Canton de Lesparre-Médoc

Lesparre-Médoc

5 600 hab. (Lesparrains), 3 697 ha dont 2 038 de bois, sous-préfecture de la Gironde à 65 km NO de Bordeaux. À la jonction du Haut et du Bas-Médoc et de la forêt landaise, le bourg est bien équipé et possède un large patrimoine; hippodrome de la Bécade; foire aux vins, musée, vieille tour (donjon du 13e s.); lycée général et lycée professionnel public, collèges privé et public, maison familiale rurale. Il a de nombreux commerces et services: polyclinique, 100 sal.; hypermarché Leclerc (280 sal.) et BricoBâtiJardi Leclerc (40 sal.) plus meubles Leclerc (20 sal.), Carrefour (100 sal.), MrBricolage (30 sal.); restauration collective Sodexo (30 sal.) mais peu d’industrie. Le maire est Bernard Guiraud, divers gauche, pompier.

Le nom est le même qu’espar (poutre ou poteau), «Médoc» a été ajouté en 1936. La population a assez peu varié: 4 100 hab. dans les années 1880, 3 100 en 1954, en progrès depuis: elle s'est encore accrue de 570 hab. entre 1999 et 2008. La commune est traversée par la voie ferrée et la N 215 et pousse une pointe au sud dans la forêt landaise, où sont les hameaux de Plassan et Conneau, plus Canquihac au sud-est; elle cultive assez peu de vignes (168 ha); château d'Escot (18e s., 14 ha) au sud, château Vernous (22 ha) près du hameau de Saint-Trélody à l'est, où st aussi le château des Lesques (18e s.). Elle est le siège de la communauté de communes Cœur de Médoc (11 communes, 11 000 hab.).

L’arrondissement de Lesparre-Médoc a 79 600 hab. (42 900 en 1999), 32 communes, 4 cantons, 131 700 ha, et occupe l’espace entre Gironde et océan, incluant une partie du vignoble médocain. Le canton de Lesparre-Médoc a 16 600 hab. (15 100 en 1999) pour 15 communes et 45 830 ha dont 23 478 de forêt. Il va de l’océan à la Gironde, sur 30 km O-E. La moitié du canton est dans la forêt de pins, à Vendays-Montalivet et Naujac-sur-Mer; le reste s’étend sur les dernières basses collines et les marais drainés du Médoc. Au NO de la ville à 2 km, Gaillan-en-Médoc a également dépassé 2 000 hab.

Outre Lesparre-Médoc, trois communes associent ainsi des terroirs très différents. À 9 km au nord de Lesparre-Médoc, Queyrac (1 400 hab., 3 073 ha dont 1 200 de bois) associe une partie de forêt, une de vignes et une de palus; hameaux de Larnac au nord, Queyzac et les Ourmes au sud, châteaux Bernon (maison de retraite), du Guidon, Carcanieux (40 ha de vignes), du Mouva dans les palus, tous du 19e s.; la popualtion s'est accrue de 220 hab. entre 1999 et 2008. À 7 km au SE de Lesparre-Médoc, Saint-Germain-d’Esteuil (1 200 hab., 4 471 ha dont 2 300 de bois et 472 de vignes) conserve le petit théâtre antique d’un site romain dénommé Noviomagus, aujourd’hui Brion; dolmen de Barbenère; la commune s’enfonce au sud-ouest dans la forêt de pins où sont les gros hameaux d'Artiguillon sur la voie ferrée et Liard sur la route nationale, et le grand domaine agricole de Nodris; châteaux Hauterive, Livran (17e s., 48 ha de vignes), Castéra (17e et 19e s., 185 ha dont 63 de vignes), de Lierre (19e s.). Boyentran, au nord-est, a été intégrée sous la Révolution.

