Canton de Lavardac

Lavardac

2 400 hab. (Lavardacais), 1 510 ha, chef-lieu de canton du Lot-et-Garonne dans l’arrondissement de Nérac à 6 km en aval de la ville, 37 km OSO d’Agen, sur la rive droite de la Baïse, à l’extrémité orientale de la forêt landaise. La ville, fondée en 1256 pour Alphonse de Poitiers, a le plan régulier d'une bastide, inscrit dans un rectangle; un ancien port de bateliers chargeait jadis les fûts d’armagnac; travail du liège (HPK, 30 sal.), mécanique (Cruanas, 45 sal.) et Ordimeca (20 sal.), emballages SBECM (Société de bouchages emballages et conditionnement moderne, 35 sal.), transports Pézerat (20 sal.); comptabilité ACE (20 sal.); supermarché U (65 sal.), un collège public, festival de musique country. Le finage s'étend également des deux côtés de la Baïse, incluant la petite plaine de confluence de la Baïse et de la Gélise au sud-ouest; jusqu'à la porte de Barbaste; sur une colline à l'ouest, le petit hameau d'Estussan conserve église et cimetière. La population est restée assez stable depuis le 19e siècle. La ville est le siège de la communauté de communes du Val d’Albret (16 communes, 17 500 hab.).

Le canton a 8 900 hab. (8 600 en 1999), 11 communes, 17 570 ha dont 5 741 de bois; il s’étire de la forêt des Landes à l’ouest à la rive gauche de la Garonne à l’est et a pour axe la basse vallée de la Baïse et de la Gélise par Barbaste, Lavardac et Vianne. Juste au SO de Lavardac, Barbaste (1 600 Barbastais dont 80 à part, 3 870 ha dont 2 400 de bois), juste au sud-ouest de Lavardac sur la rive gauche de la Gélise, et qui forme avec Lavardac une seule agglomération, est une «station verte de vacances», avec un vieux pont et château, et un golf, plus un monastère orthodoxe et une maison familiale rurale; elle s'orne d'un très beau moulin fortifié sur la Gélise, connu comme le moulin de Barbaste ou moulin d'Henri IV; mais il est sur le territoire de Nérac, qui avance en pointe entre ceux de Barbaste et de Lavardac. Le finage de Barbaste s'étend largement vers le sud-ouest dans la forêt sur de basses collines; le Béas est un gros hameau de clairière au sud-ouest, Laussignan un gros hameau de vallée sur la route de à l'ouest (D 655) sur la rive gauche du Larebuson, qui rejoint la Gélise au village. La population communale avait dépassé 2 000 hab. en 1881, mais a remonté depuis les 1 300 hab. (sdc) de 1954.

Au nord de Lavardac, dans la vallée encaissée de la Baïse, Vianne (1 200 Viannais, 982 ha), autre ancienne bastide fortifiée, est sur la rive gauche de la rivière entre deux coteaux bien marqués dont l'un, rive gauche, est couronné par le château de Laroche (16e au 19e s.). Elle accueille une grosse verrerie d’art depuis les années 1920 et une exposition de verrerie et cristallerie d’art; la verrerie, après des difficultés et une menace de fermeture, a été reprise en 2004 sous le nom de Crystal Glass par l’investisseur agenais J.-P. Lafragette (société L&L), producteur de bières, vins et autres alcools, qui fabrique notamment des cocktails à Boé; elle occupait plus de 200 salariés et s’était arrêtée plusieurs mois. Les fours ont été rallumés en mai 2005; ses effectifs sont réduits à moins de 60 en 2004 (120 sont prévus à terme) et l’atelier de gravage et satinage devrait être transféré à Castelculier. Le territoire communal s'étend assez loin vers le nord sur la rive gauche de la Baïse, à la fois sur le coteau et dans la plaine alluviale, englobant ainsi le château de Naudet (16e s.), le hameau de Calezun, un secteur de l'autoroute des Deux Mers et un sas d'écluses du canal latéral à la Garonne à Baragne, où le canal franchit la Baïse sur un pont-canal. La population de Vianne a crû continûment depuis 1900 (800 hab.).

