Cantons de Joué-lès-Tours

Joué-lès-Tours

36 400 hab. (Jocondiens) dont 580 à part, 3 241 ha, chef-lieu de canton de l'Indre-et-Loire dans l'arrondissement de Tours, en banlieue SO de Tours; le gentilé actuel ne semble pas légitime, la forme ancienne du nom étant Gaudiacus, comme bien d'autres Jouy. C'est la deuxième commune du département par la population. Elle conserve plusieurs châteaux et parcs, dont la Crouzillière (16e s.), la Marbellière (17e s.), les manoirs de Chérizy (15e et 18e s.), de la Coudraye (17e et 19e s.), de la Frazelière (17e s.), de la Mazeraie (18e s.), et des restes d'un pont gallo-romain (l'Arche du Pin).

La commune atteint au nord la rive du Cher mais n'en a qu'une faible fraction, en raison des extensions de Tours, par où passe la rocade nord-sud (boulevard périphérique), vers le Pont aux Oies. Elle est fleurie (trois fleurs) et a équipé un actif et original Espace Malraux pour les spectacles, dans le parc des Bretonnières, près d'un lac et un centre nautique (voile) partagés avec Ballan-Miré. Le parc de la Rabière est au centre de la commune, le château-hôtellerie de Beaulieu (18e s.) au nord, sur le talus dominant le val du Cher. Joué a deux collèges publics, un collège privé, un lycée public et un lycée privé, un lycée professionnel public; centre de formation d'apprentis, centres de rééducation et pour handicapés, plusieurs maisons de retraite et un abondant équipement culturel et sportif. Le quartier de la Rabière, avec ses grands immeubles, est considéré comme zone urbaine sensible.

Joué a reçu plusieurs zones d'activité, où sont notamment les grandes usines Michelin (pneus pour camions, depuis 1961, 910 sal. après un pic à 4 000 et un palier à 1 500) et Hutchinson (courroies et tuyaux de caoutchouc, 850 sal., repris en 1962 d'une ancienne câblerie de 1917); plastiques du groupe Tupperware (400 sal.) et airbags Zodiac (65 sal.); équipement aéronautique Aérazur Newco (200 sal.), automatismes ERI (130 sal.), carrosserie Petit-Picot (55 sal.), chaudronnerie Onex (60 sal.); boulangerie (Le Fournil du Val de Loire, 150 sal.); verrerie-miroiterie Charles André (80 sal., au groupe Saint-Gobain), analyse et recherche médicale Euraxi (65 sal.).

Joué abrite aussi un très gros négoce d'équipements industriels (Frans Bonhomme, 1 700 sal.); négoces de vaisselle Barbier (80 sal.), de pharmacie Schein (110 sal.), de matériel de bureau Ricoh (60 sal.), de guides et cartes Cartothèque Egg (70 sal.), d'alimentation Pomona (75 sal.); restauration collective Sogeres (290 sal.), installations électriques Forclum (350 sal.) et Snef (50 sal.), installations thermiques Hervé (140 sal.), traitement des eaux Sanitra Fourrier (65 sal.), travaux publics Eurovia (80 sal.), nettoyage Limpa (210 sal.), ateliers municipaux (160 sal.), transports Le Berre (70 sal.). La municipalité emploie plus de 500 personnes. La grande distribution est représentée par un centre commercial Leclerc (90 sal.), les supermarchés U (75 sal.) et Intermarché (55 sal.).

Les deux cantons de Joué partagent la commune depuis 1984, Joué étant devenue chef-lieu de canton en 1973. La ville s'honore d'une spécialité de vin gris en AOC Touraine, partagée avec les communes de Chambray, Saint-Avertin, Larçay et Esvres, animée par une confrérie du Noble Joué; mais les viticulteurs de Joué ne comptent que pour 6 ha… Joué a précisé son nom en 1848; elle avait alors 1 800 hab.; sa population est passée à 2 500 autour de 1900, 4 700 en 1936, 9 000 en 1962; elle a fait un bond ensuite, atteignant 17 800 hab. dès 1968, 34 700 (sdc) en 1982, puis a plafonné dans les années 1990. La municipalité est traditionnellement de gauche, le maire étant Philippe Le Breton, socialiste, conseiller général, cadre de banque. La ligne 1 du tramway de Tours doit desservir la commune, que traverse la rocade ouest de l'agglomération. Vers l'est, les zones d'activité se confondent avec celles de Chambray-lès-Tours.