Canton de Montbazon

Montbazon

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Montbazon. Le moulin d’Avrin sur l’Indre. © RB-RV
Montbazon. Le moulin d’Avrin sur l’Indre. © RB-RV

4 000 hab. (Montbazonnais), 650 ha, chef-lieu de canton de l'Indre-et-Loire dans l'arrondissement de Tours, 13 km au sud de la préfecture sur la rive gauche de l'Indre. Ancienne place forte érigée en comté puis duché, elle en a conservé un donjon du 11e s. et quelques restes (porte, maisons anciennes, lavoir, hôtel-Dieu du 15e s.), un moulin ducal et un autre moulin sur l'Indre, transformés en résidences; mais son château du 14e s. a été rasé au 18e s. pour assurer le passage de la route d'Espagne (actuelle N 10), qui a exigé un détournement de l'Indre et la construction d'un grand pont; le centre-ville n'en reste pas moins inondable. Le bourg campe dans un méandre de l'Indre; son finage est de petite taille mais comporte néanmoins une fraction sur la rive droite, entourée par le territoire de Veigné, avec la gare. Les bords de l'Indre et le haut du coteau des rives concaves de méandres accueillent de nouvelles résidences plutôt cossues.

Les entreprises se groupent dans une zone d'activités sur le plateau: fabrique et surtout centre de logistique textile Kami (ex-Kenzo, groupe LVMH, 150 sal.), chaudronnerie (Cetil, 50 sal.), fermetures (Périmètre, 25 sal.); viandes Dawn Meats (ex-Scagros, 30 sal.); logistique Deret (100 sal.). Un peu à l'écart au-dessus de la vallée de l'Indre à l'ouest, une hôtellerie de luxe (55 sal.) occupe le château d'Artigny; il fut construit de 1913 à 1920 pour le parfumeur Coty, qui y eut son laboratoire. La commune est aussi «station verte de vacances» et a équipé le parc de loisirs de la Grange Rouge sur 10 ha avec un parcours botanique et un manoir du 17e s., sur la rive droite de l'Indre, juste à l'aval du pont; maison de retraite (30 sal.). Montbazon avait entre 1 000 et 1 100 hab. durant tout le 19e s. et la première moitié du 20e; elle est passée à 1 600 hab. en 1962, 3 000 en 1982 et poursuit sa croissance, gagnant quelque 500 habitants de 1999 à 2007. Elle est le siège du syndicat d'un pays d'Indre-et-Cher.

Le canton a 23 300 hab. (20 900 en 1999) hab., 7 communes et 14 245 ha dont 2 729 de bois. Au nord, il s'organise selon un axe est-ouest qui correspond aux méandres de la vallée de l'Indre, dans un paysage varié, boisé et urbanisé jalonné par Veigné en amont, Monts et Artannes-sur-Indre en aval, où commence la «vallée du Lys» nommée ainsi selon le roman de Balzac. Le joli village de Pont-de-Ruan (830 Ruanopontins, 574 ha), dont le nom ancien de Rotomagus signifiait le marché du gué, y abrite le château de Vonne (17e s., récemment restauré), dont Balzac fit Clochegourde, et l'ancien prieuré du Relay (12e et 16e s.); moulin à eau dits de Balzac, en partie du 12e s. et remis en état par la municipalité, église du 12e s.; laiterie-fromagerie de la Cloche d'Or (50 sal.) et gâteaux au fromage Saint-Amour des Pâtissiers de Touraine (ex-Rambol, 30 sal.). La commune a gagné 230 hab. de 1999 à 2008.

Perpendiculairement à ce couloir, le canton s'étend vers le sud sur le plateau de Sainte-Maure, où il est parcouru à la fois par la N 10, l'autoroute A 10 et la voie ferrée de Bordeaux qu'emprunte le TGV. La commune avait 270 hab. en 1962 et croît tranquillement depuis. Sorigny, au sud de Montbazon, héberge l'aérodrome de loisirs de Tours. Tout au sud, à 13 km de Montbazon, Villeperdue (950 Villeperdusiens) a un gros château des 14e et 16e (Boisbonnard) et, comme pour contredire son nom, une gare sur la grande voie ferrée Paris-Bordeaux; agencement de magasins Berci (30 sal.), négoce de matériel agricole Dufresne (25 sal.). La commune avait 560 hab. en 1962 et sa population croît toujours (+130 hab. de 1999 à 2008).


