Canton de Laroque-Timbaut

Laroque-Timbaut

1 500 hab. (Roquentins), 2 164 ha dont 240 de bois, chef-lieu de canton du Lot-et-Garonne dans l’arrondissement d’Agen, 17 km au NE de la ville et 14 km SSE de Villeneuve-sur-Lot; halle ancienne, musée Gertrude Schoen; institution pour enfants, association d'aide à domicile Assad (25 sal.); gare et tunnel de la voie ferrée (1 100 m) entre les bassins de la Garonne et du Lot. Le village est sur le rebord du plateau au-dessus d'une profonde cuve de tête du vallon de Laroque; l'habitat s'éparpille alentour. Le peuplement a nettement repris depuis 1962 (910 hab.). Le village a été le siège de la communauté de communes du Roquentin avant que celle-ci n'intègre la communauté de communes du Grand Villeneuvois, dont le siège est à Casseneuil. Un grand lac de barrage est au fond du vallon de Laroque, mais dans la commune voisine de Bajamont au sud-ouest.

Le canton, de petite taille (9 520 ha), a 4 400 hab. (3 800 en 1999) et 8 communes; il est traversé par la N 21 et la voie ferrée de Périgueux à Agen et inclut en son centre un terrain de manœuvre militaire. Sa limite sud-orientale est fixée par le cours de la Petite Séoune. Cassignas (140 Cassignacais, 786 ha) a un habitat entièrement dispersé au nord-est, sur quelques buttes creusées par les têtes du Vidalet, qui coule vers le nord-est en direction de la Tanconne. Monbalen (450 hab., 1 300 ha) occupe le nord du canton, éparpillant quelques maisons sur le plateau profondément entaillé par la vallée de la Masse, qui descend vers le SSO en direction d'Agen, et s'orne dans sa culée d'un lac de barrage. Vers le nord, le plateau est défoncé par les têtes de vallons du Lestaque, au fond desquelles sont plusieurs petits lacs collinaires. La N 21 traverse la partie occidentale du finage et a contribué à la croissance de la population (+100 hab. de 1999 à 2008).

Castella (340 Châtelains, 1 252 ha), 9 km au NO du chef-lieu et 11 km au sud de Villeneuve-sur-Lot, occupele nord-ouest du canton. Les grottes et le parc préhistorique de Fontirou sont au nord-est du finage, ainsi que le château de Fontirou dont il reste le donjon (13e s.). Son territoire s'étend sur un plateau, vigoureusement entailé au nord par la tête de la Masse, affluent du Lot qui coule vers le nord, au sud-ouest par une tête du Bourbon qui descend vers le sud-ouest et la Garonne. Il s'allonge vers le sud-ouest sur le coteau de droite du Bourbon, incluant ainsi une moitié du grand lac d'Arasse. La Croix-Blanche (840 Cruciblanchais, 1 305 ha) est à 6 km à l'ouest de Laroque-Timbaut sur le plateau, au passage de la N 21 désormais munie d'une déviation qui contourne le village par l'ouest. L'habitat s'est répandu vers le sud, notamment autour du au hameau de Régnassis, sur le plateau entaillé à l'ouest par la profonde vallée du Bourbon, à l'est par les vallons tributaires de la Masse d'Agen, au bord desquels subsiste une tour ruinée, reste du donjon de Faugerolles (13e s.). Elle a gagné 80 hab. de 1999 à 2008.

Trois communes sont au sud du chef-lieu. Sauvagnas (450 hab., 1 357 ha dont 300 de bois) est un petit village de plateau, séparé de Laroque-Timbaut par la vallée encaissée de l'Aurandane. Saint-Robert (190 hab., 674 ha), à 5 km au sud-est du chef-lieu est également sur le plateau, défoncé par les vallons affluents de la Petite Séoune; église classée des 11e et 15e s. La Sauvetat-de-Savères (520 Savériens, 686 ha), 3 km plus loin dans la vallée de la Petite Séoune est au contraire un plus gros village de fond de vallée; il a un château inscrit des 12e-13e s. Son finage s'étire vers le nord sur le coteau de rive gauche; au sud-ouest, le hameau isolé de Saint-Damien, perché sur le rebord du plateau, a chapelle et cimetière. La population a varié entre 570 hab. (1841) et 260 (1982) et augmente depuis; elle s'est accrue de 170 hab. entre 1999 et 2007, soit presque la moitié!