Canton de Luynes

Luynes

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Luynes. Au centre du village. © RB-RV
Luynes. Au centre du village. © RB-RV

5 100 hab. (Luynois), 3 401 ha dont 950 de bois, chef-lieu de canton de l'Indre-et-Loire dans l'arrondissement de Tours, 11 km à l'ouest de la préfecture au flanc du coteau de rive droite de la Loire; ancienne Mailliacum, devenue Maillé, elle a pris le nom du duc-connétable en 1619, qui venait d'un fief provençal du Bas-Rhône. Elle conserve le grand château des 12e-15e et 17e s. qui domine le bourg, une vieille halle à très haut toit, des maisons anciennes dont certaines à pans de bois. De hautes piles d'un aqueduc romain se voient à l'est du bourg; Luynes abrite aussi un ancien prieuré sur un site gallo-romain, et le manoir-ferme de la Mignonerie (16e et 18e s.). Le finage inclut une portion de la plaine de la Loire, où se trouve le hameau du Port de Luynes, et où coule la Boire, parallèlement au fleuve; il s'étend sur 8 km dans le plateau de Gâtine, très boisé vers le nord et entaillé à l'ouest par la Bresme, qui fixe la limite occidentale de la commune et dont les abords offrent le site boisé et apprécié de Vaugareau.

La croissance récente de la population a été soutenue: elle n'avait pas 1 700 habitants en 1962 (2 100 dans la première moitié du 19e s.) et atteignait déjà 3 800 habitants en 1982; elle a encore gagné 520 hab. de 1999 à 2008. À sa fonction résidentielle, Luynes ajoute un centre hospitalier de 340 lits (surtout en long séjour) avec maison de retraite départementale (300 sal.), un collège public, un institut médico-éducatif (110 places), un centre d'aide par le travail et trois zones d'activité où sont établis des ateliers de taillée modérée: lanterneaux et plastiques pour bâtiments Hexadome (100 sal.), négoce de tissus d'ameublement (Jero, 25 sal.), publicité et gestion de stocks GMS (100 sal.); supermarché U (35 sal.).

Le canton a 21 700 hab. (19 700 en 1999), 5 communes et 10 406 ha dont 3 071 de bois; il est entièrement au nord de la Loire, très boisé à l'ouest et au nord et inclut à l'ouest Saint-Étienne-de-Chigny, à l'est plusieurs banlieues de Tours: Mettray, La Membrolle-sur-Choisille, Fondettes.


Fondettes

10 700 hab. (Fondettois) dont 470 à part, 3 183 ha dont 391 de bois, commune d'Indre-et-Loire dans le canton de Luynes, à 5 km ENE du chef-lieu et 7 km à l'ouest de Tours sur le plateau de Gâtine. C'est une commune au riche patrimoine architectural comprenant plusieurs anciennes closeries dont celle des Pivottières (17e et 20e s.) et les manoirs de Thouadé et des Hamardières (16e et 18e s.), les châteaux de Châtigny (15e s.), de la Plaine (19e s.) et de Bel-Air (19e s., attribué à l'IUFM de Tours), des restes de l'abbaye de Vallières dont une grange aux dîmes, le prieuré de Lavaray et son pigeonnier (13e et 16e s.); plus un bâtiment moderne réalisé par l'architecte britannique Nicolas Grimshaw pour le siège des éditions Van de Velde, transférées de Paris à Tours en 1907 mais reparties à Paris depuis, et dont la production la plus célèbre fut la «méthode rose» d'apprentissage du piano.

C'est une banlieue en forte expansion, comprenant plusieurs zones d'activité, avec deux gros employeurs. Safety fabrique des plaquettes de coupe au carbure de tungstène et outils coupants (380 sal.), en deux usines distinctes mais proches, montées en 1957 et 1974; la société a été reprise en 1972 par le suédois Sandvik, qui l'associe depuis 2005 à sa nouvelle filiale états-unienne Valenite; elle anime avec le Laboratoire de mécanique et de rhéologie de l'Université de Tours un centre d'études et de recherches sur les outils coupants (Ceroc), et se complète par les outillages au carbure Opca (35 sal.). Le second est Poirier Invacare, à un groupe de Cleveland, fabricant de fauteuils roulants à usage médical (240 sal., plus 90 pour son système logistique).

Fondettes abrite aussi le centre départemental de secours (330 emplois), la restauration collective de la Française de Restauration et de Services (70 sal.), l'informatique Articque (30 sal.), un laboratoire de recherche-développement en pharmacie vétérinaire (Cebiphar, 20 sal.), les aliments diététiques Monbana (35 sal.) et une série de petits ateliers, d'entrepôts et d'entreprises de bâtiment dont les installations électriques Kusmierek, Bezard et Jamet (30 sal.) et les couvertures Merlot (20 sal.); ainsi que la gestion comptable Agefex (40 sal.) et un centre commercial Leclerc (80 sal.). Le parc d'activités de la Haute Limougère accueille 40 entreprises et 600 emplois sur 10 ha.

