Canton de Roquefort

Roquefort

1 900 hab. (Roquefortois), 1 212 ha dont 869 de bois, chef-lieu de canton des Landes, dans l’arrondissement de Mont-de-Marsan à 22 km NE de la ville. Ancienne bastide fortifiée sur la Douze, la bourgade fut chef-lieu du Marsan, et un carrefour de routes au croisement d'ancienness nationales devenues D 932 (ex-N 132 de Bordeaux aux Pyrénées par Langon et Mont-de-Marsan), D 934 (ex-N 134 de Bordeaux en Espagne par Pau et Oloron), D 626 (ex-N 626 de Mimizan vers Auch et l'Ariège). La D 932 la contourne à présent par l'ouest, comme la nouvelle autoroute Bordeaux-Pau. Le centre-ville est au-dessus du confluent des vallées de la Douze et de l'Estampon. L'habitat a progressé dans toutes les directions alentour.

Roquefort a une église classée du 12e s., une autre, fortifiée, issue d'un prieuré bénédictin également du 12e s.; un collège public, des arènes (3 800 places), et quelques ateliers: matériel de levage Comilev-Sodamel (60 sal.), peinture Sadys (30 sal.); industrie du poisson Aqualandes (250 sal.), viandes Baque (20 sal.); transports Giacomin (60 sal.). Le territoire communal, étroit, s'étire dans le sens OSO-ENE, laissant une partie des activités aux communes voisines, surtout Sarbazan. La population de la commune a culminé en 1968 (2 200 hab.). Le village est le siège de la communauté de communes du pays de Roquefort, qui groupe 12 communes (6 700 hab.).

Le canton de Roquefort est à la fois limitrophe de la Gironde, du Lot-et-Garonne et du Gers; il a 7 600 hab. (7 100 en 1999) dans 13 communes sur 65 730 ha dont plus de 50 000 ha de bois. Il est presque entièrement dans la forêt landaise. Juste au SE de Roquefort, son proche satellite Sarbazan (1 100 hab., 2 244 ha dont 1 800 de bois) a une métallerie du groupe Richard-Ducros (120 sal.) et un atelier de galvanisation Galvalandes (35 sal., à un groupe belge); Caillor y emploie 190 personnes à la production de cailles et œufs de caille; la ferme aquacole Aqualande-Landvika, du groupe des Coopérateurs landais, qui élève surtout des truites, a 320 salariés. le territoire communal est limité au nord par le cours de la Douze, parvenant ainsi aux portes mêmes de Roquefort. Il englobe ainsi une partie des faubourfs méridionaux dans le quartier de Plaisir; site de loisirs de Mouneyres au village. La commune de Sarbazan a gagné 150 hab. de 1999 à 2008.

Arue (320 Atrébates, 4 811 ha dont 3 934 de bois) est un village au nord-ouest de Roquefort, dans une petite clairière forestière. Son territoire dépasse à l'est la D 932 et atteint le cours de l'Estampon; il contient ainsi quelques annexes du chef-lieu, dont la scierie Labadie (45 sal.) au bord de la route. Allant au sud jusqu'au cours de la Douze, il s'étend loin au sud-ouest, jusqu'au cours de la Gouaneyre et à son confluent avec la Douze; il englobe à l'ouest le hameau du Ginx. Cachen (220 Cachenais, 3 566 ha dont 2 912 de forêt), 10 km ONO de Roquefort sur la route de Labrit est proche de la vallée de la Gouaneyre, qui limite à l'ouest son finage. Le petit village a une curieuse église à gros dôme d’abside et petit clocher-mur de façade; église du 12e s. au hameau de Guinas à l'est. Son territoire est limité au sud et à l'est par celui d'Arue.

Pouydesseaux (910 Pouydessois, 3 409 ha dont 2 644 de bois), 8 km au sud de Roquefort, a une maison de la Chasse et un conservatoire de la nature au centre Jean Rostand, près du grand carrefour routier vers Mont-de-Marsan et vers Aire et Pau, où est un échangeur des D 933 et 934. Le territoire communal, étiré d'ouest en est, atteint à l'ouest la rive gauche de la Douze; il est traversé à l'ouest par la D 932 et la nouvelle autoroute, à l'est par la D 934. La commune a gagné 270 hab. de 1999 à 2008, soit 42%. Un long appendice du canton vers le sud-est commence à Saint-Justin (920 hab., 6 562 ha dont 4 500 de bois), sur la rive gauche de la Douze à 11 km SE du chef-lieu; ce «village de caractère» est issu d'une bastide de 1280 et conserve une forme en ellipse, avec une place à arcades. La commune réunit plusieurs églises et châteaux dont celui de Fondat (17e et 19e s.) à l’est, et une Maison du paysan; elle a des arènes et un hippodrome. Son territoire englobe au nord-ouest l'ancien village de Saint-Martin-de-Noët (château) près du confluent de la Douze et du Noët.

