Canton de Guîtres

Guîtres

1 700 hab. (Guîtrauds), 502 ha, chef-lieu de canton de la Gironde dans l’arrondissement de Libourne à 16 km NNE de la ville, et 5 km à l’ouest de Coutras, sur la colline au bord de l’Isle, au confluent du Lary qui vient de Charente. Le confluent de l’Isle et de la Dronne est aussi dans la commune, un peu plus à l’est. C’est un «village de caractère» avec une église abbatiale (12e-13e s.) et un festival de musique, musée du chemin de fer, train touristique de Guîtres à Marcenais à l'ouest; collège public, maison de retraite (25 sal.). La population croît peu à peu depuis le creux des années 1930 (1 200 hab.) et a augmenté de 170 hab. entre 1999 et 2008; elle avait atteint 1 540 hab. en 1891. Le finage communal dessine une avancée à l'est sur la rive droite de l'Isle et le fort coteau qui la domine, incluant le hameau des Graves, et la butte de la Cime des Graves. Il occupe la plaine de confluence et s'étend surtout au nord sur les collines; le hameau de Blanchon est juste au nord-est de la bourgade. La communauté de communes du canton de Guîtres correspond exactement au canton et siège au chef-lieu.

Le canton, limitrophe de la Charente-Maritime, a 15 700 hab. (13 300 en 1999) et 13 communes sur 19 260 ha dont 6 883 ha de bois. La partie nord est boisée. L'angle nord-est du canton est occupé par Lagorce (1 700 hab., 2 847 ha dont 1 533 de bois), dont le village est sur le coteau de rive droite de la Dronne et dont le territoire est traversé par la vallée du Lary; église inscrite du 12e s., transports Arnaudin (140 sal.) et BTD (20 sal.), ferme aux Oiseaux au nord-ouest. De nombreux hameaux s'éparpilent sur le finage, dont la Guirande près de la limite nord du canton, et Marie Pommier à l'angle nord-est, assorti d'un petit lac qui soutient un centre de loisirs. Plusieurs petits lacs collinaires se cachent dans les bois aux environs et la commune dessine une longue pointe vers le nord-est encore au-delà, où est le hameau de la Cassinerie. La mairie est au centre du finage, au hameau de Montigaut. L'angle nord-ouest de la commune est dans les bois. La population communale, de plus de 1 300 hab. en 1868, était descendue à moins de 900 en 1975; elle a fortement repris depuis et s'est encore accrue de 340 hab. entre 1999 et 2008.

Bayas (460 Bayardois, 1 082 ha dont 500 de bois) est un village à 3 km NNO de Guîtres; son finage, où se cultivent 80 ha de vignes, s'étire assez vers le nord pour atteindre la limite cantonale dans les bois. La commune de Lapouyade (460 hab., 2 580 ha), dont le village se perche sur une butte à 12 km au NO de Guîtres, et qui a une gare au pied de sa colline, est la plus boisée (2 000 ha). Son finage a 47 ha de vignes, deux acs collinaires, mais de petite dimension. Il s'étire loin vers le nord; il y contient dans les bois un grand domaine agricole (Routillas) et un un grand centre d'enfouissement technique de déchets. Sa population, qui était supérieure à 800 hab. dans les années 1830, n'a cessé de diminuer qu'après 1999. Tizac-de-Lapouyade (490 hab., 940 ha dont 358 de bois) est au sud-ouest de Lapoyade; son château du 16e s. domine la vallée et le hameau de Godicheau, que suit la voie ferrée; 55 ha de vignes.

