Cantons de Saint-Herblain

Saint-Herblain

44 000 hab. (Herblinois) dont 1 100 à part, 3 002 ha, chef-lieu de canton de Loire-Atlantique dans l'arrondissement de Nantes, et la plus grande ville de la banlieue nantaise, juste à l'ouest de la métropole. Elle est traversée du nord au sud par la grande rocade de l'agglomération, dont part au centre un accès à la route de Vannes et Saint-Nazaire; la voie ferrée passe au sud près de la Loire. La commune a quatre parcs de verdure, un très grand ensemble d'activités (Atlantis) et un parc industriel au centre de la commune. Elle réunit quatre collèges publics, un collège et deux lycées privés, un lycée agricole public, l'hôpital Laennec du CHU (500 lits) et le centre anticancéreux, une polyclinique de 160 lits et 630 salariés, une autre de 110 lits, une clinique urologique (65 sal.); plus le centre culturel Onyx et le Zénith de l'agglomération depuis 2006.

La grande rocade de Nantes et la voie rapide vers Saint-Nazaire et la Bretagne traversent la commune; au nord sont le parc d'activités des Lions et le centre commercial du Sillon de Bretagne aux Thébaudières. La vallée encaissée de la Chézine, qui traverse la partie nord de la commune du NO vers le SE, dessine une coulée verte qui s'épanouit dans le parc de la Gournerie et ses étangs au nord-ouest, les boisements du Val de Chézine et du parc de la Begraisière au nord-est. Vers l'est sont le parc d'activités Atlantis et, au sud-est, le grand ensemble de Bellevue, classé en zone urbaine sensible et en zone franche, et partagé avec Nantes. Au sud passe la voie ferrée, tandis que le territoire communal n'a qu'une assez courte fraction de la rive droite de la Loire à la Roche-Maurice, dont le terminal céréalier fait partie du port de Nantes, face à Cheviré; le reste de la rive relève de la commune d'Indre.

La municipalité a été présidée de 1977 à 1989 par Jean-Marc Ayrault, actuel maire de Nantes. Le maire est à présent Charles Gautier, socialiste, ancien sénateur et qui fut ingénieur agronome. La commune a connu une croissance remarquable dans le troisième quart du 20e siècle; elle n'avait que 2 500 hab. en 1900, 5 000 dans les années 1940; elle est passée à 12 000 en 1962, 40 000 dès 1975, mais a progressé plus lentement ensuite; elle aurait même perdu 80 hab. de 1999 à 2009.

Ses emplois sont très majoritairement tertiaires. Dans le commerce apparaissent les hypermarchés Auchan (380 sal.), Leclerc (400 sal.) et Carrefour (230 sal.) et base de services Prodim (90 sal.) du groupe Carrefour, les magasins Ikea (310 sal.), Decathlon (180 sal.), Brico Dépôt (120 sal.), Boulanger (70 sal.), Super-U (55 sal.); négoces de matériel électrique Thermo Electron (140 sal.) et Rexel (110 sal.), de fournitures de bureau Alterburo (100 sal.), de matériel informatique JES (70 sal.), de fournitures industrielles Guilman (65 sal.), de pièces détachées CGN (55 sal.), de matériel de levage Fenwick-Linde (55 sal.), d'outillage EDTO (50 sal.), de fournitures de laboratoire Grosseron (50 sal.); vente à domicile Activentes (60 sal.) et Vendoise (Tupperware, 50 sal.).

Dans la finance, bureaux de la Banque Populaire (430 sal. plus 240 pour l’informatique) et de la Caisse d'Épargne (105 sal.), crédit Sofinco (60 sal.), assurances Suravenir (190 sal.), MMA (60 sal.), Allianz (50 sal.). Parmi les services sont les ingénieries Assystem (200 sal.), Sogreah (160 sal.), AIA (95 sal.), Vivalis (90 sal.), Ajilon (70 sal.), Biofortis (70 sal.), Arcadis (65 sal.), Atlantic (65 sal.); analyses et contrôles Apave (300 sal.), Bureau Veritas (180 sal.), Dekra (110 sal.), Socotec (65 sal.), Cetrac (60 sal.); informatique Sopra Group (450 sal.), InterMutuelles Assistance (350 sal.), Steria (280 sal.), IBM (170 sal.), ASI (130 sal.), Atos Infogérance (250 sal.) et Atos Intégration (240 sal.), AIS (95 sal.), Astek (60 sal.), CAT Amania (60 sal.), Infotel (60 sal.), éditions ENI (55 sal.); services de télécommunications SFR-Cegetel (480 sal.), centre d'appels AZ (Phone Régie, 200 sal.); services d'entreprises Veolia (130 sal.); comptabilité In Extenso (95 sal.), publicité JCD (110 sal.), Precom (50 sal.); restauration collective Océane (65 sal.); travail temporaire L'Ouvre-Boîte (80 sal.).

