Canton de Casteljaloux

Casteljaloux

4 600 hab. (Casteljalousains), 3 059 ha dont 1 251 de bois, chef-lieu de canton du SO du Lot-et-Garonne à l’orée de la forêt landaise, dans l’arrondissement de Nérac, 21 km au sud de Marmande dans la vallée de l'Avance. C’est le principal bourg du pays de Queyran et un ancien domaine de la famille d’Albret. Si castel est bien «château», le nom n’évoque aucun jaloux: gelos signifiait plutôt périlleux, exposé (Dauzat). L’activité de la ville est diversifiée: outre un petit centre Leclerc (70 sal.) et un Intermarché (40 sal.), elle a une verrerie médicale (ampoules Sfam, groupe allemand Schott, 70 sal.) et une petite fabrique d'emballages plastiques Knauf (20 sal.), et surtout des activités liées à la forêt: les panneaux de bois Steico (70 sal., allemand) qui ont repris l'usine Isoroy, le négoce de bois Finnforest (55 sal., groupe finlandais Metsäliitto) qui a repris Gillet, une exploitation forestière Castagnet-Duméou (35 sa.). Castelmaïs, filiale du groupe coopératif Terres du Sud, a des entrepôts; négoce agricole Sesvanderhave (20 sal.), transports Dufieux (40 sal.).

En outre, Casteljaloux, «station verte de vacances», a aussi des eaux thermales (fer et soufre), dont l’utilisation a repris en 1997, ce qui a permis au groupe Eurothermes de relancer toute une station de cure en 2002, dotée d’un hôpital local de 10 lits et d’un «espace thermoludique» (Société thermale de Casteljaloux, 60 sal.), d'une maison de retraite; festival de la jeune chanson française; golf du domaine de Laroque et base de loisirs au bord de l'étang de Clarens (plan d'eau de 16 ha) au sud; un collège public et un privé. La population de la commune diminue un peu depuis 1968 (5 400 hab. sdc); elle était de 4 000 en 1936. Elle a encore perdu 250 hab. de 1999 à 2008.

Le canton a 6 400 hab. (7 communes, 17 550 ha dont 9 340 de bois) et s’étire d’est en ouest, où il touche au département de la Gironde. La moitié sud-ouest est dans la forêt landaise, la partie orientale dans les basses collines du Queyran de part et d’autre de la vallée de l’Ourbise. Saint-Martin-Curton (290 hab., 4 148 ha dont 3 385 de bois), 7 km ONO du chef-lieu, est particulièrement boisée et ses maisons se dispersent dans la forêt landaise au milieu de petits airials; son peuplement reprend un peu depuis 1982 (220 hab.), mais il atteignait 800 hab. voici un siècle.

La commune de Beauziac (250 hab., 1 534 ha dont 1 165 de bois) s'étire du sud au nord entre Casteljaloux et Saint-Martin et son habitat est très dispersé; le hameau du Bouchet sert de centre; le château de Beauziac est au nord au-dessus d'un lac collinaire, les hameaux du Tren (église) et de Péjouans sont au sud. Beauziac s'est d'abord nommée Bouchet, et a pris en 1837 le nom du château en fusionnant avec Le Tren, pourtant à l'opposé… Elle avait alors 470 hab. et sa population s'est abaissée jusqu'à 170 en 1980.

La commune de La Réunion (450 hab., 2 806 ha dont 1 585 de bois) flanque Casteljaloux à l'est; elle a été créée tardivement sous la Révolution par réunion de paroisses; sa partie mérionale est entièrement boisée sauf dans la clairière isolée de Couthures; à l’orée de la forêt, le long de la route D 11 vers Daumazan, le hameau de Mirande sert de centre (mairie) et le château de Sendat (15e, 17e, 19e s.) se remarque; la population remonte depuis le minimum de 1975 (260 hab.). Anzex (270 hab., 2 324 ha dont 1 000 de bois) suit à l'est, à 9 km du chef-lieu, avec un finage égalemnt étiré du nord au sud et entièrement boisé au sud; ancien centre paroissial de Courbian au nord-ouest, lac collinaire au nord. La commune a eu plus de 600 hab. en 1850, 190 seulemnt en 1975.

De l'autre côté de la petite vallée de l'Ourbise se déploie, également dans le sens méridien, le finage de Villefranche-du-Queyran (400 hab., 1 655 ha dont 554 de bois), petite et intéressante bastide fondée par les Anglais vers 1290 sur la rive droite de l'Ourbise et qui a eu plus de 1 000 hab. au début du 19e siècle; belles maisons anciennes, atelier de l'Œuf Gascon (20 sal.). Leyritz-Moncassin (210 hab., 2 024 ha dont 400 de bois) est au nord-est, issue d'une fusion de communes de 1839 — elle avait alors plus de 700 hab.; le lac de Bouydron est au sud du petit village de Moncassin, dans un vallon afflunt de l'Ourbise; Leyritz subsiste comme hameau au nord-est.