Cantons de Montpellier

Montpellier

Le littoral montpelliérain
Le littoral montpelliérain

Les transformations du centre de Montpellier
Les transformations du centre de Montpellier

Montpellier ville duelle
Montpellier ville duelle

L’agglomération de Montpellier
L’agglomération de Montpellier

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Le littoral montpelliérain

258 400 hab. (Montpelliérains) dont 3 300 à part, 5 688 ha dont 220 de vignes, préfecture de l'Hérault et du Languedoc-Roussillon. La ville est dans la plaine du Bas-Languedoc, à 10 km de la mer dont elle est séparée par les finages de Lattes et de Palavas-les-Flots. C'est une ville de fondation relativement récente: son site originel, une butte caillouteuse nommée pour cela le Clapas, était vide alors que rayonnaient l'abbaye et le port de Maguelone, et le château comtal de Mauguio, à l'époque Melgueil. Le nom apparaît pour la première fois par écrit dans un document de 985, comme simple manse (mas); c'était sous la forme de la Monte Pestelario, encore inexpliquée de nos jours en dépit de grands efforts d'imagination, et dont l'évolution a pu d'ailleurs changer le sens.

Au 11e siècle des marchands commencèrent à s'y fixer. La déchéance de Maguelone et de Mauguio lui permit de s'affirmer comme ville de commerce sur la route d'Espagne, devenant un lieu de rassemblement et de tolérance pour des populations d'origines et de religions très différentes, dotée d'une charte assez libérale dès 1204. Elle fut une possession de l'Aragon au 13e siècle, dotée d'une double université (droit et médecine) dès 1289, mais afin de mieux affirmer l'orthodoxie de l'Église en ces temps d'inquisition. Elle passa par une série de crises et d'élans, bénéficiant un temps des aventures marchandes d'un Jacques Cœur.

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Les transformations du centre de Montpellier

De son passé elle a surtout tiré la tradition marchande et universitaire, mais sa bourgeoisie a plus investi dans la terre que dans l'industrie et Montpellier n'émergeait pas vraiment entre les autres villes languedociennes entre 1850 et 1950: Béziers a pu être plus riche, Nîmes plus industrielle et plus raffinée. Au début des années 1930 Nîmes avait 90 000 hab., Montpellier 85 000, Béziers 75 000 et Perpignan 72 000. La différence a commencé à apparaître dès les années 1950: Montpellier était passée à 118 000 hab. en 1962, laissant derrière Nîmes (100 000), Perpignan (83 000) et plus encore Béziers (74 000). L'arrivée des rapatriés «pieds-noirs», puis d'IBM en 1965, le début des concentrations liées à la métropolisation et à l'attrait des équipements universitaires sur les entreprises creusèrent alors la différence, qui était largement acquise en 1975: Montpellier se détachait alors avec 191 000 hab., suivie de loin par Nîmes (128 000) et Perpignan (106 000), laissant Béziers avec une population inférieure de plus de moitié (84 000).

Déjà le centre-ville avait été restructuré par la création du centre commercial du Polygone «à l'américaine», et la banlieue par l'immense grand ensemble de la Paillade. C'est dans cette situation qu'après un premier échec en 1971 fut élue la municipalité socialiste dirigée par Georges Frêche, qui accentua le mouvement en misant à fond sur les nouvelles technologies et sur une publicité débridée et chargée de noms grecs, mais sachant aussi adopter un urbanisme très volontaire sous l'impulsion du géographe Raymond Dugrand, à la fois contredisant et prolongeant certains partis antérieurs, le choix du nom d'Antigone révélant l'opposition au Polygone tout en l'intégrant dans la continuité.

La ville a longtemps été confinée sur sa colline, dans les murailles de ce qui reste le vieux centre-ville actuel, nommé l'Écusson en raison de sa forme; les boulevards ont succédé aux défenses. Mais la ville était double: à l'est se dressait la puissante citadelle construite sous Louis XIII au-delà d'un fossé. Entre les deux passait la grand-route, plus tard s'y glissa la voie ferrée; l'actuelle place de la Comédie et son prolongement de l'Esplanade et du Corum sont aménagés dans cet entre-deux. L'Écusson conserve de nombreux hôtels particuliers dotés de petites cours et de beaux escaliers, mais n'a guère de grand monument: trop longtemps Montpellier ne fut qu'une assez petite ville. Quelques aménagements du 18e siècle comme la place du Peyrou, à l'ouest, où aboutissait l'aqueduc de Saint-Clément (les Arceaux) et une percée haussmannienne inachevée dans son prolongement (avenue Foch) lui ont seuls donné une façon de grande ville.