Mongaillard (190 hab., 833 ha dont 185 de bois) est un village en rond sur une colline juste à l'ONO de Vianne; son finage est entièrement dans les collines, en partie viticoles et boisées; restes d'un château fort du 13e s., château de Pourqué (17e s.); conserves de viandes Les Délices de Lafitte (30 sal.). Un peu plus à l'ouest à 10 km NO de Lavardac, Xaintrailles (390 hab., 1 026 ha dont 315 de bois) est un village serré au sommet d'une forte colline, qui a un château classé (13e au 19e s.) et des restes de tours, et propose aussi un musée de l’abeille; petite fabrique d'emballages en bois Carboland (25 sal.). Le finage englobe à l'est le hameau de Lasmazères; au nord-ouest s'est développé un petit karst. Pompiey (230 Pompieyens, 1 961 ha dont 1 681 de bois), 7 km à l'ouest de Lavardac, est un très petit village dans les bois, dont le finage s'étend loin à l'ouest dans la forêt landaise, château de Guillery (fin 18e-19e s.) au sud, étang de la Lague au nord-ouest, une allée couverte à l'est du village.

Cinq communes au nord du canton se partagent la plaine de la Garonne. Thouars-sur-Garonne (200 Thouarquais, 403 ha) est à la fois la plus septentrionale et la plus en aval; le village est sur la rive du fleuve et son finage est étiré du nord au sud, le cours de la Baïse limitant son finage au sud-ouest. Feugarolles (950 Feugarollais, 2 382 ha dont 324 de bois) est au débouché de la Baïse dans la plaine, à l'est de la rivière et au pied du coteau. Le village, qui est une ancienne bastide rectangulaire, est longé par la voie ferrée et dispose d'un un carrefour de routes, mais le canal latéral et l'autoroute traversent en étrangers son finage. Celui-ci, borné à l'ouest par le cours de la Baïse, s'étend au sud et au sud-est sur les collines parmi vignes et vergers, jusqu'aux hameaux de Limon au sud-ouest, de Brazalem (église) à l'est et englobe le château de Trenquéléon (15e et 18e s.) au bord de la Baïse, le château de Salles (18e s.) au sud-est sur les collines. Il s'étend aussi largement au nord dans la plaine alluviale de la Garonne, allant au nord-est presque au pont de Port-Sainte-Marie et englobant le hameau de Méneaux, qui a église et cimetière, et celui de Paravis, où sont un ancien prieuré de fontevristes du 12e et du 16e s. et un pont du 16e s. La commune a gagné 70 hab. entre 1999 et 2008; transports Castéran (40 sal.).

Bruch (780 Bruchois, 1 589 ha dont 236 de bois) est au débouché de l'Auvignon dans la plaine et son finage se partage également entre collines et plaine, sans toutefois atteindre au nord la Garonne. La plaine est traversée par l'Auvignon du sud au nord, et d'est en ouest le canal latéral et l'autoroute, qui y a une aire de repos; des fermes s'y dispersent, deux grands étangs de gravières y sont ouverts; château de Briteste (18e s.) au sud-ouest du village sur une colline; la commune a gagné 60 hab. de 1999 à 2008. Saint-Laurent (500 hab., 440 ha) est sur la rive de la Garonne face à Port-Sainte-Marie et un peu en amont de son pont. Son territoire s'étend un peu vers l'est le long du fleuve.

Montesquieu (810 Montesquinois, 2 553 ha dont 500 de bois) occupe toute la partie orientale du canton, englobant une grande fraction de la plaine, dont le hameau de Béquin au nord-est. Le village est au pied du coteau, au débouché de la vallée étroite et encaissée du ruisseau de Malet; le hameau annexe du Vieux Bourg est sur le rebord du plateau au-dessus du village actuel; restes d'un château et tour du 12e s. Le nom est un simple homonyme du Montesquieu bordelais: il est répandu en pays occitan, où est l'équivalent de Montaigu. La commune accueille un verger de 7 ha avec collection d’arbres fruitiers et «conservatoire des espèces fruitières» au domaine de Barolle; quelques fermes s'isolent sur les sommets des croupes du plateau. La population s'est accrue de 80 hab. entre 1999 et 2008.