Fondettes a un collège public et surtout un grand lycée agricole au château de la Plaine, qui possède un vignoble en Chinonais; plus un centre de vacances de la ville de Saint-Denis au château de Taille (140 places). Le finage est limité à l'est par la vallée encaissée de la Choisille, au sud par la Loire dont il englobe plusieurs îles et au bord de laquelle sont les anciens hameaux portuaires de Port Vallières et Port Foucault; au nord, sont les restes du prieuré de Lavaray (ou Lavaré, 13e et 16e s.); au sud-est, gare sur la voie de Tours à Vendôme. Fondettes a eu entre 2 000 et 2 500 hab. de 1806 à 1940, puis sa population a augmenté, passant par 4 600 hab. en 1975, 7 300 en 1990. Elle a gagné encore plus de 1 300 habitants de 1999 à 2008, dépassant ainsi largement les 10 000. La municipalité a une majorité de gauche; le maire est Gérald Garrido, socialiste, ancien cadre d'entreprise. Bon site municipal http://www.ville-fondettes.fr


Membrolle-sur-Choisille (La)

3 100 hab. (Membrollais), 887 ha dont 200 de bois, commune d'Indre-et-Loire dans le canton de Luynes, 7 km au NNO de Tours; un pôle de santé occupe 450 personnes et associe 5 établissements sur le plateau de rive gauche de la Choisille à l'est du finage, dont un centre de rééducation de la Croix-Rouge (Bel-Air) avec Foyer de l'enfance et un centre hospitalier de rééducation et désintoxication (alcoologie et addictologie, 140 places), plus deux maisons de retraite.

La commune offre un plan d'eau et une base de loisirs, tout un ensemble de lotissements de villas à l'ouest du village ancien, plus quelques manoirs, dans un paysage vallonné et verdoyant où se voit encore le moulin Boutard (à eau); mécanique de précision Chevrea (25 sal.), sciage au diamant du béton et démolitions (TSD, 60 sal.). La Membrolle a été créée en 1873 à partir de Mettray, avec 800 hab., et sur Choisille a été ajouté en 1920; le premier maire, pendant 25 ans, fut le négociant en cognacs Martell, qui avait obtenu cette indépendance. La population communale a commencé d'augmenter dans les années 1930, et surtout autour de 1970; elle a gagné 120 hab. de 1999 à 2008.


Mettray

2 120 hab. (Mettrayens) dont 100 à part, 1 034 ha, commune d'Indre-et-Loire dans le canton de Luynes, 9 km au NNO de Tours au-dessus de la vallée encaissée de la Choisille. Elle fut connue par sa colonie agricole pénitentiaire, créée en 1840 sur un domaine de 700 ha, où passa notamment Jean Genet en 1926; supprimée en 1937, cette ancienne institution pénitentiaire, au lieu-dit la Colonie, héberge aujourd'hui un atelier protégé recevant des jeunes handicapés (130 places), et propose un petit musée historique; le dolmen de la Grotte des Fées est à la limite du finage de Saint-Antoine-du-Rocher au nord de la commmune.

Mettray a eu 2 500 hab. en 1866, mais seulement la moitié au début du 20e s. après l'émancipation de La Membrolle-sur-Choisille, et autour de 1 000 de 1950 à 1975; sa population a augmenté sensiblement ensuite, puis s'est stabilisée. Sa zone d'activités des Gaudières, au nord-est, réunit environ 300 emplois; entreposage agricole (Sangosse, 40 sal.), mécanique de précision Ettel (30 sal.) et Metalinox (25 sal.), instalaltions électriques Lesens (25 sal.), travaux publics Colas Rail (100 sal.) et Vecchetti (55 sal.); gare sur la voie de Tours à Vendôme. Le château des Grandes Brosses héberge une maison de santé, ancien sanatorium, à la pointe SE de la commune à la limite de la commune de Tours. Le plateau de Mettray est une des petites régions agricoles de la région Centre.


Saint-Étienne-de-Chigny

1 400 hab. (Stéphanois), 2 111 ha dont 1 400 de bois, commune de l'Indre-et-Loire dans le canton de Luynes, à l'ouest du chef-lieu. Son finage est très boisé et son habitat est formé de plusieurs éléments: un village ancien dans la vallée encaissée de la Bresme juste avant son débouché dans le val de Loire (le Bourg); un village nettement plus étoffé très étiré au pied du coteau de Loire juste en aval, au point où le fleuve vient longer directement le coteau (le Pont de Bresme); un petit ensemble de fond de vallée au nord du Bourg, dans le beau site de Vaugareau, où se tient le château de Beauvois (19e s.), naguère Beauvais, transformé en hôtellerie (35 sal.); enfin, des habitations dispersées sur le plateau des Gâtines, boisé et parsemé de mardelles.

Le Pont de Bresme a quelques éléments troglodytiques et s'orne du manoir d'Andigny (15e et 16e s.) et d'une ancienne carrière aménagée en théâtre de verdure. Plusieurs étangs agrémentent les bois au nord de la commune et dans la vallée de la Bresme. La commune, 15 km à l'ouest de Tours, n'avait que 600 hab. en 1975 et croît depuis; elle n'a cependant gagné qu'une cinquantaine d'habitants de 1999 à 2008. Chigny dérive d'un mot désignant le châtaignier.