L'essentiel de la croissance s'est fait d'abord sans plan et médiocrement à partir de quelques faubourgs; puis à partir de la fin du 19e siècle les vastes domaines du clergé, nombreux côté nord, ont progressivement reçu des institutions publiques (écoles, hôpitaux, universités, armée) et des ensembles d'habitation, tandis que des zones d'entrepôts et d'ateliers croissaient côté sud près des voies ferrées. La grande opération des années 1980 et 1990 fut le prolongement du centre-ville dans le grand quartier d'Antigone, dessiné par Ricardo Bofill sur d'anciens terrains militaires jusqu'au-delà du Lez, où trône l'hôtel de Région. La tendance récente est à prolonger cet axe en direction de l'aéroport, par l'ambitieux ensemble dénommé Odysseum, qui réunit grandes surfaces commerciales et ludiques (patinoire, multiplexe, planétarium, aquarium, etc.), et par de nouveaux quartiers d'immeubles au-delà du Lez, autour d'un projet de port de plaisance (Port-Marianne) à vrai dire un peu loin de la mer.

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Montpellier ville duelle

Curieusement, la ville est ainsi marquée par un grand axe virtuel ONO-ESE, qui va de la Paillade à l'aéroport en passant par l'hôtel du Département, la préfecture, la mairie et le Polygone, Antigone et l'hôtel de région: une sorte de diagonale des pouvoirs, où de l'Université ne subsistent, bien entendu, que ses fondatrices pièces de résistance, la médecine et le droit. La première ligne de tramway, ouverte en 2000 et qui a un grand succès (130 000 voyageurs par jour), joue au mieux avec cet axe, de la Paillade à Odysseum. Au sud de cette diagonale, s'étend la ville ordinaire, mélange de quartiers d'habitation et d'activités, de lieux de commerce et d'habitat de pauvres, de lotissements de villas et d'HLM, où les ensembles d'entrepôts et d'ateliers se nomment zones industrielles ou d'activité. Au nord, en direction des garrigues, s'étend la ville de la nouvelle bourgeoisie, tissée de villas à jardins et de petits bâtiments d'habitation confortables, jalonnée par les campus universitaires (sciences, lettres, pharmacie), et où les lieux d'activité se nomment parcs, éventuellement parcs technologiques, dotés de grands noms: Euromédecine, Agropolis, Millénaire…

La commune s'étend d'ouest en est entre les vallées de la Mosson et du Lez, du sud au nord entre l'autoroute (A 9) et la rocade de contournement qui file au ras des Garrigues; l'agglomération la flanque de grosses banlieues assez symétriques d'habitat et d'activité à l'ouest (Juvignac, Saint-Jean-de-Védas, Lavérune, Fabrègues) et à l'est (Castelnau-le-Lez, Le Crès, Vendargues), autour de l'axe de circulation majeur; au sud on entre dans le domaine maritime avec Lattes et Pérols; au nord, dans les banlieues cossues et espacées établies sur les Garrigues (Saint-Gély-du-Fesc, Saint-Clément-de-Rivière, Montferrier, Clapiers, Jacou, Teyran).

Incontestablement Montpellier est une ville attractive, et de croissance rapide; sa population a augmenté encore après 1975, dépassant les 200 000 en 1985 pour son «Millénaire», 225 000 (sdc) en 1999, et croît encore: elle aurait augmenté de 29 300 hab. de 1999 à 2009, bien qu'une grande partie de la croissance se fasse à présent dans les communes de banlieue. La vie culturelle et l'animation en font l'une des villes les plus à la mode, réputée accueillante à certaines minorités (homosexuels notamment), active dans les manifestations théâtrales et les festivals internationaux de Danse, de Musique avec Radio-France, la Comédie du Livre, le Printemps des Comédiens, les festivals du Cinéma méditerranéen, des sports extrêmes, de la guitare, de fanfares, de musique sacrée, un Rockstore et même des estivales des cuisines du monde à Agropolis; l'Opéra-Comédie traditionnel a été doublé par le palais des Congrès dit Corum en centre-ville, qui dispose d'une magnifique salle de concert (Opéra Berlioz); le parc zoologique de Lunaret est l'un des plus connus de France et s'est doté d'une «serre amazonienne».

