Cantons de Lons-le-Saunier

Lons-le-Saunier

19 100 hab. (Lédoniens) dont 930 à part, 768 ha, préfecture du Jura. La ville est située au pied du Revermont, au débouché de la reculée de Revigny. Elle est desservie par la voie ferrée qui longe le Jura et va de Besançon à Lyon, et à 10 km par l'autoroute A 39. Ville historique, née de la source saline Ledonia au Puits salé, elle a conservé des maisons anciennes et un hôpital du 18e s., mais l'église romane, ancienne abbatiale, a été refaite au 19e s.

Comme station thermale, Lons est dotée d’un établissement de cure (35 sal.), d’un grand parc et d’un casino de 50 emplois (groupe Émeraude), d’un théâtre clinique (60 sal.), d’une maison de retraite du Parc des Salines (55 sal.). Elle offre plusieurs musées: archéologique, des Beaux arts, Rouget de l’Isle (le compositeur de La Marseillaise, né à Lons en 1760), pharmacie de l’Hôtel-Dieu. Mais la ville a aussi sa «zone urbaine sensible», à l’est du centre-ville (la Marjorie, les Mouillères). Le centre hospitalier accueille 360 lits, la clinique du Jura 37 (60 sal.); Lons-le-Saunier a trois collèges publics et un privé, un lycée général et deux lycées professionnels publics, deux lycées privés dont un professionnel; deux instituts médico-éducatifs; un centre d’aide par le travail.

Lons-le-Saunier est le pays des fromageries Bel, créées en 1921 et qui y ont mis au point la production de fromages fondus sous la célèbre marque de La Vache qui rit; elles emploient 290 personnes. Une autre fromagerie (ex-Grosjean) appartient au groupe Lactalis (Fromagère de Lons-le-Saunier, fromages fondus, 390 sal.). Lons-le-Sainier accueille aussi la fabrique de lunettes Jullien (90 sal.), les plastiques Flexico (emballages, 100 sal.) et Morel (25 sal.), la chaudronnerie Alizeo (35 sal.); menuiserie Paget (35 sal.), fauteuils pour spectacles Kleslo (20 sal.), jouets Smoby (20 sal.).

La ville a reçu un centre commercial avec l’hypermarché Géant Casino (180 sal.), un Intermarché (55 sal.), un Carrefour Market (45 sal.). Dans le tertiaire, la ville accueille le cortège habituel d’établissements financiers et de négoces, mais de taille modérée; comptabilité Mazars (30 sal.) et Socogest (20 sal.), assurances Allianz (40 sal.) entreprises de presse Le Progrès (35 sal.) et la Presse Régionale (20 sal.); transports par autocars Jura Bus (régie départementale, 120 sal.), Credoz (105 sal.), Monts Jura (35 sal.); distribution d'électricité EDF et ERDF (50 sal.), pharmaceutique Cerp (45 sal.), négoces de bureautique Perono (40 sal.), de quincaillerie CGFQ (25 sal.), travail temporaire Adecco (130 sal.), Manpower (130 sal.), Sup Intérim 39 (45 sal.); entreprises de bâtiment Bonglet (160 sal., peinture) et Verazzi (55 sal.), ordures ménagères Novergie (25 sal.).

Lons-le-Saunier avait 13 000 hab. autour de 1900, 15 000 en 1954; sa population a culminé à 20 900 (sdc) en 1975 et diminue depuis; elle s'est abaissée de 870 hab. entre 1999 et 2008 (dont 600 pour la population comptée à part). Le maire depuis 1989 est Jacques Pélissard, député UMP, avocat. La communauté de communes du Bassin Lédonien rassemble 31 500 hab. (22 communes), soit un peu moins que celle de Dole. L’unité urbaine Insee est donnée pour 25 600 hab., l’aire urbaine pour 57 000 hab. L’arrondissement a 125 200 hab. (122 400 en 1999), 19 cantons, 344 communes, 281 661 ha.

Les 2 cantons de Lons-le-Saunier ont 29 800 hab. (29 200 en 1999), 20 communes et 10 391 ha dont 1 531 de bois. Ils se limitent au rebord du plateau et à la petite plaine que draine la Vallière, affluent de la Seille, et les communes y ont de fort petits finages. La banlieue la plus peuplée est Montmorot, côté plaine; en amont, Perrigny est dans le canton de Conliège. Le village le plus connu est sans doute L’Étoile (580 Stelliens, 613 ha dont 58 de vignes), 5 km au NNO de Lons, en raison de son AOC viticole particulière, limitée à une soixantaine d’hectares et 3 communes, en vins blancs issus de chardonnay et savagnin (4 500 hl/an); on en tire également des mousseux. L’Étoile a aussi une petite fabrique de chalets (Boisson, 25 sal.).

