite de la Garonne de Langoiran à Latresne. La partie occidentale du canton est déjà dans la banlieue de Bordeaux et en forte croissance à Camblanes-et-Meynac, Latresne, Carignan-de-Bordeaux, Fargues-Saint-Hilaire, Pompignac; même Saint-Caprais-de-Bordeaux et Sadirac, plus éloignées de la capitale, dépassent 2 000 hab. (v. ces noms).

Un peu plus loin de Bordeaux, quatre communes se succèdent le long du coteau de Garonne. À 4 km en amont, Cambes (1 400 Cambais, 534 ha dont 127 de vignes) est au débouché d'un vallon sur la Garonne et son finage s'étend sur le plateau vers le nord; la Garonne coule ici au pied du coteau et ne laisse pas de plaine alluviale; château du Peyrat (16e au 19e s.), une maison de cure pour soins mentaux (30 sal.) et maison de retraite (35 sal.). Elle a gagné 220 hab. de 1999 à 2008. Un peu plus loin Baurech (790 Baurechais, 768 ha) a des grottes et cultive 262 ha de vignes; elle a gagné 80 hab. dans le même temps; menuiserie métallique Jouneau (30 sal.). Son finage comprend au contraire une part d'ue large plaine alluviale de rive droite (la Palus), entamée par un large étang de gravière et plantée de vergers, et le village s'étire au pied du coteau à l'écart du fleuve.

Tabanac (1 100 Tabanacais, 800 ha dont 156 de vignes) est un village de plateau à l'est de Baurech, mais son finage partage avec Beaurens la plaine alluviale et ses vergers.; le hameau de Rouquey se tasse en fond de vallon au débouché sur la plaine. Enfin Le Tourne (770 Tournais, 253 ha dont 84 de vignes) fait partie de l’agglomération de Langoiran sur la rive droite du Gaillardon près de son confluent avec la Garonne, et étire son finage sur le plateau vers le nord-est, à l'ouest du Gaillardon; le coteau, également pourvu de grottes, porte les ruines d’un château et le parc de la Peyraube. Tabanac a gagné 90 hab., Le Tourne 70, de 1999 à 2008.

Sur le plateau mamelonné, plusieurs communes rurales se signalent par leur surface en vignes, et aussi par de jolies églises romanes et de nombreux châteaux. Vers l’ouest, Cénac (1 900 hab., 750 ha dont 215 de vignes), partie de 500 hab. en 1954, a gagné une 70 hab. de 1999 à 2008; son finage est bordé au nord-ouest par le cours encaissé de la Pimpine et son habitat comporte plusieurs lotissements sur le plateau; église du 11e s., plusieurs châteaux du 19e s.; mise en bouteilles et conditionnement Sicsoe (35 sal.), installations électriques Préfélec (25 sal.). Lignan-de-Bordeaux (720 hab., 894 ha dont 214 de bois et 204 de vignes) est une ancienne seigneurie à 9 km ONO de Créon; son village, doté d’un musée archéologique et d’une église romane classée, est dans la vallée de la Pimpine; châteaux Laligne (17e-18e s.) et Seguin (16e et 19e s.) sur les collines au nord et à l'est, château de Lislefort (17e s.).

Une demi-douzaine de communes se partagent le plateau au nord et au nord-ouest de Créon. Le Pout (370 Poutais., 393 ha) est juste au nord à 3 km sur une serre qui porte aussi le château du Rivalan (17e au 19e s.) et ne cultive que 22 ha de vignes. Loupes (620 hab., 487 ha) est une commune d'habitat totalement dispersé au nord-ouest de Créon, avec une mairie isolée et 102 ha de vignes. Bonnetan (830 hab., 429 ha), un peu plus au nord-ouest et juste à l'est de Fargues-Saint-Hilaire, a un habitat désordonné où s'éparpillent de petits lotissements, sans vigne déclarée; château la Loubière (16e au 19e s.).

Camarsac (940 hab., 535 ha) dissémine ses maisons dans la vallée du Gestas et sur son versant de rive gauche et abrite un gros château (14e au 19e s.) et 75 ha de vignes; fabrique de bétons KP1 (130 sal.). Le village de Croignon (490 hab., 432 ha) domine un site de confluence au-dessus de la vallée du Gestas, pont du 18e s. Cursan (470 hab., 607 ha) est à 4 km au nord-est de Créon, dans la vallée du Gestas; restes de château fort (13e et 16e s.), château Barrault au sud-est; 69 ha de vignes.

