Canton de Peyrehorade

Peyrehorade

3 600 hab. (Peyrehoradais) dont 140 à part, 1 611 ha dont 721 de bois, chef-lieu de canton des Landes dans l’arrondissement de Dax, 28 km au sud de Dax et 36 km à l’est de Bayonne, sur la rive droite des Gaves réunis, un peu avant le confluent avec l’Adour. Le nom signifie pierre trouée. Peyrehorade est le chef-lieu du pays d’Orthe, et un actif marché de gras, avec conserveries. La fabrique de semences et aliments du bétail Cargill, qui employa 360 sal., a été transformée en centre de marquage moléculaire Monsanto (120 sal.). La ville a aussi un atelier de La Chaiserie landaise (80 sal.), le Béton Moulé Industriel (35 sal.), la boulangerie De l'Épi au Pain (30 sal.), un magasin Carrefour (20 sal.) et un Lidl (25 sal.), comptabilité Adour Gestion (25 sal.). On y visite le vieux château de Montréal (16e s.), devenu hôtel de ville; restes du donjon du château d’Aspremont (13e s.) au-dessus de la ville; lycée professionnel et collège publics, festivals en été.

Le finage s'étend peu sur la rive gauche des Gaves, dans la patte d'oie du quartier du Pont. En revanche, il se déploie largement sur la rive droite: dans la plaine alluviale en amont où le quartier des Sarrailhs accueille collège et lycée; en aval autour de l'étang de la Sablière, où sont des lotissements, une zone d'activités, un échangeur de l'A 64 avec la D 817, ex-nationale 117 de Bayonne à Toulouse; et surtout sur les basses collines au nord, dont la partie septentrionale est boisée. Sa population a peu changé: 2 800 hab. en 1886, un creux vers 2 200 dans les années 1930, 2 600 en 1962, 3 100 en 1982 (sdc); elle a plafonné ensuite, puis gagné 400 hab. de 1999 à 2008.

Le canton a 11 600 hab. (9 600 en 1999) dans 13 communes sur 17 910 ha (4 420 ha de bois); limitrophe des Pyrénées-Atlantiques, il contient le confluent des gaves d’Oloron et de Pau, qui forment alors les Gaves réunis. Au sud, le canton est traversé par l’A 64 de Bayonne à Pau et Toulouse, et mord sur les collines méridionales jusqu’à la Bidouze. La population de toutes les communes est en sensible croissance.

La bastide d’Hastingues (580 Hastinguots et 1 454 ha dont 300 de bois), d’origine et d’appellation anglaises (vers 1292), est sur un promontoire de colline juste au-dessus de la rive gauche des Gaves, 4 km à l’ouest de Peyrehorade. Elle figure dans la liste des «villages de charme» et «de caractère»; elle associe une ancienne tour-porte avec restes des fortifications, château du 17e s., vieilles maisons, musée départemental d’archéologie, abbaye de prémontrés d’Arthous (1160); festival international de céramique; scierie Bergès (35 sal.), transports Schenker-Joyau (45 sal.). La commune a gagné 120 hab. entre 1999 et 2008. Son finage très contournée s'étend vers le sud et enveloppe celui de Sames; il comprend une partie de plaine alluviale à l'est du village, une crête de collines au sud-est de celui-ci, et une autre série de collines et de plaines au nord du cours de la Bidouze, dont il épouse les méandres dans le quartier des Bordes du Bas. Au centre-sud-est, où il est traversé par l'A 64, il partage avec Came et Oeyregave une zone d'activités apparue à la faveur d'un échangeur de l'autoroute, dite de Peyrehorade.

Oeyregave (350 Oueyrots, 803 ha) est juste au sud du chef-lieu; le vilage est partagé en quatre entités: Oeyre Haut, Bourg Neuf et le quartier du Bos sur le plateau, avec le château de l'Esté (19e s.); Layus en contrebas; le Biot est un cinquième élément d'habitat, plus proche de la rive des Gaves au nord, sur la D 33. Au sud-ouest, le finage contient l'essentiel de l'échangeur de Peyrehorade, son péage, une gendarmerie et et une base des Autoroutes du Sud de la France (70 sal.), plus la grosse ferme de Constantine. Au nord-est dans la plaine, un lac de barrage agrémente le cours du Baniou, qui conflue avec les Gaves au Biot.

Sorde-l’Abbaye (670 Sordais, 1 634 ha dont 264 de bois) étire son village à 5 km ESE du chef-lieu sur la rive droite du gave d’Oloron; cet autre «village de caractère» conserve quelques remparts et les restes d’une abbaye bénédictine (17e s.), sur le site d’une villa romaine (musée lapidaire), et a aussi des grottes; carrières Lafitte (35 sal.), charpentes Ichas (25 sal.). Le nom se limitait à Sorde avant 1908. Son finage se partage entre la plaine du Gave au sud, où l'autoroute frôle sa limite méridionale, les collines d'interfluve des deux gaves au nord, et au nord-ouest la plaine de rive gauche du Gave de Pau et l'éperon de confluence des deux gaves. Sa population s'est accrue d'une centaine d'habitants entre 1999 et 2008.

