Canton de Bélâbre

Bélâbre

990 hab., 4 014 ha dont 1 250 de bois, chef-lieu de canton de l'Indre dans l'arrondissement du Blanc, 14 km au SE du Blanc, sur la rive droite de l'Anglin. C'est un village perché avec quelques ruines d'anciens châteaux et une petite zone d'activités; maçonnerie (Duval Martial, 40 sal.); base de loisirs sur l'Anglin. Le finage contient au sud le grand bois de Paillet. Bélâbre a eu plus de 2 200 hab. au milieu du 19e s., et n'a cessé de se dépeupler depuis; la commune a encore perdu une centaine d'habitants de 1999 à 2005, passant ainsi sous les 1 000 hab. Le village est le siège de la communauté de communes du Val d'Anglin, la plus petite du département, qui rassemble 5 membres et 2 500 hab.

Le canton, limitrophe du département de la Vienne et touchant à celui de la Haute-Vienne sur 4 km, est inclus dans le Parc régional de la Brenne et déborde sur le Massif Central; il compte 3 300 hab., 7 communes et 28 097 ha dont 5 727 de bois; la vallée de l'Anglin le traverse d'est en ouest, et elle est rejointe par la vallée encaissée de la Benaize. À l'extrême sud, la commune de Tilly (180 Tillotins, 1 477 ha), sur le massif ancien, dessine une pointe du canton et du Parc régional de la Brenne vers le sud et atteint même le cours de la Benaize à la limite des régions du Limousin et de Poitou-Charentes; au nord de son territoire sont quelques restes de l'ancienne abbaye cistercienne de la Colombe, apparue au 12e s. mais dont les bâtiments restants sont du 15e s. La commune a eu jusqu'à 700 hab. au 19e s.

Juste au nord, Lignac (600 hab., 6 703 ha dont 643 de bois), également sur le massif ancien à 13 km SSE du chef-lieu, abrite le Château-Guillaume (12e s., restauré au 19e), orné de tours et d'un donjon du 11e s., qui fut une ancienne et puissante place forte du duc d'Aquitaine; lycée professionnel agricole privé. La commune a dépassé 2 000 hab. dans la seconde moitié du 19e s. et jusqu'en 1901; le nombre d'habitants de 2007 est identique à celui de 1999.

À l'est du canton, 14 km à l'ESE de Bélâbre, la commune de Prissac (750 hab., 6 283 ha dont 1 485 de bois) abrite plusieurs châteaux anciens dont la Garde-Giron (15e-16e s.) au bord de la Sonne, et deux musées, de la poste et du machinisme agricole; il lui reste aussi une ancienne commanderie du 15e s.; jardin à l'anglaise des Chenevières. Le hameau de Roche-Chevreux y est à la confluence de l'Abloux et de la Sonne avec l'Anglin. La commune de Prissac a eu plus de 2 000 hab. au 19e s., et encore 1 400 en 1946; elle a perdu des habitants après 1999. Chalais (170 hab., 3 965 ha dont 1 400 de bois), au bord de l'Anglin à 5 km ESE de Bélâbre, contient au nord la forêt de la Luzeraize et la forêt de Bélâbre; châteaux 19e s. du Ris de Feu à l'est et du Châtelier à l'ouest; Chalais a eu plus de 700 hab. avant 1914.

La pointe occidentale du canton est tenue par Saint-Hilaire-sur-Benaize (360 hab., 3 261 ha dont 514 de bois), 7 km à l'ouest du chef-lieu. Le confluent de la Benaize et de l'Anglin est au nord de la commune; au sud, le château de Céré est d'origine médiévale, avec des parties des 15e, 17e et 18e s. Saint-Hilaire a gagné 50 hab. de 1999 à 2007, alors qu'elle était tombée de 1 200 hab. en 1886 à 290 en 1990.