Au sud du chef-lieu se situent trois autres communes. Haux (790 Hauxois, 1 021 ha dont 300 de bois et 510 de vignes) a un minuscule centre villageois à 6 km SSO de Créon, qui domine la vallée du Gaillardon et a une église classée (14e-15e s.); l'habitat est plus dense sur la crête à l'est, où sont les Fabres et le Grand Chemin; plusieurs châteaux, dont celui de la Société Viticole de France (40 sal.) au château du Grava à l'ouest (73 ha); château de Lamothe (19e s., 85 ha de vignes en trois propriétés), château de Haute-Sage (16e-18e s.). Saint-Genès-de-Lombaud (310 Lombaussiens, 614 ha dont 142 de vignes), 4 km SSO de Créon, a un habitat encore plus dispersé. La distillerie Douence (30 sal.) est au sud dans la vallée du Lubert, sous le château de Los (18e-20e s.); la société filiale EBV (Énergie Biomasse Viticole) a installé une capacité de production électrique de 12,5 MW par gazéification des résidus de la distillerie. Madirac (190 hab., 186 ha) est une toute petite commun juste à l'ouest de la précédente, dont le principal hameau est celui de la Carpe à l'angle nord-ouest.

La partie orientale du canton est moins sollicitée. Á 3 km à l’est de Créon, les ruines entretenues de l’abbaye romane de la Sauve-Majeure (11e s.) sont dans la commune de La Sauve (1 400 Sauvois dont 150 à part, 1 864 ha dont 493 de vignes); elles font partie du patrimoine de l’Unesco au titre des chemins de Compostelle. La Sauve a une maison familiale rurale et le village s'est grossi de plusieurs lotissements (+80 hab. de 1999 à 2008); château Curton (18e-19e s.) sur une colline au nord. Saint-Léon (310 hab., 449 ha dont 177 de vignes) n'a qu'un petit village au pied des collines au sud, l'habitat principal étant celui du hameau de Mondon; Château Neuf (16e-17e s.) à la limite nord de la commune. Blésignac (300 hab., 250 ha dont 56 de vignes) clôt au nord-est le canton, nordé au nord par le ruisseau de Trousse-Paille et le hameau du pont Traoucat; gros château de Blésignac au sud-ouest.


Camblanes-et-Meynac

2 700 hab. dont 130 à part, 868 ha dont 191 de vignes, commune de la Gironde à 13 km SE de Bordeaux dans le canton de Créon, dont l’habitat se disperse sur les collines de l’Entre-Deux-Mers, et plus parciimonieusement sur la plaine de rive droite de la Garonne, naguère fréquentée en fin de semaine et pour ses guinguettes; lycée professionnel public, maçonnerie Cassagne (60 sal.), Batramsud (30 sal.), espaces verts Acevedo (20 sal.); supermarché U (40 sal.), négoce de machines-Outils Ficep (35 sal.); transports TRSO (30 sal.). La ville est le siège de la communauté de communes des Portes de l’Entre Deux Mers (7 communes, 14 400 hab.). Elle avait 900 hab. en 1936, 1 500 en 1968 et sa population, qui avait atteint les 2 000 hab. en 1982, a gagné plus de 500 hab. de 1999 à 2008 (+23%). La commune vient d'une réunion antérieure à 1806.


Carignan-de-Bordeaux

3 700 hab. (Carignanais) dont 100 à part, 878 ha, commune de la Gironde dans le canton de Créon, en grande banlieue ESE de Bordeaux (11 km), dans les collines de l’Entre-Deux-Mers; villas, plusieurs domaines viticoles mais seulement 106 ha de vignes; collège privé, maison de retraite (40 sal.); négoce de boissons Ginestet (90 sal.), Joanne (30 sal.), Cousin (30 sal.). La commune n’avait pas 600 hab. en 1950, mais est passée à 1 900 dès 1975 et a gagné 540 hab. de 1999 à 2008. Toute la partie occidentale du plateau est colonisée par les pavillons en petits lotissements, la partie orientale, un peu plus accidentée, reste plus agricole.


Fargues-Saint-Hilaire

2 800 hab. (Farguais), 702 ha, commune de la Gironde dans le canton de Créon, en grande banlieue à 12 km à l'est de Bordeaux sur la route de Bergerac; elle est traversée par la D 936 et surtout faite de lotissements sur le plateau; centre de loisirs, supermarché U (60 sal.), maison de retraite (40 sal.). Elle était Fargues avant 1886 et avait alors 570 hab., comme en 1946; elle est montée à 1 200 en 1975 et continue sa croissance: elle a gagné 520 hab. de 1999 à 2008. Son territoire est limité à l'est, à l'ouest et au sud par les ruisseaux confluents et encaissés de Canterane et Bouteronde.


