Canton de Monflanquin

Monflanquin

2 400 hab. (Monflanquinois), 6 221 ha dont 338 de bois, chef-lieu de canton du nord du Lot-et-Garonne dans l’arrondissement de Villeneuve-sur-Lot à 18 km NNE de la ville. Cette célèbre bastide de 1269, sur une butte ronde, au plan en damier dans une ceinture de boulevards en ellipse à la place des anciens remparts, et une belle place centrale à arcades, est le centre touristique et de services du Haut-Villeneuvois. À l'ouest, le quartier de Mondésir est organisé autour du petit lac de Coulon et d'un hippodrome, avec lotissement et équipements de sports, au-dessus de la vallée de la Lède. La commune est classée dans les «plus beaux villages de France» et les «stations vertes de vacances»; musée de la vie rurale, musée des bastides et de la vie rurale, jardin médiéval; centre de remise en forme avec base de loisirs; monuments, petits plans d’eaue; un collège public; jus de fruits et légumes Vitamont (25 sal.), appareils d'éclairage Diffujour (25 sal.), supermarché Casino (20 sal.); résidence Pierre et Vacances (750 lits).

Le finage s'étend jusqu'à la limite occidentale du canton de l'autre côté de la Lède, et loin au sud où il englobe le confluent de la Lède et de la Leyze. Il comprend quelques châteaux et centres d'anciennes paroisses comme Roquefère dont le château des 13e et 16e s. est juché sur un éperon au nord-ouest, Saint-Hilaire au sud-ouest, Corconat et Labarthe au sud de part et d'autre de la Lède, Lamothe-Feyt à l'extême sud. Sa population s’érode lentement; elle atteignait 3 000 hab. en 1900, et dépassait 5 000 en 1800. Toutefois, elle vient de reprendre une centaine d'habitants après 1999. La ville est le siège de la communauté de communes Bastides et Châteaux en Guyenne (20 communes, 9 600 hab.).

Le canton a 6 100 hab. (5 700 en 1999), 12 communes et 24 300 ha dont 5 160 de bois. Il s'étend sur plateau de calcaires éocènes, mais sa partie nord-orientale, boisée, appartient au pays de Lémance où se dévoile le crétacé à la faveur d'un bombement anticlinal qui se suit jusqu'à l'île d'Oléron. La Lède le traverse du NE au SO, contournant Monflanquin par l’ouest, avant de rejoindre le Lot à Villeneuve-sur-Lot. La Sauvetat-sur-Lède (640 hab., 1 414 ha) est la seule commune au sud-ouest du canton, à 10 km SSO du chef-lieu, séparée des autres par le finage de Monflanquin; la commune a été créé en à partir de Monflanquin, avec 640 hab.; sa population a décliné jusqu'en 1975 (320 hab.) mais s'accroît depuis: elle a gagné 180 hab. de 1999 à 2008 (+39%). Son village est sur une croupe dominant la Lède et son finage s'étend vers le nord dans les collines où se sont multipliés les lacs collinaires. Le château Saint-Sulpice, des 17e et 19e s., perché à l'angle sud-ouest du finage, est inscrit.

Trois communes forment la partie méridionale du canton. Savignac-sur-Leyze (270 hab., 1 138 ha) est à 6 km au SSE de Monflanquin; son église romane à clocher-mur est inscrite; son finage est bien traversé par la Leyze, mais le village est sur le plateau à l'écart de la vallée; «sur Leyze» est de 1921. Saint-Aubin (430 hab., 1 851 ha) est à 11 km au SE du chef-lieu. Son finage est traversé au sud-ouest par le Dounech, affluent de la Leyze, et s'achève au sud par la très vigoureuse butte boisée du Pech de Rouet, témoin du plateau supérieur; vergers, grosses installations agricoles au nord-ouest aux Courtines et à Crosefond, foire aux pruneaux en septembre. Monségur (370 hab., 1 099 ha) est un peu plus à l'est, proche de l'agglomération de Fumel. Le village se perche sur une très vigoureuse butte qui justifie son nom («mont sûr») et son finage, enrichi de vergers, s'achève au sud-est au-dessus du Lot, mais sans atteindre sa rive.

Quatre communes entourent Monflanquin à l'est et au nord. Lacaussade (220 Caussadencs, 1 028 ha) est à 6 km au SE sur le plateau; la vallée encaissée de la Leyze limite au sud son finage, qui contient au nord-ouest le petit bois de Nadal; le château de Cannabazès (ou Canabasès, 16e et 19e s.), au sud-ouest, est inscrit. Montagnac-sur-Lède (270 hab., 1 955 ha dont 530 de bois) est sur une butte du versant gauche de la Lède, à 7 km ENE du chef-lieu; son finage s'étend au sud jusqu'à la Leyze et offre à la visite le Moulin du Cros, au nord-ouest sur la Lède; il déborde largement au nord-est la vallée de la Lède, dans un secteur de plateau très boisé; église inscrite; la commune a eu 990 hab. en 1831, 470 un siècle après et a connu son minimum en 1990.

Paulhiac (300 hab., 2 189 ha dont 800 de bois) est à 5 km au NE du chef-lieu. Le petit village est au pied d'une butte conique et le finage s'étend vers l'est dans les bois, au sein desquels s'ouvre la clairière de Bonnenouvelle, avec chapelle et cimetière. Souliès est un ancien village au sud-ouest, dont l'église est inscrite. La commune a eu plus de 1 000 hab. dans les années 1840. Laussou (260 hab., 1 715 ha dont 254 de bois) a un petit village à 7 km NNE du chef-lieu sur la rive droite du Laussou, qui conflue avec la Lède à la limite du finage de Monflanquin; son église romane est classée; traces d'anciennes paroisses au hameau de Laurès au sud, d'Enval au centre-ouest, motocross au nord.

Enfin trois communes composent la partie nord-orientale du canton. Salles (320 Sallois, 2 158 ha dont 653 de bois) est sur la rive droite de la Lède, 9 km ENE de Monflanquin. Son finage pousse au nord une pointe sur le plateau boisé, mais s'étend beaucoup plus largement vers le sud jusqu'à la Leyze, englobant le hameau de Vauris qui a chapelle et cimetière, et atteignant presque au sud-est la vallée de la Lémance. Gavaudun (290 hab., 2 133 ha dont 1 164 de bois), à 11 km NNE de Monflanquin, est sur la rive gauche de la Lède dans un site très encaissé avec méandre et confluence où subsiste un donjon de 70 m de haut, du 13e s.; le finage de plateau, boisé, est profondément creusé par la vallée sinueuse de la Lède; sur la crête qui se termine au village, se tient le hameau de Laurenque, où sont les restes d'un prieuré des 15e-16e s. avec église classée. La commune entretient un musée de préhistoire et une base de loisirs; mais sa population baisse encore; elle avoisinait 1 100 hab. en 1841.

Au-delà, 8 km au nord de Gavaudun et à la limite du département de la Dordogne et du pays de Lémance, Lacapelle-Biron (460 hab., 1 396 ha dont 712 de bois) est dans un paysage plus apaisé, sur une basse colline de rive droite de la Lède; elle offre un parc de découverte de la nature et une coupole astronomique et, au hameau de Saint-Avit au bord de la Lède en aval du village, un musée consacré à Bernard Palissy, qui était un enfant du pays, né vers 1510 (le château de Biron est proche, mais en Dordogne) mais qui n’y a passé que quelques années d’enfance. Saint-Avit s'orne d'une église classée du 13e s. La commune avait 1 100 hab. en 1846 et sa population a décliné jusqu'en 1975.