La plaine du Médoc dans le canton juxtapose toute une série de communes viticoles. Prignac-en-Médoc (230 hab., 744 ha dont 273 de vignes) est juste au nord-est de Lesparre-Médoc. châteaux Tour Prignac (300 ha dont 147 en vignes, 25 sal., groupe Castel) et Tartuguière (17e et 19e s., 150 ha) du même groupe, cave coopérative des Vieux Colombiers au hameau de Lafon au sud-est dans le château de Bensse (18e s., 310 ha). La commune a gagné 60 hab. de 1999 à 2008; la mention «en Médoc» est de 1930. Civrac-en-Médoc (560 hab., 1 835 ha dont 500 de bois et 462 de vignes) est un peu plus loin au nord-est, à 5 km de Lesparre-Médoc, mais la commune s'étend d'ouest en est, partageant à l'ouest les palus avec Gaillan et Queyrac; hameaux de Trembleaux à l'ouest, la Lande au nord-est, les Petites Granges à l'est; châteaux Escurac (16e et 18e s., 30 ha), Panigon (50 ha), la Pouyade (19ee s., gîtes), de la Raze (18e-19e s., 41 ha) à l'ouest, Bournac (19e s., 14 ha) à l'est , Bessan Ségur (17e s, 43 ha) au sud, coopérative agricole; «en Médoc» date de 1906.

Couquèques (250 hab., 633 ha dont 162 de vignes) est à 10 km au NE de Lsparre; son territoire contient quelques palus au nord-ouest, et le château des Ormes-Sorbet (20 ha). Blaignan (230 hab., 683 ha dont 455 de vignes), 6 km ENE de Lesparre-Médoc, a perdu son village originel, le centre étant passé au hameau de Caussan; châteaux de Caussan (19e s., 6 ha), la France (19e s., 17 ha en vignes Rose de France), Romefort (17e et 19e s., second vin de Lamothe-Bergeron), la Grivière (18 ha) à l'ouest; les Granges d'Or (28 ha) et la Gorce (19e s., 44 ha) au nord; domaines viticoles CGR (35 sal.) au château de la Cardonne au sud-ouest (87 ha) et du Haut-Caussan (18 ha à la famille Courrian, 35 sal.).

Ordonnac (420 hab., 1 021 ha dont 298 de vignes) est à 9 km à l'est de Lesparre-Médoc; son finage, étiré d'ouest en est, a une large partie de palus à l'est, au milieu desques se voit l'enceinte circulaire de l'ancienne abbaye de l'Île (12e s.). Les gros hameaux de Peyressan au nord, Lussan au sud, Plautignan et Potensac à l'ouest complètent l'habitat; cave coopérative et château du 19e s. à Plautignan, château des Belles Graves (19e s.) à Potensac, châteaux viticoles Taffard de Blaignan (20 ha), Lussan et Lagardieu (14 ha), Potensac (famille Delon, 53 ha).

Bégadan (900 hab., 2 215 ha dont 350 de bois), 8 km NNE de Lesparre-Médoc, est plus étendue et cultive 968 ha de vignes; elle atteint la rive de la Gironde au port de By, que flanquent le hameau de By et le château de la Tour-de-By (19e s., 74 ha de vignes); hameaux de Condissac au nord-est, Bégadanet au nord, Courbian et Laujac au nord-ouest. La commune a de nombreux châteaux, tous du 19e s., sauf celui de Barrail (17e-18e) qui abrite une colonie de vacances: château Landon au sud-est (43 ha) et Saint-Saturnin (31 ha) près du village, le Pey (46 ha) au sud, Laujac (35 ha) à l'ouest, Greysac (75 ha, 35 sal.), Rillan de By et Tour Séran (16 ha) au nord-est; cave coopérative Saint-Jean (Unimédoc, 456 ha de vignes).

Valeyrac (490 hab., 1 349 ha dont 467 de vignes) est à la pointe septentrionale du canton au bord de la Gironde, 12 km au nord de Lesparre-Médoc. La rive de la Gironde est traitée en polder dans la Matte de Valeyre. Villeneuve juste à l'est du village, Troussas au sud-est, la Verdasse au sud-ouest et Sipian à l'ouest sont de gros hameaux; châteaux Lartigue (17e et 18e s.) près du village, Ricaudas Toursseau, le Bourdieu (37 ha de vignes), Sipian (27 ha), du Tourteyron, Roquegrave (30 ha), tous du 19e s. La commune a gagné 60 hab. de 1999 à 2008.

