Canton de Duras

Duras

1 200 hab. (Duraquois), 2 017 ha dont 128 de vignes et 278 de bois, chef-lieu de canton du Lot-et-Garonne dans l'arrondissement de Marmande à 22 km au nord de la ville. Le village est perché au-dessus de la rive droite du Dropt sur un éperon au confluent de la Dourdèze, rivière du canton qui descend du nord-est. Il est réputé pour ses anciennes fortifications, son château des Ducs (17e et 19e s., très visité, avec musée archéologique et ethnographique), un musée du parchemin et de l'enluminure; festival de théâtre; marchés actifs, collège public, maison de retraite (55 sal.); pruneaux Guinguet (40 sal.), lignes électriques Dumantier (45 sal.), cave coopérative. Le nom vient probablement de duros, forteresse.

Le finage est limité au sud par le cours du Dropt, à l'ouest par celui de la Dourdèze, à l'exception d'une extension en direction du nord-ouest au-delà de sa vallée. Le hameau de Bottes est dans la vallée du Dropt, où une chapelle orne le hameau du Petit Sainte-Foy à l'extrémité sud-est de la commune. La bourgade a du mal à maintenir son niveau de population, qui atteignait 1 500 hab. dans la première moitié du 20e siècle. La communauté de communes du pays de Duras excède un peu le canton (17 communes, 5 600 hab.) et siège au chef-lieu.

Le canton de Duras, limitrophe de la Gironde et de la Dordogne, a 5 100 hab. (4 700 en 1999), 15 communes, 19 290 ha dont 3 055 de bois; il est bordé au sud par la vallée du Dropt. La campagne est riche en vergers et jardins. Elle bénéficie d’une AOC viticole des côtes-de-Duras: 2 200 ha, 350 viticulteurs, 100 000 hl/an, dont la moitié en coopérative, moitié rouges moitié blancs. Les principales communes viticoles sont à l'ouest du canton. Baleyssagues (200 hab., 818 ha), 2 km à l'ouest de Duras, a un finage délimité par la Dordèze, le Dropt et, à l'ouest, le Dousset qui conflue avec le Dropt. Le village est au pied d'une butte qui domine une terrasse viticole (114 ha de vignes); des vergers sont dans la plaine du Dropt, au sud, et sur les collines au nord; hameau des Riquets à l'angle nord-ouest. Sainte-Colombe-de-Duras (95 hab., 697 ha dont 60 de vignes) occupe l'angle sud-ouest du canton, en pays de collines à l'ouest du Dousset; église inscrite, en parie du 12e s. Le village d'Esclottes (160 hab., 924 ha dont 239 de vignes) est sur la rive droite du Dousset et son finage s'étend de part et d'autre, un peu étiré dans le sens nord-sud; église inscrite du 13e s.

Savignac-de-Duras (240 hab., 1 489 ha dont 376 de bois et 240 de vignes), 3 km au nord de Duras, accroche ses maisons sur le relief au-dessus de la vallée de la Dourbèze, dont le cours limite au sud le finage; celui-ci s'étend surtout vers le nord sur le relief; il est limité à l'est par le vallon encaissé du Canteraine («chante grenouille»), affluent de droite de la Dourbèze. La commune a une petite coopérative de séchage de prunes. Le village de Saint-Sernin (440 Saint-Serniquois, 2 107 ha dont 280 de vignes) est à 6 km au NE du chef-lieu, sur le bord du plateau qui domine à l'est la vallée de la Dourbèze. Juste au sud a été aménagé dans un profond vallon le lac de Castelgaillard (45 ha, sports et loisirs), ce qui a permis à la commune de former avec Duras une «station verte de vacances». Le finage s'étend aussi sur le plateau triangulaire entre Dourbèze et Canteraine. la commune a gagné une quarantaine d'habitants de 1999 à 2007.

Villeneuve-de-Duras (290 hab., 1 181 ha dont 231 de bois et 337 de vignes) lui succède au nord du canton; le village est à 10 km au NNE de Duras, tassé sur le relief; le finage, d'habitat dispersé, associe champs, vignes et bois; il est limité à l'est par le cours encaissé du Garnazel, affluent de droite de la Dourbèse. Le finage de Saint-Astier (190 hab., 3 425 ha dont 126 de vignes) est à l'est du Garnazel et au nord de la haute Dourbèze, sur le plateau; le village est à 14 km NE de Duras; des restes du château de Puychagut sont sur une butte qui émerge à l'est du finage. Loubès-Bernac (410 hab., 1 931 ha dont 232 de vignes), 18 km NE de Duras, issue d'une fusion de 1826, perche son village principal vers 170 m sur une serre du haut plateau au-dessus de celui de Saint-Astier (110 m); église romane, temple ruiné, anciens moulins, restes du château de Théobon (16e-17e s.) sur une butte isolée au nord-est. La serre se poursuit à l'est et porte les hameaux de Bernac à l'est et de Montaillac au sud. La commune a gagné 80 hab. de 1999 à 2007.

Soumensac (240 hab., 1 142 ha dont 114 de vignes) se perche à l'est du canton sur une butte du même haut plateau et propose un musée du petit outillage; à la limite orientale du finage s'étend le vaste plan d'eau du lac d’Escourou, retenu par un barrage dans la petite vallée de l’Escourou, affluent de droite du Dropt, qui vient du nord, et dont la partie amont est traversée par la route sur un autre barrage devant Saint-Sulpice-d'Eymet; il est le plus grand lac collinaire en Aquitaine (120 ha). Le hameau de Roubineau se perche sur le versant qui domine au sud-ouest le lac. Saint-Jean-de-Duras (240 hab., 1 656 ha dont 259 de bois et 281 de vignes) est une commune d’habitat totalement dispersé à 10 km à l’est de Duras, avec un jardin botanique, «conservatoire vivant des plantes de la région». Son finage est traversé du nord au sud par le vallon encaissé du Malromé, qui dscend vers le Dropt et que bordent le couple de hameaux de Malromé et Reynaud au nord, le hameau de la Place étant le principal au sud.

La Sauvetat-du-Dropt (600 Sauvetatois, 1 037 ha) est un assez gros village sur la rive droite du Dropt, dont le finage occupe l'angle sud-est du canton, en s'étendant au nord sur le bas plateau; son pont médiéval sur le Dropt est classé. Moustier (340 Mousterriens, 833 ha) éparpille ses maisons à l'ouest le long de la D 668, sur les basses pentes qui longent le cours du Dropt. Auriac-sur-Dropt (210 hab., 528 ha) est dans une position semblable, mais juste à l'est de Duras, associant plaine du Dropt, terrasse habitée, collines du plateau au nord. La mention «sur Dropt» est de 1927. Entre La Salvetat et Auriac s'interpose le finage de Pardaillan, habité au sud par les hameaux du Mérigot et de Village-du-Dropt. Le village de Pardaillan (330 hab., 1 971 ha dont 81 de vignes), 9 km à l’est de Duras, est plus au nord sur le plateau, dans lequel s'encaisse le ruisseau de Malromé. Le village s'est écarté un peu du Vieux Bourg, qui a conservé quelques ruines d’un château fort, et qui est surtout connu pour les exploits imaginaires mais superbes que Michel Zévaco a attribués à sa famille de petits seigneurs crottés et batailleurs. Au nord du Malromé se distinguent sur le plateau les deux assez gros hameaux de Saint-Front et Philippou.