Artannes-sur-Indre

2 560 hab., 2 097 ha dont 321 de bois, commune d'Indre-et-Loire dans le canton de Montbazon, 17 km au SO de Tours sur la rive droite de l'Indre, dans la «vallée du Lys». Elle a reçu plusieurs châteaux, dont l'ancienne résidence d'été des archevêques de Tours (15e et 19e s.) au manoir de la Mothe et, au nord-ouest, le château de Loché, également des 15e et 19e s., et le manoir de Méré (18e s. sur base du 9e s.); église inscrite à nef du 11e s., ancien moulin sur l'Indre au droit du village. Le finage s'étend des deux côtés de l'Indre, dont le val accueille des peupleraies de rapport, dans un paysage apprécié, qui va jusqu'aux moulins de Pont-de-Ruan à l'ouest. Le nom d'Artannes a été allongé en 1936; la commune avait alors moins de 1 000 hab.; sa population a surtout augmenté après 1980, Artannes devenant une banlieue résidentielle de Tours; elle a dépassé les 2 000 habitants en 1990 et gagné 350 hab. de 1999 à 2008. Les nouveaux lotissements sont surtout sur le coteau faiblement incliné de rive droite, à l'ouest du village.


Monts

7 050 hab. (Montois), 2 728 ha dont 458 de bois, commune d'Indre-et-Loire dans le canton de Montbazon, 16 km SSO de Tours et 7 km à l'ouest de Montbazon, sur la rive gauche de l'Indre. L'ancien village reste pittoresque et d'allure médiévale, la commune a de nombreux châteaux, surtout du 19e s. Elle est aussi et surtout une active grande banlieue de Tours, traversée par la voie ferrée de Bordeaux, que rejoint la ligne du TGV; on y compte 1 800 emplois.

Le principal employeur est le Commissariat à l'énergie atomique (CEA), qui a installé en 1962 au Ripault, au NE de la commune sur la rive gauche de l'Indre, sur 120 ha au site d'une poudrerie remontant à 1786, détruite par une explosion en 1943, une fabrique très fermée d'explosifs et d'amorçage pour l'arme nucléaire, mais n'y emploie pas de matériaux nucléaires. Le Ripault emploie 650 personnes et se sert du champ de tir du Ruchard pour ses essais, 16 km à l'ouest; la gare de Monts, sur la ligne Paris-Bordeaux, est proche. L'usine a attiré toute une série de lotissements autour de Beaumer (on prononce Beaumé) et de Bois Joli, et quelques sous-traitants dont Clemessy (30 sal.). Un autre pôle est celui de la pharmacie et des cosmétiques, avec Astra-Zeneca (suédo-britannique) qui fabrique et emballe des produits pharmaceutiques dans une ancienne usine Roger Bellon rachetée au groupe Rhône-Poulenc (Récipharm, 250 sal.), et le négoce Noveal Pharma (35 sal.); électronique de signalisation Optifib (20 sal.), charpentes Pouessel (35 sal.); nettoyage AMS (70 sal.); supermarché U (50 sal.).

La ville est dotée d'un collège public et d'une maison de retraite. Le château de Candé au nord-est de la commune rive droite, se tient à la pointe d'un éperon de confluence; il appartient au Conseil général qui y organise des manifestations; au centre d'un domaine de 260 ha, il a des éléments du début du 16e s., mais a été refait au 19e s., puis dans les années 1930; il fut le lieu du mariage l'ex-roi d'Angleterre en 1937.