Saint-Christoly-Médoc (300 Saint-Christolyens, 755 ha dont 354 de vignes) est à 11 km NE de Lesparre-Médoc sur la rive de la Gironde, le long de laquelle s'étire son finage, ancien fort de Castillon au sud-est, châteaux Saint-Bonnet au nord-ouest (17e-18e s., 53 ha de vignes), des Chalets (18e s., 5 ha), Servant Aime et Clos le Bosc, du 19e s. Elle a perdu quelques habitants après 1999. La commune avait absorbé Couquèques entre 1806 et 1895 et se nommait alors Saint-Christoly-et-Couquèques; «Médoc» a été ajouté en 1896.

À 12 km à l’est de Lesparre-Médoc, la commune de Saint-Yzans-de-Médoc (460 Yzannais dont 65 à part, 1 154 ha dont 477 de vignes), largement ouverte sur la rive de la Gironde, Gironde, a un musée du vin au château de Loudenne, chartreuse du 17e s. dans une propriété de 120 ha dont 48 en vignes (35 sal., famille Lafragette) au sud-est du finage près de la rive; un collège public et une maison familiale rurale; mécanique Souslikoff (25 sal.). Le village est à distance du rivage, où est le petit port de Lamena, et doublé au nord par le gros hameau de Queyzans; château Sigognac (18e s., 47 ha de vignes) au nord-ouest, château Mazalis (18e-19e s.), cave Saint-Brice. Un champ de fouilles archéologiques est à l'ouest du finage. La commune a perdu 90 hab. entre 1999 et 2008. Son nom n'était que Saint-Yzans jusqu'en 1907.


Gaillan-en-Médoc

2 100 hab. (Gaillanais), 4 202 ha, commune du département de la Gironde dans le canton de Lesparre-Médoc. Son territoire se partage entre bois (1 202 ha) au sud-ouest, vignes (240 ha) au centre et anciens palus au nord; elle était Gaillan seulement avant 1935, et sa population augmente rapidement depuis 1975 (1 300 hab.); le village a un beau clocher du 12e s.; cave coopérative, plastiques Epsilon Composite (140 sal.), maison de retraite Les Cantous (40 sal.). Coudensan et Bourgueyraud sont des hameaux notables à l'orée de la forêt, au nord-ouest et au sud du village; château viticole Grand Gallius (15 ha).


Naujac-sur-Mer

790 hab. (Naujacais), 9 855 ha dont 8 891 de bois, commune de la Gironde dans le canton de Lesparre-Médoc; elle a été créée comme Naujac en 1865 à partir de quatre communes voisines, et a complété son nom dès 1884; elle avait dépassé le millier d’habitants en 1911, mais a regagné 150 hab. de 1999 à 2008. Le village est à 10 km au SO de Lesparre-Médoc et à 12 km de l’océan, dans la forêt landaise; le territoire communal atteint néanmoins à l’ouest le littoral atlantique, dont il occupe 4 km de plage entre les communes d’Hourtin et de Vendays-Montalivet, au-delà du hameau de Saint-Isidore; mais aucune station n’y a été vraiment aménagée, si ce n’est une petite installation au Pin Sec; surf, campings; industrie du bois; hameau de Saint-Isidore à l'ouest au pied des dunes.


Vendays-Montalivet

2 200 hab. (Vendaysins), 10 146 ha dont 6 769 de bois, commune de la Gironde dans le canton de Lesparre-Médoc, 13 km au NO du chef-lieu, à la pointe septentrionale de la forêt landaise. La forêt domaniale du Flamand s'étire le long des 12 km de plages, dont celle de Montalivet, une vénérable station équipée depuis 1856, avec centre héliomarin, VVF, centre naturiste; aérodrome (piste gazonnée de 800 m). Les lignes de dunes y dessinent des croissants à 3 km du littoral (le Mourey); les marécages de la Perge s'interposent entre le bourg et les dunes. La population croît depuis le milieu du 20e siècle (1 500 hab.), retrouvant le niveau de 1870; elle a gagné 360 hab. entre 1999 et 2008. Le nom était simplement Vendays jusqu'en 1950; mais à cete date Montalivet avait acquis sa réputation de station.