Latresne

3 300 hab. (Tresnais), 1 039 ha, commune de la Gironde en grande banlieue SE de Bordeaux sur la rive droite de la Garonne, dans le canton de Créon, à 10 km du centre de la capitale; église à clocher-mur, château du 17e s. refait au 19e s. et château des 17e-18e s. occupé par le centre de formation et de perfectionnement aéronautique; centre de rééducation; collège public. Le bourg est au pied des coteaux, au débouché de la vallée de la Pimpine sur la large plaine alluviale de rive droite de la Garonne. Une file d'habitations suit la rive, une autre le pied du coteau; le plateau est couvert de maisons. La commune inclut la longue île d’Arcins (1 000 m) dans la Garonne.

La ville a deux zones d’activités au nord et surtout au sud près du bourg: traitement de surfaces (L’Électrolyse, 900 sal.), équipement industriel et constructions métalliques (Sirech-Hostier, 80 sal.), constructions navales B2 Marine (25 sal.); maçonnerie Cofex (30 sal.), travaux publics Eiffage (40 sal.); fournitures industrielles Orexad (30 sal.), vente à domicile Somag (40 sal.). Elle est au début d’une «route Mauriac» vers Malagar. Assez bien équipée en commerces, elle avait déjà environ 1 700 hab. entre 1876 et 1950, puis la population a augmenté avec la suburbanisation après 1960, mais est restée étale entre 1999 et 2008.


Pompignac

2 600 hab. (Pompignacais), 1 182 ha dont 212 de bois et 92 de vignes, commune de Gironde dans le canton de Créon, en banlieue est de Bordeaux (13 km) à l’extrémité nord du canton dans les collines de l’Entre-Deux-Mers, à l'est de Tresses. La vallée de la Laurence naît sur son territoire et le traverse vers le nord-est. Sa population a beauxoup augmenté depuis les 720 hab. de 1962, mais seulement d'une centaine d'habitants entre 1999 et 2008; nettoyage urbain Onyx (90 sal.), décors sur verre Sobodec (Société bordelaise de décoration, 50 sal.); maison de retraite au château Cadouin à l'ouest du village, domaines du Clouet (18e s.) au nord-ouest, de Guérin (17e-18e s.) au nord-est, des Carmes (18e s.) à l'est, du Vigneau (17e au 19e s.) au sud-est, de Landeron (18e-19e s.) au sud-ouest.


Sadirac

3 500 hab. (Sadiracais), 1 911 ha dont 620 de bois et 336 de vignes, commune de la Gironde dans le canton de Créon, 5 km à l’ouest du chef-lieu, passant en grande banlieue de Bordeaux (20 km ESE); musée de la poterie et de la céramique, en mémoire d’une ancienne spécialité locale, ranimée par des artisans; musée gourmand avec jardin de légumes dans une ancienne et petite conserverie, fabrique de Placoplâtre (25 sal.). La commune, qui n’avait que 1 200 hab. en 1975, et moins de 900 au milieu du 20e siècle, est la plus peuplée de la communauté de communes du Créonnais; elle a encore gagné 410 hab. de 1999 à 2008. Son finage est modelé par la vallée de la Pimpine (affluent de droite de la Garonne qui conflue à Latresne) et d'un vallon affluent, dont les versants sont boisés. L'habitat y est très épars et comprend plusieurs lotissements de pavillons; châteaux Tustal (17e-18e s., 35 ha de vignes) au centre, du Grand Verdus (16e s., 90 ha de vignes) au nord, Mouquet (ancien prieuré) à l'est, Lestage (18e s.) à l'ouest, domaine de Maucaillou (18e s.) au sud avec un musée de sarts et métiers de la vigne et du vin.


Saint-Caprais-de-Bordeaux

2 800 hab. (Saint-Capraisiens),1 028 ha dont 200 de bois, commune de la Gironde dans le canton de Créon, en grande banlieue de Bordeaux à 18 km SE, dans les collines de l’Entre-Deux-Mers; tonnellerie Demptos (80 sal.), 117 ha de vignes. Elle n’avait que 650 hab. en 1962 et a franchi le seuil des 2 000 en 1985 et a gagné 210 hab. de 1999 à 2008. Le petit village originel s'est entouré de lotissements; châteaux de Gourgue (17e s.) au sud-ouest, Sogeant (15e au 19e s.) et domaine de Conseillans (18e s.) au nord.


Sallebœuf

2 100 hab. (Sallebœuviens), 1 480 ha dont 400 de bois et 352 de vignes, commune du département de la Gironde dans le canton de Créon à 9 km NNO de Créon et 16 km à l’est de Bordeaux, qui n’avait que 700 hab. en 1962 et a crû ensuite très vite comme commune résidentielle, aux nombreux petits lotissements de villas; elle a gagné 180 hab. de 1999 à 2008.