À Chille (350 Chillois, 196 ha), 3 km au NE de Lons dans les terrains accidentés du rebord du Jura, Les Bâtisseurs réunis emploient 35 personnes; la population s'est accrue de 80 hab. entre 1999 et 2008. Courlans (1 000 Courlanais, 616 ha) est en croissance juste à l’ouest de la ville: elle avait moins de 400 hab. en 1960 et en a gagné 240 après 1999; publicité Adrexo (65 sal.). Frébuans (360 Frébuanais, 265 ha), 6 km au SO de la préfecture, est dans la plaine sur la rive gauche de la Sorne face à Courlaoux; travaux publics et transports Roux (30 et 20 sal.).

Courlaoux (960 Corlavois, 1 242 ha dont 231 de bois), 7 km à l’ouest de la préfecture, a gagné 90 hab. dans le même temps. Son finage inclut l’aérodrome de Lons (code LFGL), bordé par la N 78 vers Louhans, qui a une piste gazonnée de 1 000 m et un aéroclub. La commune héberge un atelier de moteurs électriques Tech Power (50 sal.), la fromagerie coopérative Juragruyère (35 sal.), les transports de fonds Valtis (35 sal.) et une nouvelle plate-forme logistique des transports Perrier (160 sal.) et 2B (25 sal.); gestion d'autoroutes SAPRR (30 sal.), travaux publics Eiffage (65 sal.); la population communale croît depuis un minimum de 470 hab. en 1968.

Gevingey (540 Gevingeois dont 70 à part, 590 ha) est un village du vignoble au pied du Revermont, 7 km au SSO de la préfecture; il ne cultive que 26 ha de vignes mais il abrite un centre de formation d’apprentis agricoles (Cerfa) avec internat, et deux châteaux, l’un du 17e s., l’autre des 18e-19e s.; le premier est utilisé comme maison de vacances par le comité d’entreprise du groupe bancaire CIC. Déjà dans le relief, Messia-sur-Sorne (870 hab., 269 ha), 3 km au SO de Lons-le-Saunier, est au débouché de la Sorne; la commune a une entreprise de travaux publics (Jurassienne, 125 sal.) et une fabrique de bouchons et capsules plastiques (Procap, 100 sal.); elle a complété son nom en 1962; sa population croît depuis 1950 (460 hab.) et a augmenté de 40 hab. après 1999.

Courbouzon (620 Courbouzonais, 335 ha), qui a également crû de 40 hab., est juste en amont sur la Sorne; elle abrite une fabrique de matériel agricole (Kiva, 25 sal.). Macornay (1 070 Macorneusiens, 460 ha), est encore un peu en amont, 4 km au sud de Lons; constructions Caniotti (30 sal.) et Roch (30 sal.); la grotte de Gravelle s’ouvre tout près du village, qui est le siège de la communauté de communes du Val de Sorne (9 communes, 2 900 hab.) et s'est accru de 160 hab. entre 1999 et 2008. Vernantois (330 Vernantoisiens, 699 ha), 7 km au SE de la préfecture au fond de la reculée de la Sorne, accueille un golf avec hôtellerie (Val de Sorne, 30 sal.) et a gagné 50 hab. après 1999; église inscrite du 13e s., château du Diable (16e et 18e s.).


Montmorot

3 360 hab. (Catharus) dont 460 à part, 1 136 ha dont 154 de bois, commune du département du Jura dans le canton de Lons-le-Saunier-Nord, en banlieue ouest de celle-ci et en position de carrefour. Elle héberge un centre commercial avec Super-U (85 sal.) et Conforama (40 sal.), divers magasins et entrepôts dont NBS (articles de sports, 30 sal.), Bricomarché (30 sal.) et MrBricolage (30 sal.), le négoce de matériaux Doras (25 sal.); gestion immobilière OPH du Jura (130 sal.), aide à domicile Dubois (25 sal.), nettoyages Dubbois (120 sal.) et Net et Clair (45 sal.), récupération de déchets Chimirec (75 sal.).

Dans l'industrie et le bâtiment, menuiserie industrielle Treille (Smit, 30 sal.), panneaux isothermes Sodimav (20 sal.), fromagerie Rivoire-Jacquemin (35 sal.); installations thermiques M2C (20 sal.), isolation Sodimav (20 sal.). Montmorot accueille un lycée agricole avec centre de formation professionnelle, ainsi que le parc d’exposition, de concerts et de foires Juraparc, et le gestionnaire de logements de l’Opac (90 sal.). La commune avait 1 800 hab. autour de 1900, 2 300 en 1954 et sa population a culminé à 3 300 hab. (sdc) entre 1975 et 1985, avant de diminuer un peu; elle a perdu près de 200 hab. de 1999 à 2008.