Au sud-est à 4 km, cet appendice inclut Labastide-d’Armagnac (710 Labastidiens, 3 187 ha dont 980 de bois et 200 de vignes), qui est à 30 km ENE de Mont-de-Marsan et limitrophe du département du Gers. C’est une petite et intéressante bastide fondée en 1291, classée parmi les «villages de charme» et de «caractère», avec une belle place à arcades, des jardins dans les anciens fossés de ceinture. La surface en vignes de la commune en fait la seconde des Landes.Elle met en avant une exposition permanente sur les bastides, un écomusée de l’armagnac, le château Prada (18e s.) et le château Gayrosse, des étangs et la curieuse chapelle Notre-Dame des Cyclistes, installée en 1959 par un curé à l'emplacement d'un ancien sanctuaire marial oublié, et d'où fut même donné le départ d'une étape du Tour de France en 1989.

Saint-Gor (290 hab., 5 372 ha dont 4 763 de bois), 8 km à l’est du chef-lieu, est une autre grande commune forestière; le village, dans une grande clairière, a des arènes de 1 800 places; fabrique de pièces de mobilier Decopin (30 sal.). Au nord, le finage est traversé par l'Estampon, qui reçoit à gauche le Launet. Vielle-Soubiran (250 hab., 3 271 ha dont 2 478 de bois) est 13 km à l'est de Roquefort, au bord du Launet, qui coule vers le nord-ouest; le village a une église fortifiée du 14e s.; source sulfureuse, arboretum. L'Estampon fixe la limite septentrionale de son territoire. La commune a quelques grands domaines agricoles et de gros élevages au nord à Goutaillé.

Seule la partie nord-ouest du canton est dans le Parc régional, par la commune de Lencouacq (410 hab., 9 662 ha dont 5 959 de bois), où s’étalent au nord de grands domaines agricoles (Borde, Peyroc et Bayonne) près du Centre d’essais des Landes de Captieux, qui déborde sur l'extrémité nord de la commune. Une annexe de celui-ci, avec lotissement, est au Petit Poteau tout au nord de la commune de Retjons (330 Retjonnais, 7 784 ha dont 6 568 de bois), dont le centre est à 8 km au nord de Roquefort et qui a aussi de grands domaines comme le Cap de Bos au nord-ouest. Le territoire de Retjons s'étire de part et d'autre de la D 932. Ce secteur de la Lande a été extrêmement affecté par les incendies de 1943 à 1949. Il existait au début du 19e siècle une commune de Lugaut-et-Bourriot-Retjons-et-Bergonce; Bourriot et Bergonce ont pris ensemble leur indépendance en 1906; le reste, Lugaut-Retjons, est devenu simplement Retjons en 1953, l’habitat de Lugaut ayant disparu sous l’effet du dépeuplement et des incendies: restent des fresques (restaurées) dans les ruines de l’ancienne église isolée au bord du ruisseau de Lugaut, petit affluent de l'Estampon venu de Bourriot-Bergonce.

Bourriot-Bergonce (330 Bouriotais, 8 265 ha dont 5 000 de forêt) a son centre villageois à 4 km NE de Retjons; Bergonce est à 6 km plus à l’est. Les deux ont conservé de belles églises des environs du 12e s.; entre les deux, le hameau de la Gare rappelle le passage de l'ancienne voie ferrée de Langon à Mont-de-Marsan. Toute une série de grands domaines s'étalent sur le territoire de la commune, un peu à l'ouest (Piarric) et surtout au nord comme Saus, Lucaucous, Labrouchouate, Laboutsourbère. Maillas (110 hab., 6 784 ha dont 5 674 de bois), 17 km au NNE de Bourriot-Bergonce et seulement 8 km au sud-est de Captieux, a une église du 13e s.; la commune dessine une corne du canton vers le nord. Tournant le dos au bassin de l'Adour, son territoire est tributaire du Ciron par le Thus; il est traversé dans sa longueur par la N 524 à grand gabarit, où passent les pièces de l'Airbus 380; l'auberge-traiteur du Pont-Long, au milieu du finage sur la N 524, occupe 30 salariés; quelques domaines agricoles au sud-est.