Canton de Saint-Étienne-de-Montluc

Saint-Étienne-de-Montluc

6 800 hab. (Stéphanois), 5 757 ha, chef-lieu de canton de Loire-Atlantique dans l’arrondissement de Nantes, 20 km ONO de la préfecture, au pied même du Sillon de Bretagne. La commune s’étend jusqu’à la Loire, qui est à 6 km du bourg, au-delà d’une aire de marais drainés. Il s’y tient une fête annuelle de la jonquille, dont la ville se dit la capitale; gare, grande coopérative d’approvisionnement de l’Ouest (540 sal.), unité de formation d’EdF-GdF (170 sal.), constructions Artbat (40 sal.), quelques négociants dont GDF-Suez (gaz, 80 sal.), BK (papeterie et cadeuax, 65 sal.), BT Lec Ouest (électroménager, 45 sal.), LEM (engins de chantier (45 sal.), ELS (camping-cars, 35 sal.), de viandes (Bourdeau, 20 sal.), transports TLS (95 sal.) et Laure (45 sal.); magasin Super U (75 sal.).

La population communale est passée par un maximum à 4 800 hab. en 1860, un minimum à 3 500 en 1960, et croît depuis; elle a gagné 360 hab. de 1999 à 2006. La ville est le siège de la communauté de communes Cœur d'Estuaire (3 communes, 10 300 hab.) qu'elle forme avec Cordemais et Le Temple-de-Bretagne.

Le canton a 35 300 hab. (32 800 en 1999), 5 communes, 19 503 ha; outre Cordemais et Couëron qui sont sur la Loire, il inclut au nord du chef-lieu les bourgs voisins de Vigneux-de-Bretagne et Le Temple-de-Bretagne (1 880 Templiers, 160 ha seulement), à 6 ou 7 km de Saint-Étienne et en bordure du site du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Le Temple est devenu «de Bretagne» en 1888 et n'avait alors que 550 hab., abaissés à 370 en 1936, remontés à 610 en 1975; sa croissance est postérieure; la commune a gagné 310 hab. de 1999 à 2009.


Cordemais

2 970 hab. (Cordemaisiens), 3 715 ha, commune de la Loire-Atlantique dans le canton de Saint-Étienne-de-Montluc, 8 km à l’ouest de celle-ci et à 28 km de Nantes, sur la rive droite de la Loire. C’est à cet endroit qu’est fixée dans l’estuaire la limite entre eau douce et eau salée. La commune a un collège public. Elle a reçu de 1970 à 1984, en cinq tranches, la centrale thermique «à flamme» d’EDF (450 sal.), l’une des deux plus puissantes de France avec Le Havre (1 900 MW), associant charbon et fioul. L’usine est dotée de deux tours de refroidissement et de quatre hautes cheminées, dont une de 220 m; son emprise peut stocker 650 000 t de charbon et 275 000 t de fioul. Elle fournit environ 2 milliards de kWh par an; une nouvelle tranche de travaux pourrait porter sa capacité à 2 600 MW en 2010. EdF avait aussi un projet d’éoliennes sur le site mais semble l’avoir différé. Cordemais avait 1 360 hab. en 1962 et croît depuis; elle a gagné 400 hab. de 1999 à 2009.


Couëron

18 800 hab. (Couëronnais), 4 403 ha, commune de la Loire-Atlantique dans le canton de Saint-Étienne-de-Montluc, 14 km à l'ouest de Nantes sur la rive droite de la Loire. C'est l'un des premiers sites de l'industrie et du port de Nantes. La commune s'étend au nord jusqu'à la route de Vannes à 6 km de la Loire, et pousse le long du fleuve une très longue pointe vers l'aval, ce qui lui donne 14 km de rive, incluant les îles Thérèse et Demangeot, et le débouché de l'étier des marais du Vair (à Saint-Étienne-de-Montluc). Couëron a un collège et un lycée professionnel publics, plus un collège privé, un théâtre et des espaces de loisirs, dont le lac de Beaulieu et le parc de la Chabossière. La Tour à Plomb, de 70 m de haut, monument classé du 19e s., servait à la fabrication de plombs de chasse; le plomb coulait de toute sa hauteur à travers une grille calibrée.