Le site classé du domaine du Breuil est à l'ouest du bourg, le manoir de l'Ortière (15e s.) au nord-ouest. Au sud s'étale le domaine de 500 ha où trône le château de Longue Plaine (18e s.) partagé avec Sorigny. Monts accueille le siège de la communauté de communes du Val de l'Indre, qui réunit 8 communes et 30 300 hab., dont Montbazon, ce qui en fait la plus peuplée du département hors de Tours. Monts avait 1 500 hab. en 1906 et en 1931, puis s'est mise à croître rapidement: 2 000 hab. en 1968, 5 000 en 1979. Elle a encore gagné 450 hab. de 1999 à 2008.


Sorigny

2 220 hab. (Sorignois) dont 120 à part, 4 343 ha dont 600 de bois, commune d'Indre-et-Loire dans le canton de Montbazon, 5 km SSO du chef-lieu sur la N 10. Le territoire communal s'allonge vers le sud jusqu'aux Grands Bois et atteint les portes de Montbazon au nord; il est traversé d'un bout à l'autre par la N 10 et, un peu à l'ouest, par l'A10, et accueille au nord l'aérodrome de Tours-Sorigny, doté de deux pistes de 675 et 580 m, avec aéroclub, école de pilotage, ULM.

Les principales activités sont une fabrique d'articles en fil métallique Armaplan (20 sal.), les enquêtes et recouvrements de créances Ater (150 sal.) et le gardiennage Securit Dog Man (25 sal.), les entrepôts du groupe de distribution Lidl (75 sal.) et les transports TRB (50 sal.); peinture Debuschère (20 sal.), travaux publics et réseaux Esnault (20 sal.), installations et lignes électriques Lesens (40 sal.) et Graniou (25 sal.). La Poste a ouvert fin 2006 sur la zone d’activités Isoparc un nouveau centre de tri, couvrant l’Indre-et-Loire et le Loir-et-Cher, prévu pour 2 400 000 plis quotidiens et 300 salariés. Sorigny a aussi une maison familiale rurale avec institut rural. La commune avait 1 600 hab. en 1836; descendue à moins de 1 100 hab. en 1930, sa population augmente depuis 1965 surtout, entraînée par la croissance de l'agglomération tourangelle; elle s'est accrue de 180 hab. entre 1999 et 2008.


Veigné

6 100 hab. (Vindiniens), 2 658 ha dont 921 de bois, commune d'Indre-et-Loire dans le canton de Montbazon, juste à l'est de celle-ci, 14 km SSE de Tours sur le versant sud de la vallée du Cher. Le vieux centre, un peu à l'écart de l'Indre, conserve une église intéressante et un ancien moulin transformé en «centre de vie et de culture» avec spectacles et appartements.

Le finage en arc de cercle entoure presque celui de Montbazon: au sud, il contient les châteaux de la Guéritaulde (beau jardin d'agrément) et de Taffonneau (19e s.); au nord et à l'ouest, il s'étale sur le plateau de rive droite de la vallée de l'Indre, englobant à l'est les châteaux de Fontiville (19e s.) et de Couzières (16e, 17e, 18e s.), et allant à l'ouest jusqu'au-delà de l'autoroute A 10 où a été aménagée l'aire de repos du Village Brûlé. Les urbanisations récentes de la Tremblaye et du Passoir y apparaissent, au ras de la commune de Joué-lès-Tours. Veigné englobe également les manoirs de Beaupré (17e s.) et de la Belle Jonchère (16e au 18e s.), l'arboretum de la Martinière sur 4 ha, avec bambous.

Devenue banlieue résidentielle, Veigné a reçu aussi quelques activités notables: robinetterie industrielle Burner (Sourdillon, 160 sal.), fabrique de ressorts SPR (60 sal.), emballages en bois Blaise (20 sal.), plantations d'espaces verts Giraud (120 sal.); un Intermarché (60 sal.); un lycée privé, une maison de retraite. Veigné avait 1 300 hab. de 1840 à 1936, puis a entamé une croissance continue, passant par 3 600 hab. en 1975 et gagnant encore près de 500 hab. de 1999 à 2008.