Saint-Cricq-du-Gave (360 Saint-Cricquais, 870 ha), sur la rive gauche du gave de Pau à l’extrémité orientale du canton, a gagné 90 hab. dans le même temps, donc un bon tiers; elle a un large finage de laine et partage avec Sorde les collines d'interfluve des deux gaves au sud, que l'autoroute traverse en écornant la pointe sud-est du territoire; à l'est du village au bord du Gave, gros château à tours rondes des 17e-18e s. sur une base du 13e s.; elle avait 670 hab. en 1846.

Cauneille (810 Cauneillais, 1 542 ha dont 582 de bois), 4 km à l’est de Peyrehorade, est la seule sur la rive droite du gave de Pau; Intermarché (65 sal.) sur la N 117, château de Mente (18e s.) près du village. Son finage s'étire le long du Gave jusqu'au-delà de la confluence des deux gaves, où est une minoterie (Grands Moulins de Paris, 25 sal.); mais il s'étend surtout au nord dans les collines, où il englobe le bois de Cauneille. La commune a gagné 90 hab. de 1999 à 2008.

De l’autre côté du chef-lieu, la commune d’Orthevielle (870 hab., 1 394 ha dont 333 de bois), 5 km ONO de Peyrehorade, a gagné 100 hab. dans le même temps; elle a une cave coopérative, et le siège de la communauté de communes du pays d’Orthe (14 communes, 12 000 hab.); cars Sarro (20 sal.). Son habitat se disperse sur le rebord méridional de la haute terrasse et son talus et ne va guère au-delà de l'ex-N 117, ni surtout dans la plaine, qui reste en grande partie inondable. La commune a gagné 110 hab. de 1999 à 2008.

À l'ouest, Port-de-Lanne (900 hab., 1 268 ha dont 402 de bois), 6 km ONO du chef-lie, contient le confluent avec l’Adour, où est le château du Bec du Gave (18e s.); l'Adour fixe la limite occidentale du canton. Port-de-Lanne a un musée de la pêche et de la batellerie de l’Adour, ainsi qu’un musée des traditions locales, une église inscrite du 13e s.; croisières sur l’Adour. L'habitat se tient sur la haute terrasse, avec pour axe l'ex-N 117 et en continuité avec celui d'Orthevielle; le hameau du Port est un peu à l'écart et accueille un établissement de recherche biotechnologique de la RAGT (20 sal.). La commune a gagné 190 hab. de 1999 à 2008. Saint-Étienne-d'Orthe (570 Stéphanois, 1 107 ha dont 220 de bois) est à 3 km au nord de Port-de-Lannes mais sur les collines; son finage contient toutefois une fraction de la haute terrasse au sud, habitée, et une partie de la plaine alluviale de l'Adour à l'ouest, vide. Sa population s'est accrue d'une centaine d'habitants après 1999.

Pey (710 hab., 1 385 ha) en a gagné 160 dans le même temps. Elle a tout son habitat sur les collines, et à l'ouest une large fraction des barthes de l'Adour. Orist (670 hab., 1 475 ha dont 250 de bois) occupe l'angle nord-ouest du canton, face à Saubusse; le village est à 13 km de Peyrehorade, sur un versant de colline dominant la petite vallée du ruisseau de Lespontès; son finage s'étend sur les basses collines, qui parviennt au nord jusqu'à la rive gauche de l'Adour, et voisine au nord-est avec le confluent du Luy et de l'Adour; fabrique de duvets Dufau (25 sal.), petit port de pêche sur le Luy (port Carrère) au pied des collines. La commune a gagné 120 hab. de 1999 à 2008.

Au nord-est du canton, l'habitat de Saint-Lon-les-Mines (1 200 hab., 2 182 ha dont 267 de bois), 10 km au nord de Peyrehorade, se déploie sur la crête d'une colline que contourne par l'est et le sud la vallée du Lespontès; deux frontons, châteaux du Prada (17e et 19e s.) au village, avec une tour d'agrément de 122 marches, et de Monbet (17e et 18e s.) au nord-ouest; entreprise de bois, transports et récupération de déchets Seosse (150 sal.), carrosserie GMPO (35 sal.); les fermes produisent canards, maïs et kiwis. Une mine de lignite a été exploitée de 1831 à 1949 à l'est du finage à Lassalle; son évocation a été ajoutée au nom de Saint-Lon en 1918. La commune a gagné 250 hab. de 1999 à 2008. Bélus (620 hab., 1 184 ha dont 388 de bois) a gagné 180 hab. dans le même temps (+41%). Le village est à 8 km NNO de Peyrehorade, également sur une crête de collines; le sud-est du finage est boisé; au nord-ouest, loisirs et campion au moulin de Claquin avec un petit étang sur le ruisseau de Lespontès, carrefour de routes à l'angle sud-ouest au Moulin à Vent; château de Gardéra (17e s.).