Canton de Chambray-lès-Tours

Chambray-lès-Tours

11 250 hab. (Chambraisiens) dont 280 à part, 1 940 ha, chef-lieu de canton de l'Indre-et-Loire dans l'arrondissement de Tours, en banlieue sud de Tours. Son nom était seulement Chambray jusqu'en 1920; sa population a crû surtout à partir de 1965 en même temps que celle de l'agglomération de Tours: elle était de 1 000 hab. en 1936, 1 800 en 1962, puis est montée à 5 600 en 1975, 8 200 en 1990, 10 300 en 1999 et poursuit sa croissance bien que son territoire soit presque entièrement urbanisé. La municipalité, dirigée par la droite de 1983 à 2001, est ensuite passée à gauche sous la direction de Christian Gatard (socialiste). Le finage n'atteint pas le Cher et n'effleure celui de Tours que dans le bois du parc de Grandmont; ailleurs il en est séparé par Joué-lès-Tours au nord-ouest, Saint-Avertin au nord-est. Mais, traversé par la voie ferrée et la ligne de TGV Paris-Bordeaux, la N 10 et l'A 10, et au sud par l'A 85, ainsi que par la N 143 vers Loches et Châteauroux, doté de gros échangeurs, il a reçu de très nombreuses activités industrielles et commerciales, formant le cœur du grand pôle d'activités de Tours-Sud, dont un hypermarché Auchan (380 sal.) et des magasins de grande distribution comme Castorama (120 sal.), Leroy-Merlin (85 sal.), Decathlon (60 sal.), Conforama (60 sal.); traitement de chèques et de courrier sécurisé Numen ex-Sati (110 sal.) et cartes plastiques informatiques Gemalto (100 sal.).

Une grande zone d'activités rassemble 600 entreprises et 8 000 salariés. Les principales usines sont celles des piles Saft (AEG, 220 sal.), les médicaments et spécialités Delpharm (Delmas-Perfusion, 180 sal.), les articles en caoutchouc Hutchinson (100 sal.); miroiterie AMV (40 sal.). Chambray accueille aussi l'ingénierie AEG Power (230 sal.) et de nombreuses entreprises de bâtiment (Savoie, 150 sal.) et finitions, comme Peintex (60 sal.) ou Loiseau (plomberie, 45 sal.), ainsi que maints entrepôts et garages et un négoce d'équipements pour automobiles Auto Distribution Grand Ouest (60 sal.), des établissements de restauration dont Pizza Hut (60 sal.); transports GT (90 sal.) et Coutant (70 sal.). Un grand centre de santé privé, le pôle Léonard de Vinci, a été ouvert en 2008 et occupe 590 personnes; il regroupe sur un site nouveau plusieurs cliniques, dont celle du Parc qui avait 110 salariés.

La commune est aérée par l'hippodrome de Tours, ainsi qu'un parc de détente avec rocher d'escalade; maison de retraite (Le Petit Castel, 60 sal.); collège privé, lycée professionnel agricole public. La partie méridionale de la commune est traversée par la voie ferrée Paris-Bordeaux, où passent les TGV, flanquée par l'autoroute A 85, qui sert aussi de rocade sud à l'agglomération. À la pointe SE du finage, le bois de Chambray offre des promenades; un peu plus loin, le bois des Hâtes abrite un château du même nom et une propriété de la municipalité de Tours avec des serres à basilic.

Le canton a 21 500 hab. (20 000 en 1999), 5 communes et 12 887 ha dont 2 115 de bois; il forme un grand croissant nord-sud ouvert vers l'ouest, de part et d'autre de la vallée de l'Indre, largement urbanisé; Chambray est excentrée au nord, les quatre autres communes ont atteint ou dépassé les 2 000 habitants. Outre Esvres, la vallée de l'Indre comprend autour d'un joli site de pont les communes voisines de Cormery et Truyes. Au sud, Saint-Branchs s'avance en pointe sur le plateau de Sainte-Maure.


Cormery

1 680 hab. (Cormeriens), 607 ha, commune de la grande banlieue sud-est de Tours dans le canton de Chambray-lès-Tours, 13 km au SE du chef-lieu sur la rive gauche de l'Indre et la N 143 vers Loches, en Champeigne. Elle se distingue par les restes (surtout 14e-15e s.) d'une abbaye bénédictine, fondée en 791, où vécut Alcuin; plus une lanterne des morts et une église romane, tous classés et du 12e s. Agréables, les bords de l'Indre sont l'objet d'un programme de protection. Elle a un collège public et une maison de retraite, mais n'a plus guère d’industrie, seulement de petits ateliers et entrepôts. Sa population n'était que de 830 hab. en 1954 et croît depuis (+120 hab. de 1999 à 2008); elle s'approche des 2 000 hab. mais l'étroitesse de son territoire limite son expansion.


