Canton de Montrésor

Montrésor

360 hab. (Montrésoriens), 98 ha, chef-lieu de canton de l'Indre-et-Loire dans l'arrondissement de Loches, au bord de l'Indrois. Le nom ancien était Beaumont-Ville (Beaumont-Village subsiste un peu au nord), Mont Trésor était celui de la seigneurie, qui relevait du trésorier du chapitre de la cathédrale de Tours et qui a fini par l'emporter. Montrésor, qui figure parmi les «plus beaux villages de France» et les «stations vertes de vacances».

Son territoire est minuscule; encore n'avait-il que 22 ha en 1831, avant d'être un peu agrandi. Mais elle a un beau château du 16e bâti dans une enceinte du 11e s. à grosses tours rondes, jardin et parc en terrasses, au milieu du village. Le mobilier a été rénové au 19e s. par son propriétaire le comte et banquier polonais Branicki. La commune a aussi une collégiale renaissance de la première moitié du 16e s., pourvue d'un tableau de Ph. de Champaigne. Sa population a culminé à 740 hab. en 1836 puis Montrésor s'est lentement dépeuplée jusqu'en 1990, et encore de 1999 à 2008 (-60 hab.). La communauté de communes de Montrésor réunit les communes du canton et siège au chef-lieu.

Le canton a 5 500 hab. (5 300 en 1999), 10 communes et 37 378 ha dont 9 904 de bois; il s'étend de part et d'autre de l'Indrois sur le plateau que l'on nomme Gâtine de Montrésor; la grande forêt domaniale de Loches marque sa limite occidentale; à l'est, il suit la limite du Loir-et-Cher et de l'Indre dans la longue forêt de Brouard. Orbigny (770 Orbignois, 6 568 ha dont 2 014 de bois) occupe le nord-est du canton; le village est à 8 km NNE du chef-lieu, dans la petite vallée de l'Olivet qui rejoint l'Indrois un peu en aval de Montrésor; église des 11e-12es., châteaux de Mousseau et de l'Étang (19e s.); atelier de plastiques (PRC, 25 sal.); la commune comprend une partie de la forêt de Brouard, qui eut jadis de nombreux charbonniers et des verriers; elle était peuplée de 1 400 hab. en 1911 et s'est donc fortement dépeuplée. Beaumont-Village (260 hab., 1 925 ha dont 432 de bois), 3 km au nord de Montrésor dans la vallée de l'Olivet, a une scierie (Besson, 20 sal.).

Genillé (1 570 Genillois, 6 312 ha dont 2 225 de bois), 11 km ONO de Montrésor, sur la rive droite de l'Indrois, est la principale commune du canton et conserve un château des 15e-16e s., une église des 12e et 16e s. à beaux vitraux. Elle englobe au sud une partie de la forêt domaniale de Loches et abonde en sites troglodytiques, surtout sur les escarpements des rives concaves des méandres de l'Indrois. Le hameau d'Hys, un peu isolé au NO du finage, a conservé des maisons du 15e s. L'abbaye de la Bourdillière (15e au 17e s.) est juste en aval du village. Dans un vallon au nord-est, près d'un étang, le château de Marolles fut à la tête d'un domaine de 1 400 ha, flanqué en 1874 d'une Ferme Neuve qui fut un exemple de mécanisation précoce de l'agriculture. Celui de Rassay, sur le coteau de rive droite de l'Indrois en aval du village, fut entrepris en 1784 et abrita une fromagerie à la fin du 19e s.; entreposage de livres (Genilloise, 35 sal.). Genillé a eu 2 400 hab. en 1886; sa population est descendue à 1 400 hab. en 1975 et s'est maintenue étale ensuite, mais a regagné une centaine d'habitants de 1999 à 2008.

Plus au nord, à 6 km de Genillé, Le Liège (340 hab., 1 115 ha dont 326 de bois) abrite au château de Courbat un centre de soins et rééducation de la Police nationale (ANAS) de 80 lits et 35 sal. et a une maison de retraite; la commune aurait gagné une centaine d'habitants (plus de 40%) de 1999 à 2007; dolmen d'Hys dit Pierre-Levée. Juste à l'ouest de Montrésor, Chemillé-sur-Indrois (240 hab., 2 487 ha dont 645 de bois) a une base de loisir avec un étang de 35 ha créé en 1978 à des fins touristiques dans la vallée de l'Indrois. À 3 km au SO à l'orée de la forêt de Loches, l'intéressante chartreuse du Liget, fondée en 1170, a des restes du 12e s. et un cloître de 1787. Entre la chartreuse et le village, l'ancien monastère de la Corroierie, qui fut une dépendance du Liget et servit un temps de prison, se tient auprès d'un autre étang, dans la petite vallée du ruisseau d'Aubigny. Chemillé est «station verte de vacances».

Villeloin-Coulangé (660 Villaloupéens, 3 462 ha dont 514 de bois), 3 km au SE de Montrésor au bord de l'Indrois, a une abbaye au village (Saint-Sauveur, 12e, 16e et 17e s.) et le prieuré de Villiers (12e s.) à l'ouest, au bord de la forêt de Loches; anciens fours à chaux; métallerie Leroux (45 sal., profilage), maison de retraite; la commune est issue d'une fusion de 1831; sa population a dépassé 1 000 hab. de 1880 à 1950.

Nouans-les-Fontaines (820 hab., 6 331 ha dont 1 400 de bois), 9 km à l'est de Montrésor au bord du Réau, affluent de droite de l'Indrois, conserve une belle Pieta de Fouquet; fabrique d'équipements et matériels de sports Nouansport (55 sal.); le finage mord au nord-est sur la forêt de Brouard et comporte un étang de barrage sur un petit affluent de l'Indrois. Nouans, dont le nom indique un défrichement du haut Moyen Âge (Novus) a eu 1 500 hab. au tout début du 20e s. et s'est dépeuplée jusqu'en 1999; elle a gardé le même nombre d'habitants de 1999 à 2006; son nom a été complété en 1949.

Loché-sur-Indrois (550 hab., 7 413 ha dont 2 000 de bois), 9 km au sud du chef-lieu, a une église en partie du 10e s.; tuyauterie Mondelo (35 sal.); ruines de l'ancienne abbaye cistercienne et bois de Beaugerais au sud-ouest de la commune; celle-ci avait 1 300 hab. au début du 20e s. Villedômain (120 hab., 1 647 ha dont 344 de bois) est la commune la plus méridionale du canton, 14 km au SSE du chef-lieu à la limite du département, sur la rive droite de l'Indrois à la traversée de la D 675 de Blois au Blanc. Son finage contient au sud-ouest le bois de Chaillou et s'étire vers le nord-est de part et d'autre de l'Indrois, étang de la Cailletterie dans un vallon de gauche de l'Indrois. La population est à son minimum depuis 1980; elle avait culminé à 340 hab. en 1886.