Le grand musée des beaux-arts Henri Fabre a réouvert en 2006 après des années de travaux; la ville offre aussi les musées d'histoire de Montpellier dans une crypte, du Vieux Montpellier et Fougau (arts et traditions), du languedoc, plus des musées d'origine universitaire (pharmacie, médecine, moulages de statues anciennes, Agropolis) et un musée de l'infanterie. Un projet très controversé de musée d'histoire de l'œuvre civilisatrice française en Algérie, qui figurait dans les programmes frêchiens, est reste en suspens. Les trois universités groupent 52 000 étudiants, 5 200 enseignants et agents, et sont, désormais réunies à celles de Perpignan (9 700 étudiants) et de Nîmes (3 200 étudiants) sous le nom forcément modeste d'Université Montpellier-Sud de France; l'estimation officielle est de 62 000 étudiants en tout pour l'aire urbaine de Montpellier.

La ville a également de nombreux laboratoires du CNRS (1 200 personnes en différents lieux), de l'Inra (recherche agronomique, 650), de l'IRD (recherche outre-mer, 400) et de l'Inserm (recherche médicale, 650), abrite une École nationale supérieure d'Agronomie (Ensam), un Institut d'Agronomie méditerranéenne (IAMM), un Centre d'étude des régions chaudes (Cnearc), le Cemagref et le vaste Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, 1 000 sal.), qui fait des recherches sur l'agronomie et la biosphère surtout tropicales, élève et vend en masse des plants de bananiers, cacaoyers ou caféiers et met au point de nouvelles espèces, comme la fameuse fraise garriguette.

Le centre hospitalier offre 1 800 lits et emploie plus de 10 000 personnes, et une dizaine de cliniques environ 2 000 (1 200 lits), dans un milieu en cours de concentration et de restructuration; la clinique du Millénaire emploie 480 personnes, la polyclinique Saint-Roch 430, la clinique de Clémentville 320, la polyclinique Saint-Jean 220, la clinique Rech 170. Le centre régional de lutte contre le cancer compte 680 personnes, le centre d’hémodialyse 150, le centre de rééducation fonctionnelle de Fontfroide 110 sal.; l’hôpital psychiatrique de la Colombière a également plusieurs centaines d’emplois; maisons de retraite, dont Korian la Pompignane (100 sal.) et Orpea les Monts d'Aurélie (50 sal.). De la sorte apparaît une assez nette spécialisation dans les sciences du vivant, avec pôles de compétence associés.

Montpellier a également des centres d'informatique, une École nationale supérieure de chimie (ENSCM), une école d'ingénieurs Polytech de Montpellier (ex-Isim), une école supérieure de commerce, une école des beaux-arts et une école d'architecture, une École supérieure des métiers de l'aéronautique (issue d'Air-Littoral), l'école d'intendance de l'armée de terre (EAI, École d'application de l'infanterie), plus des instituts religieux; 15 collèges et 10 lycées publics, 9 collèges et 5 lycées privés.

L’industrie de haut niveau est représentée principalement par le grand centre de recherche pharmaceutique de Sanofi (1 360 sal.), et par IBM, qui travaillait notamment sur les gros systèmes; mais celle-ci a réduit ses effectifs (890 sal., contre 3 200 vers 1990), et cultive davantage à présent une activité de maintenance, conseil et formation. Elle a été rejointe par le négoce d'informatique Dell (860 sal.), mais qui n’est qu’un gros atelier de montage et de logistique, sans activité de recherche. Quantité de sociétés d’informatique et d’électronique sont apparues, certaines ont prospéré, mais la mobilité est vive dans ce domaine où prolifèrent les petites entreprises, en général de moins de 100 et même de 50 salariés, mais dont certaines sont très cotées; reste surtout ABX (660 sal.), passé au japonais Horiba, spécialiste d’analyseurs d’hématologie et d’automates de biochimie; d'autres sont en banlieue.