Esvres

4 540 hab. (Esvriens), 4 234 ha dont 900 de bois, commune d'Indre-et-Loire dans le canton de Chambray-lès-Tours, 14 km au SE de Tours, ancien chef-lieu de canton. Elle a abandonné son ancienne désignation Esvres-sur-Indre. Le centre est sur la rive droite de l'Indre, face à son confluent avec l'Échandon qui vient du sud. Il est tassé autour de l'ancien château démantelé qui fait citadelle habitée et a conservé des restes de tours et de remparts et une grosse fuie; église du 12e s. avec des éléments du 7e-8e s. en remploi et un portail du 17e, centre de sports avec piscine et tennis au bord de l'Indre, gare et supermarché Atac (30 sal.); collège public.

Son finage s'étend surtout au nord de l'Indre mais la déborde vers le sud de part et d'autre de la vallée de l'Échandon, où se cache un pont du 13e s. Il s'orne de plusieurs châteaux, notamment Vaux (19e s.), la Dorée (17e) et Vaugrignon (15e et 19e s., avec chambres d'hôtes dans un parc de 15 ha), et des manoirs; grand bois de la Duporterie et une partie de la forêt de Larçay au nord, où passe l'autoroute A 85 et où a été aménagé le nouveau cimetière paysager de Tours, au dessin ingénieux, avec crématoire. Une zone industrielle au bord de la N 143 Tours-Loches occupe 500 personnes; ingénierie Alstom Power (ex-Cegelec, 110 sal.), métallerie de cuivre et laiton Esvres Matriçage (75 sal., ex-Sourdillon), traitements de surfaces et métallerie Azynox (40 sal.), mécanique Serop (40 sal.), menuiserie GTH (30 sal.), négoce d'électronique Kaorka (20 sal.), travaux publics Eiffage (100 sal.).

Esvres abrite aussi le siège tourangeau de la communauté Emmaüs, deux groupes de cliniques neuro-psychiatriques (Domaine de Vontes, 100 et 25 sal. à Vontes et Champgault, groupe Medidep, dans un parc de 10 ha; SHM au château de Monchenain, 30 sal., dans un parc isolé de 27 ha), plus les bureaux de la Caisse des Retraites des ingénieurs, cadres et assimilés (Crica Retraites Unies, 200 sal., groupe Réunica) au château de la Dorée, qui gèrent les pensions des cadres des régions Centre et Pays de la Loire. Ce château, à présent flanqué de deux grands bâtiments de bureaux, a eu pour originalité d'appartenir à la famille de Lucien Bonaparte, puis à un comte féru d'expérimentation viticole, et de loger Mata Hari en 1910 et 1911. Au site de Vontes, un peu en amont du bourg, des moulins réaménagés abritent un festival du cinéma «Rivières, terroirs, cultures»; restes d'un prieuré (14e s.) et nouveaux lotissements.

La commune est le siège de la Confrérie du Noble-Joué, vin gris des abords méridionaux de Tours, de Joué à Esvres; elle cultive 36 ha de vignes. La population communale croît depuis les années 1920 où elle était d'environ 1 600 hab., un peu inférieure à celle du milieu du 19e s. (entre 1 800 et 1900 hab.); elle a atteint les 2 000 hab. en 1962, les 4 000 (sdc) en 1981 et a ensuite ralenti sa croissance, gagnant 180 hab. de 1999 à 2008.


Saint-Branchs

2 400 hab. (Saint-Branchois), 5 116 ha dont 665 de bois, commune d'Indre-et-Loire dans le canton de Chambray-lès-Tours, 20 km au SSE de Tours sur le plateau de Sainte-Maure au sud de l'Indre. Elle avait moins de 1 400 hab. en 1962, contre plus de 2 000 vers 1840, mais elle croît depuis et a nettement dépassé l'ancien maximum; équipements aérauliques Act (30 sal.), couvoir du Moulin Brûlé (120 sal.), vergers et fromages de chèvre. Le bourg s'est développé au carrefour de 8 routes, les exploitations agricoles y sont encore nombreuses et l'année est ponctuée par des foires à l'oignon au printemps, aux melons en août et au noix en automne; chapelle néogothique de Beauchêne et pont Girault (13e s.).


Truyes

2 100 hab. (Troïciens), 1 639 ha dont 464 de bois, commune de la grande banlieue sud-est de Tours dans le canton de Chambray-lès-Tours, 14 km au SE du chef-lieu sur la rive droite de l'Indre. On y voit une église à clocher roman du 12e s. (classée), un château Bel-Air de 1920 où se tiennent des floralies; une cartonnerie recycle les vieux papiers (Oudin, 90 sal.); établissement pour handicapés. La commune, longtemps entre 500 et 600 hab. et qui n'en avait encore que 690 en 1954, croît depuis; elle a gagné 350 hab. de 1999 à 2008.