L’ouest du canton est dans les collines viticoles au nord du Fronsadais, jusqu’à la petite vallée de la Saye. Seules trois communes cultivent une surface notable de vignes. Maransin (1 100 hab., 2 994 ha dont 1 280 de bois), 7 km NO de Guîtres, affiche 311 ha de vignes. Il est vrai que la commune est très étendue, tant dans les collines viticoles au sud que vers le nord dans la forêt. Le village, sur une crête, est assorti d'un gare un peu au nord, d'une cave coopérative au sud au hameau de Landournerie. Le finage a de nombreux hameaux, dont le Grand Jard à l'est. La population a augmenté de 210 hab. entre 1999 et 2008. Saint-Ciers-d’Abzac (1 300 Saint-Cyriens, 1 171 ha dont 236 de bois), plus au sud, affiche 152 ha de vignes; son habitat se disperse en hameaux, dont les trois principaux sont le village, au sud (église inscrite avec crypte), Laroque à l'ouest, l'Hospitalière et le Fayet au nord-ouest. La vallée de la Saye limite à l'ouest la commune et le canton. La population communale a également augmenté, de 210 hab. après 1999. Saint-Martin-du-Bois (810 hab., 980 ha) cultive 206 ha de vignes et a également gagné plus de 200 hab. dans la même période. Son habitat est totalement dispersé dans les collines, à 5 ou 6 km au sud-ouest du chef-lieu; à l'ouest, le hameau du Bourricaud se remarque sur une crête, comme au nord-est le château Marquette. Le finage atteint au sud la vallée de la Saye.

Saint-Martin-de-Laye (500 hab., 956 ha dont 218 de bois et 104 de vignes) est une autre commune sans centre, juste à l'est de la précédente, et dont le finage se limite au plateau, assez peu accidenté, à l'exception d'une pointe au nord-est qui touche à la rive droite de l'Isle et contient ainsi une fraction de plaine alluviale près de la Galostre; église inscrite du 12e s. Le château Malfard est à la pointe méridionale du finage. La commune a gagné 110 hab. de 1999 à 2008. Bonzac (730 hab., 749 ha) en a gagné 90 dans le même temps; la commune a une esquisse de centre, sur les collines proches de l'Isle; son finage, étiré du nord au sud, se partage entre le coteau de l'Isle, en s'élargissant à quelques collines auprès du centre, jusqu'au château Trincaud au sud, et la plaine alluviale qui longe la rivière: 79 ha de vignes. Savignac-de-l'Isle (530 hab., 447 ha dont 66 de vignes) a un vrai village, qui se perche sur le coteau juste au-dessus de l'Isle, sur l'éperon qui domine la plaine de confluence de l'Isle et de la Saye. Son finage occupe toute la plaine entre les deux rivières, éargie au sud dans les palus aménagés du Baron de Savignac; au nord, il s'étend sur les collines viticoles. Le gain depuis 1999 a été d'une quarantaine d'habitants.

Le sud-est du canton est au-delà de la vallée de l’Isle et traversé par l’A 89 à Saint-Denis-de-Pile. Sablons (1 300 Sablonnais, 1 184 ha) est la seule autre commune de rive gauche de l'Isle. Le village est à 2 km au sud de Guîtres; la commune s'étend dans la plaine de l'Isle jalonnée d'étangs de gravières et de hameaux; menuiserie Legendre (40 sal.). À la pointe nord-est, la commune atteint le confluent de l'Isle et de la Dronne et inclut le domaine et le château du moulin de Laubardemont (ancienne minoterie) qui employait jusqu'à 550 personnes en 1934; un musée du Collectionneur y est ouvert (collections de jouets, automobiles et modèles réduits). La population de Sablons s'est accrue de 130 habitants après 1999.


Saint-Denis-de-Pile

5 100 hab. (Dionysiens) dont 130 à part, 2 827 ha dont 246 de vignes et 297 de bois, commune de la Gironde à 9 km NNE de Libourne sur la rive gauche de l’Isle, dans le canton de Guîtres; tonnellerie Sylvain (50 sal.), viandees Massonnière (30 sal.), travaux publics Screg (40 sal.), Intermarché (35 sal.); gare, établissement des Papillons Blancs (handicapés). La Maison de l’Isle est un lieu d’exposition sur l’eau, la faune et la flore. Le territoire communal est traversé par la D 674 (ancienne route nationale de même numéro), l'A 89 et la voie ferrée, tandis qu'au sud-est l'ex-N 89 rectiligne lui sert de limite. Il contient à l'est une station de traitement de déchets, au centre le gros hameau de Coulzon, au sud ceux de Bossuet et de Pinaud dans la petite vallée de Lavie et les Eymerits à la limite de Libourne. La ville est le siège du pays officiel du Libournais (9 communautés de communes, 131 communes, 143 400 hab.). Sa population avait évolué entre 2 900 et 2 100 hab. entre 1850 et 1950; elle augmente depuis et s'est accrue de 860 hab. entre 1999 et 2008.