Dans le bâtiment et les services associés, travaux publics SPIE (450 sal.), Screg (95 sal.), installations électriques Snef (170 sal.), ETDE (110 sal.), Sade (100 sal.), Juret (80 sal.), thermiques Hervé Thermique (80 sal.), réseaux d'eaux Sade (110 sal.), isolation Kaeffer-Warner (85 sal.), étanchéification Smac (55 sal.), constructions Welblond (75 sal.), Drouin-Cattoni (55 sal.) et Legendre (50 sal.), finitions de bâtiment Tijou (75 sal.); nettoyages Guesneau (530 sal.), Derichebourg (450 sal.), Yanet (250 sal.), Impec (240 sal.), Bret Net (140 sal.), Sud Service (110 sal.), assainissement Grandjouan (250 et 180 sal.), récupération de déchets Le Relais Atlantique (65 sal.), Ortec (60 sal.) et Paprec (55 sal.); gardiennages Brinks (90 sal.), ASC (70 sal.); location de logements Harmonie Habitat (55 sal.).

Parmi les établissements industriels, Waterman domine par la taille (500 sal., groupe états-unien Gillette, stylos et articles de bureau); viennent ensuite la métallerie de signalisation Lacroix (390 sal.), les machines-outils G. Renault (Chicago Pneumatic, 220 sal.), les transmissions hydrauliques Chronoflex (200 sal.); articles de ménage et tôlerie-émaillerie SETEN (150 sal.), chaudronnerie SFCMM (140 sal.), pompes Tokheim (100 sal.); plats cuisinés Tipiak (110 sal.); composants électroniques ECA-EN (85 sal.), emballages en papier Gascogne Sack (80 sal.)maintenance mécanique Endel (75 sal.), médicaments Boiron (70 sal.). Dans les transports et la distribution, services portuaires et maritimes les Abeilles (100 sal.), Air-France (50 sal.), les transports et location de camions LTS (Berto, 280 sal.) et SDV (75 sal.), grands garages, lubrifiants Total (150 sal.), carburants AS 24 (60 sal.), ERDF (150 sal.), GRT-Gaz (160 sal.) et GDF-Suez (120 sal.).

Le canton de Saint-Herblain-Est couvre une partie de la commune (23 000 hab.), le canton de Saint-Herblain-Ouest-Indre (24 100 hab.) associe l’autre partie et la commune d’Indre. L’ensemble des deux cantons s'étend sur 3 474 ha.


Indre

4 030 hab. (Indrais), 472 ha, commune de la Loire-Atlantique dans le canton Ouest de Saint-Herblain, 10 km à l'ouest de Nantes. Elle est formée par l'union de trois anciennes îles rocheuses de la Loire. Les deux septentrionales, Basse-Indre en aval et Haute-Indre en amont, sont maintenant soudées à la plaine de Saint-Herblain. L'aménagement du cours de la Loire a laissé sur l'autre rive l'île d'Indret, qui fait corps avec le finage de La Montagne sur la rive gauche; un bac relie Indret à Basse-Indre. L'ensemble fut un haut lieu de la pêche et des métiers de la marine. Basse-Indre fut aussi très tôt un site de forge, Indret de canons de marine (1777), tandis que Haute-Indre était d'habitat plus bourgeois.

Il reste deux puissantes usines, celle d'Arcelor à Basse-Indre, spécialisée dans les emballages métalliques (630 sal.) et celle des chantiers de la DCN (Direction des constructions navales) à Indret, héritière de la manufacture de canons passée ensuite à la marine à vapeur, spécialisée dans les moteurs de marine, qui emploie 920 salariés. L'usine d'engrais Soferti (AZF Grande Paroisse, groupe Totalfina), insérée en 1923 entre Basse-Indre et Haute-Indre, a eu 300 emplois puis, de réduction en réduction, a fermé au début de 2007.

En revanche on ne pêche plus les civelles, qui sont plutôt prises vers Thouaré en amont de Nantes, et du côté de Paimbœuf très en aval; mais on conserve la fête annuelle des civelles; les marchés locaux sont appréciés des Nantais. La commune se nomma successivement Basse-Indre, Indrebasse, Indre enfin; elle avait 3 500 hab. en 1851, 3 700 en 1900 et a atteint un maximum à 4 600 hab. (sdc) en 1962; sa population a diminué ensuite jusqu'en 1990 puis un peu repris, gagnant 360 hab. de 1999 à 2009.