Parmi les autres fabrications, on peut citer un site Schneider (230 sal., matériel électrique) et le laboratoire Chauvin (180 sal., ophtalmologie), passé à l’états-unien Bausch & Lomb, qui ajoute 110 sal. dans le négoce de ses produits; appareils médicaux Hill-Rom (50 sal.), fours et brûleurs Semco (50 sal.). C’est à peu près tout pour l’activité industrielle, qui n’a jamais été le point fort de Montpellier. Une nouvelle pépinière d’entreprises a été installée dans le site Eureka du parc du Millénaire pour compléter le Cap Alpha qui fonctionne depuis déjà longtemps à Clapiers; évidemment baptisée… Cap Oméga, elle accueille 240 salariés. En revanche, la liquidation de la compagnie Air-Littoral, qui avait encore 1 200 salariés à Montpellier en 2001, dont un gros centre de formation, et assurait 120 vols par jour, a été durement ressentie en 2003.

Quelques grands magasins sont dans la commune: deux Géant Casino de 200 sal. chacun, le service après-vente du groupe Casino (Serca, 200 sal.), Metro (190 sal.), Decathlon (190 sal.), les Galeries Lafayette (170 sal.), la Fnac (160 sal.), Monoprix (140 sal.), Carrefour (75 et 50 sal.), Sauramps (librairie, 70 sal.), Apple Store (65 sal.); vente à domicile de cosmétiques New Lexel (190 sal.); négoces de métaux Baurès (140 sal.), de tissus GMT (100 sal.), de combustibles Dyneff (90 sal.), de matériel de bureau Partenaire Bureautique (95 sal.) et SAB (60 sal.), de matériaux Union Matériaux (80 sal.), de médicaments OCP (90 sal.) et Cerp (65 sal.); coopérative de consommation Codisud (75 sal.); mais les plus gros centres commerciaux sont en banlieue, en attendant le plein développement d’Odysseum, où Ikea s'est installé fin 2005 et emploie 340 sal.

Dans les bureaux se signalent les ingénieries Egis (Guigues, 140 sal.) et Ionis (60 sal.), le Bureau Veritas (65 sal.), les analyses IPM (50 sal.); la société d'équipement SERM (70 sal.); l'Assurance Mutuelle des Motards (350 sal.); comptabilité Axiome (150 sal.), conseil informatique Sofra (90 sal.), Amesys (80 sal.), Agysoft (70 sal.) et Steria (70 sal.), logiciels Berger-Levrault (75 sal.) et PC Soft (55 sal.); assurances Languedoc Mutualité (420 sal.), gestion de retraites complémentaires Mornay (140 sal.), finances Ufifrance (75 sal.); banques Crédit Lyonnais (170 sal.), Société Générale (100 sal.), CIF (80 sal.), BNP (70 sal.). Un centre d’appel (Teleperformance) emploie 130 sal.; Genesys, spécialiste de téléconférences, 80 sal.

Dans les services apparaissent aussi la SNCF (750 sal.), France-Télécom (380 sal.) et Orange (330 sal.), EDF (1 200 sal.), Gaz de France (300 sal.), France-Télévisions (95 sal.), France-Bleu Hérault (60 sal.); restauration collective Languedoc Restauration (120 sal.); nettoyages de la Méditerranéenne (groupe Nicollin, 530 sal.), Alter Services (370 sal.), Onyx (310 sal.), Onet (90 sal.), Aber Azur (95 sal.), Entegris (55 sal.), Ametyst (55 sal.), désinfection Astrée (110 sal.); un vaste ensemble de sociétés de gardiennages ESI (340 sal.), PSI (200 sal.), Germond (180 sal.), Proségur (150 sal.), Securitas (150 sal.), ACI (140 sal.), SMS (120 sal.), Brinks (80 sal.), Isopro (75 sal.), Aussel (50 sal.), Securiplus (50 sal.); travail temporaire Adecco (220 sal.), Actual (80 sal.), Adia (75 sal.); aide à domicile LSK (110 sal.) et Axelle (110 sal.); publicité Adrexo (230 sal.), Pages Jaunes (65 sal.). Le principal club sportif, Montpellier-Hérault Sporting Club, propriété de Nicollin, emploie 180 personnes; le Théâtre des Treize Vents, 75; les films et jeux vidéo Ubisoft, 80l'aquarium Mare Nostrum, 50 sal.