En aval de la ville, Port-Launay fut un port actif et un lieu de résidence d'armateurs nantais; on y rappelle le souvenir de Jean-Jacques Audubon (1785-1851), qui y passa sa jeunesse de 1788 à 1806 et s'y initia au dessin des oiseaux, dont il devint ensuite aux États-Unis le grand maître; la maison de son enfance et son jardin (la Gerbatière) ont été acquis par la municipalité et exposent quelques œuvres. Couëron avait 6 000 hab. en 1901, 11 000 en 1954 et poursuit sa croissance; elle a augmenté de 800 hab. entre 1999 et 2009. La mairie a une longue tradutuion de majorité de gauche, seulement interrompue de 1993 à 1995. Le maire est depuis 1995 Jean-Pierre Fougerat, socialiste, également conseiller général.

Sur le territoire de la commune sont une gare et quatre zones d’activités, et de nombreuses entreprises périurbaines (transports, bâtiment, assainissement, espaces verts), ainsi qu’un centre naturiste. Les principaux établissements sont des fabriques d'éléments en béton Rector Lesage (75 sal.), de métallerie de signalisation Boscher (55 sal.), de laminés de cuivre et béryllium NGK Berylco (55 sal.); menuiserie Madec (50 sal.), mécanique Sacmo (45 sal.), Memo (30 sal.) et Delta (20 sal.), matériel électrique Cegelec (40 sal.), , fils métalliques Lambert Manufil (40 sal.), constructions métalliques Sermci (30 sal.) et Siem (25 sal.), constructions de bateaux Alu Marine (25 sal.), matériel de levage MR2I (20 sal.); imprimerie Sim Edit (55 sal.); fabrique d'aliments du bétail et composés minéraux Techna (70 sal.).

Le secteur des services et commerces comprend les bureaux d'études Consept Informatique (40 sal.) et Consept Ingénierie (25 sal.), la publicité Altavia Avictor (110 sal.), le conseil EB TransAssistance (45 sal.); secrétariat et gestion VCF (60 sal.) et Sim Edit (JSP, 30 sal.); conditionnement à façon MBP (20 sal.); négoces de matériel de karting Sodikart (80 sal.), de matériel de bureau Rex Rotary (50 sal.), d'informatique ECS (40 sal.), de matériel de chantier M3 (25 sal.), de quincaillerie Makita (20 sal.), d'équipements Trane (20 sal.); maintnance informatique et électronique Satelec Etac (25 sal.); magasins Super U (80 sal.), Carrefour (20 sal.) et Conforama (55 sal.), vente à domicile Maximo (40 sal.). Dans le bâtiment, constructions Demathieu et Bard (40 sal.), espaces verts ISS (90 sal.), travaux publics et réseaux Semen (165 sal.) et Sogea (55 sal.), assainissements Grandjouan (130 sal.) et Sani Ouest (35 sal.); plusieurs transporteurs dont Schenker-Joyau (170 sal.), Williamson (160 sal.), Richard (75 sal.), Messageries et Transports de l’Atlantique (60 sal.), Techni-Océan (25 sal.); transports par autocars STAO (CAA, 35 al.).


Vigneux-de-Bretagne

5 500 hab. (Vignolais), 5 468 ha dont 381 de bois, commune de la Loire-Atlantique dans le canton de Saint-Étienne-de-Montluc, 7 km NNE de celle-ci et 22 km au NO de Nantes. L’industrie du bâtiment y est active: construction de préfabriqués Le Guillerm (110 sal.), menuiserie Atlantiques Ouvertures (170 sal.), isolation Lebré (70 sal.), portes isothermes FMI (25 sal.), fours industriels Damrys (30 sal.), installations électriques Garos (25 sal.), travaux publics Soloc Rabotage (25 sal.).

Vigneux accueille ceoendant d'autres activités: produits chimiques de dentisterie Biomatlante (35 sal.), plastiques Saric (20 sal.), imprimerie Cartoffset (40 sal.), ingénierie Securifrance (40 sal.), informatique Media Softs (20 sal.), conditionnement à façon et fournitures de bureau MBP (90 sal.), transports Gotrans (55 sal.) et plusieurs garages dont SAMI (70 sal.) qui assure en outre la location de camions Mercedes (55 sal.) et d'engins de chantier (25 sal.); gardiennage Seris (200 sal.), hôtel Atlantel (30 sal.), discothèque (Le Palacio, 25 sal.).

La commune a aussi un supermarché U (45 sal.), le golf de Nantes au SE du finage à 5 km du bourg, un centre de convalescence. Toute la partie septentrionale de la commune est dans l’emprise du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Le nom de la commune était seulement Vigneux avant 1920; la population communale, qui avait dépassé 3 400 hab. en 1876, était tombée à 1 900 dans les années 1960 et a rapidement augmenté depuis; elle a gagné 700 hab. de 1999 à 2009 et a dépassé ainsi les 5 000 hab. en 2005.