Le bâtiment et les transports sont représentés par les constructions GFC (200 sal.), Fondeville (150 sal.), Cari (50 sal.), les installations électriques Javel (75 sal.), Fontanié (60 sal.), Marc (55 sal.); plomberie Fluides (50 sal.), travaux publics Eiffage (260 sal.), Dumez (120 sal.), services des eaux Veolia (250 sal.) et Saro (100 sal.); gestions d'immeubles de l’OPAC (300 sal.), SNI (170 sal.), Urbat (70 sal.), Urbaser (70 sal.), Oceanis (50 sal.), production de chaleur Dalkia (110 sal.) et d'électricité de la Compagnie du Vent (60 sal.), maintenances d'ascenseurs Otis (100 sal.) et Thyssenkrupp (70 sal.), d'automates bancaires Solymatic (60 sal.); transports urbains de la SMTU (990 sal.), transports par autocars Vortex (140 sal.), transports de fret DGB (170 sal.), Geodis (130 sal.), Sernam (70 sal.); voyages BCD (90 sal.).

L'hôtellerie montpelliéraine dispose de 6 000 chambres (en fait 52 hôtels classés, de 2 400 chambres, dont quatre 4 étoiles) et 6 000 emplois (dans l’agglomération) et assure plus de 60% des nuitées hôtelières de l’Hérault (3 millions par an); le Jardin des Sens y est un restaurant répué (deux étoiles Michelin) avec hôtellerie (60 sal.); traiteur Cabiron (75 sal.). L’aéroport de Fréjorgues (codes MPL et LFMT), rebaptisé Montpellier-Méditerranée, doté de deux pistes de 2 600 et 1 100 m et d'une aérogare internationale, a vu passer 1 320 000 passagers en 2007, 1 180 000 en 2010, ce qui le place parmi les dix premiers en France; l’essentiel du trafic est assuré par la liaison Air-France avec Paris (880 000); mais les collectivités locales se sont crues obligées de financer l’atterrissage de Ryanair (300 000 vols internationaux dont 275 000 bon marché). Il enregistre 13 800 mouvements commerciauc, 64 000 locaux et 26 000 voyages privés.

La ville, où la circulation reste difficile, est loin d’en avoir fini avec ses problèmes d’urbanisme. La deuxième ligne de tramway, à peu près perpendiculaire à la première, ouverte à la fin de 2006, relie Saint-Jean-de-Védas à Castelnau-le-Lez et Jacou en passant par le centre, ce qui a contribué à entraîner un remodelage complet des abords d’une gare ferroviaire actuellement très mal accessible; elle transporte 60 000 voyageurs par jour; la troisième ligne va en 2012 de Juvignac à Pérols et Lattes, une ligne 4 circulaire ouvrant également en 2012; les quatre se croisent à la gare. Odysseum et Port-Marianne sont en pleine transformation et le nouvel hôtel de ville a été inauguré en novembre 2011 au bord du Lez, un peu en aval de l'hôtel de région; l’agglomération manque de rocades et d’échangeurs dignes d’une ville de cette dimension, et l’autoroute est saturée, mais les innombrables projets d’intégration d’un espace urbain bien maîtrisé de Sète à Nîmes sont toujours dans les limbes.

Les remarquables efforts d'urbanisme accomplis sous le règne flamboyant de Georges Frêche, maire de 1977 à 2004, efficacement secondé par Raymond Dugrand, témoignent d'une vision d'ensemble audacieuse et réaliste, et d'une politique intelligente de réserves foncières. En outre, plusieurs quartiers dégradés des années 1960 ont demandé des interventions urgentes, comme le Petit-Bard, tandis que l'immense «zup» de la Paillade, édifiée vers 1965 à l'extrême limite de la ville vers l'ouest, sur un domaine de 260 ha, pour loger en hâte les rapatriés peu fortunés, est l'objet de soins très attentifs et réguliers depuis des décennies, assortis de remodelages. Cinq zones urbaines sensibles ont été définies, la plupart à l'ouest du centre-ville: Gély-Figuerolles, Cévennes-Saint-Clément, le Petit-Bard, le Pas du Loup-val de Croze, et la Paillade, qui a obtenu un statut de zone franche urbaine. L'agglomération reste un chantier permanent, poussé par une forte croissance.

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L’agglomération de Montpellier

Le maire de Montpellier est Hélène Mandroux (socialiste), médecin, qui a succédé à G. Frêche en 2004 lorsque celui-ci a été élu président de la Région; G. Frêche est resté président de la communauté d’agglomération jusqu'à sa mort en 2010; Jean-Pierre Moure (socialiste) lui a succédé. La communauté Montpellier-Agglomération a connu bien des péripéties: constituée en force en 2001 avec 38 membres (420 000 hab.), elle a été réduite à 32 en 2004, puis a encore perdu Palavas-les-Flots en 2005. Les essais pour passer à une communauté urbaine de plus de 500 000 habitants par intégration de Sète, voire de Lunel, ont jusqu’ici échoué. La communauté est actuellement de 31 communes et 412 000 hab. L’unité urbaine Insee est de 384 000 hab., l’aire urbaine de 537 000. L’arrondissement a 651 300 (591 600 en 1999), 22 cantons, 93 communes, 129 484 ha après le transfert de trois de ses anciens cantons (Aniane, Ganges et Saint-Martin-de-Londres) à l'arrondissement de Lodève en 2009.

Les 10 cantons de Montpellier totalisent 288 600 hab. (255 000 en 1999) dans 7 communes et 11 941 ha. Assez bizarrement découpés, ils mêlent des portions de la commune et quelques communes périphériques. Toutes ont plus de 2 000 hab.: Saint-Jean-de-Védas et Lavérune au sud-ouest, Juvignac et Grabels au nord-ouest, Montferrier-sur-Lez et Clapiers au nord. L'agglomération s'étend aussi sur les cantons de Castelnau-le-Lez (NE), Lattes (au sud), et en partie de Castries et Mauguio.


Grabels

6 400 hab. (Grabelois), 1 624 ha, commune du département de l'Hérault dans le canton de Montpellier-10, 8 km NO de Montpellier. Son territoire s'étire d'ouest en est, le long de la vallée de la Mosson et juste au nord du grand ensemble de la Paillade. Le plateau des garrigues en occupe la moitié occidentale et abrite quelques activités sportives (ULM, tir, karting, aéromodélisme); tout au nord, il porte les ruines de la tour de Montredon (12e s.). Ce plateau se termine par un puissant talus de 80 m au-dessus du village, dont le vieux centre, de forme carrée, est proche de la Mosson; une résurgence sort au pied de l'escarpement, nommée source de Labit.

La commune a un collège privé, des lotissements proliférants, une extension du Parc technologique Euromédecine et la zone d'activités dite de la Tuilerie de Massane (8 ha). La Tuilerie elle-même, une grosse bâtisse un peu délabrée où l'écrivain Joseph Delteil (1874-1978) avait choisi de finir sa vie, devrait être sauvée et restaurée sur fonds publics. Les principales entreprises sont l'ingénierie de services pétroliers Schlumberger (80 sal.), un laboratoire de recherche pharmaceutique (Idenix, 60 sal.), un supermarché Casino (35 sal.), les autocars des Courriers du Midi (70 sal.) et le gardiennage Risk Management (20 sal.). En 2009, Grabels a 900 hab. de plus qu'en 1999.


Juvignac

7 400 hab. (Juvignacois), 1 083 ha dont 160 de vignes, commune de l'Hérault, dans le canton de Montpellier-10, 6 km à l'ouest de Montpellier, formant la principale banlieue ouest de la ville, de l'autre côté de la Mosson. Elle a une église fortifiée, un centre commercial et un centre de loisirs, une maison de retraite, une zone d'activités. Plusieurs entreprises de bâtiment et travaux publics les magasins de fournitures pour le bâtiment, dont Wolseley (Réseau Pro, 30 sal.) et Partner (20 sal.), travaux publics Eurovia (180 sal.); Intermarché (100 sal.).

Au nord, l’ancien établissement thermal de Fontcaude, avec golf (18 trous, depuis 1991), est en voie de réactivation; la voie rapide qui mène à l’A 75 rend la situation de la commune encore plus stratégique et entraîne de nouveaux développements; terain de golf avec hôtellerie (45 sal.), maison d eretraite la Cyprière (40 sal.). Il est prévu que la troisième ligne du tramway ait un terminus à Juvignac. La commune avait moins de 100 hab. à la fin du 19e s., 90 en 1926 et en 1954… Sa croissance est postérieure à 1965, mais Juvignac atteignait 2 700 hab. dès 1975, et poursuit sa croissance; elle a encore gagné 1 750 hab. de 1999 à 2009, soit +31%.


Lavérune

2 770 hab. (Lavérunois), 718 ha, commune du département de l'Hérault dans le canton de Montpellier-8, 6 km au SO de Montpellier. Le centre ancien est sur la Via Domitia, qui traverse toute la commune du NE au SO. Un musée Hofer-Bury d'art contemporain a été aménagé dans l'ancien château épiscopal; celui-ci, du 13e s. mais remanié au 18e s., a deux jardins, l'un à la française et l'autre à l'anglaise.

Au nord, s'isole le château de l'Engarran, du 18e s., également classé. Au NO, s'est établie la grande usine des cafés Jacques Vabre, maintenant au groupe Philip Morris par Kraft Foods (130 emplois); équipements de contrôle ESII (95 sal.), cosmétiques Esteban (60 sal.), boulangerie industrielle Paindor (40 sal.), vente à domicile Sudelis (20 sal.); plusieurs zones d’activités. On exploite encore dans la commune 140 ha de vignes, en partie d’AOC coteaux-du-languedoc et coteaux-du-languedoc-saint-georges-d’orques. Lavérune avait 550 hab. en 1954; elle est passée à 1 250 en 1975, 2 100 en 1990, et a gagné 150 hab. de 1999 à 2009: cela reste une croissance modérée pour une banlieue montpelliéraine.


Saint-Jean-de-Védas

9 000 hab. (Védasiens), 1 289 ha, commune du département de l’Hérault dans le canton de Montpellier-8, 5 km SO de Montpellier, à l’est de la Mosson. Située à la principale entrée de la ville par le SO (N 113 et 112), elle est presque entièrement urbanisée; la partie sud est traversée par l’autoroute A 9, avec un échangeur et un grand péage; elle a reçu la vaste zone industrielle de la Lauze (46 ha), ainsi que d’autres zones d’activité, avec un hypermarché et les puissantes installations du quotidien régional Midi Libre. La commune avait seulement 900 hab. dans les années 1930; elle est passée à 2 000 en 1968, 5 000 en 1988 et a gagné 800 hab. de 1999 à 2009. Le vieux village, près de la N 113, a presque disparu au sein des lotissements.

Saint-Jean-de-Védas a une cave coopérative, un collège public, un centre de rééducation. Parmi les principales entreprises: Midi Libre (500 emplois) et ses filiales de publicité Midimedia (160 sal.) et Imprimerie du Midi (230 sal.); hypermarché Carrefour (500 sal.), magasins Leroy-Merlin (bricolage, 160 sal.), Decathlon (60 sal.), Conforama (55 sal.), Kiabi (35 sal.), Botanic (30 sal.), Leader Price (30 sal.); négoces d'appareils électriques Schneider (70 sal.), de fournitures de boulangerie Auriac (30 sal.), alimentaire Bio Cash (35 sal.), de surgelés Bofrost (25 sal.), de climatiseurs Eurofred (25 sal.), de gaz médicaux Oxygène Méditerranée (25 sal.), d'articles médicaux Bastide (20 sal.), de quincaillerie Baurès (20 sal.); informatique Actek (80 sal.), Siemens Health (30 sal.), Sabatier Géolocalisation (25 sal.).

Dans les fabrications, constructions aéronautiques FTech (50 sal.), papiers et cartons Novovis (45 sal.), dispositifs de télésurveillance Iperion (40 sal.), menuiserie Pourteau (30 sal.), prothèses Languedoc Prothèses (25 sal.), mécanique STPM (25 sal.). Dans le bâtiment et les services associés, maintenance d'ascenseurs Koné (45 sal.); génie thermique GDF-Suez (chauffage et climatisation, 95 sal.), Idex (40 sal.), Proxiserve (40 sal.), Climatisation Méditerranéenne (20 sal.), Thermatic (20 sal.); installations électriques SPIE (230 sal.), Blackbox (60 sal.), Sotem (30 sal.); maçonnerie Salvan (20 sal.), carrelage Sup Caro (25 sal.), travaux publics Eiffage (130 sal.) et Colas (310 sal.); nettoyages Apropo (50 sal.), Clair&Net (20 sal.), Auxitane (20 sal.); télésurveillance Actek (30 sal.).

La commune accueille aussi les transports Calberson (280 sal.), Brunier (TAB, 140 sal.), Chila (30 sal.), Ducros (25 sal.), TTPM (20 sal.); publicité Mediapost (130 sal.), centre d'appels Phone Evolution (30 sal.); clinique du Castelet (60 sal.). Au nord sont le centre aéré du château du Terral, et des lotissements de pavillons en continuité avec les constructions montpelliéraines. La deuxième ligne du tramway montpelliérain a un terminus dans la ville.