Canton de Penne-d'Agenais

Penne-d'Agenais

2 500 hab. (Pennois), 4 671 ha dont 715 de bois, chef-lieu de canton de la vallée du Lot (Lot-et-Garonne) dans l’arrondissement de Villeneuve-sur-Lot, 9 km à l’est de celle-ci, sur la rive gauche. Le bourg se perche sur le versant d'adret d'une forte échine entre le Lot et la vallée de son affluent de gauche le Boudouyssou, et que domine à l'est la serre du plateau de Saint-Michel. On y visite le château fort et le vieux village perché en nid d’aigle (le nom penne évoque une hauteur de forme pointue), avec portes, remparts, musée d’archéologie, de nombreuses maisons anciennes et quelques ateliers d’artistes. Ce site originel et original, qui figure dans les listes des «villages de charme» et des «stations vertes de vacances», est doublé en bas au nord-ouest par le Port-de-Penne sur la rive gauche du Lot, tandis qu'au confluent de la Tancanne et du Boudouyssou au sud-est ont pris placeun espace de loisirs avec étang, le collège, la clinique du château de Ferrié (25 sal.), la gare et la coopérative, plus quelques maisons; vergers Escoute (25 sal.). Penne a aussi au village un hôpital-maison de retraite de 150 lits dont 10 médicaux et 25 Alzheimer.

La commune se nommait simplement Penne jusqu'en 1919. Elle avait fédéré au moment de la Révolution quantité de paroisses et avait 7 200 hab. en 1793; Trentels en est sortie en 1839, Saint-Sylvestre en 1852, le nombre d'habitants tombant alors à 3 000 hab.; il a diminué ensuite, et s'est stabilisé autour de 2 000 hab. entre 1921 et 1980. Il augmente un peu depuis, et a gagné 120 hab. de 1999 à 2008. Le finage, étendu, comprend à l'ouest de la Tanconne le haut relief du Pech de Vacquéry; au sud-ouest la butte-témoin du Pech de Sainte-Foy dominant le hameau de Sainte-Foy qui a église et cimetière; au sud-est des lambeaux de plateau défoncés par le grand et profond vallon du Merlet où se cache un étang de barrage, et qui dominent d'autres étangs et le hameau de Saint-Léger également doté d'église et cimetière; à l'est le prolongement de la serre de Penne au-dessus de la large vallée du Boudouyssou, qui porte le château de Noaillac et un autre hameau déchu à cimetière et église (Cassagne); au nord-est une partie de la plaine du Lot avec l'église et le cimetière d'Alemans au bord de la rivière et, au pied d'une butte à l'est, un cinquième ensemble église-cimetière à Saint-Martin, qui accueille un institut de rééducation.

Le canton, limitrophe du Tarn-et-Garonne, a 8 100 hab. (10 communes, 16 550 ha); sa moitié nord est traversée par la vallée du Lot, le sud est dans les serres de l’Agenais, parcourues par les vallées du Boudouyssou et du Lartigue, qui convergent tous deux et aboutissent sur la rive gauche du Lot à Penne. La communauté de communes du canton de Penne-d’Agenais compte 9 communes et 8 000 hab. (6 600 en 1999); son siège est à Dausse (490 hab., 694 ha), village à 8 km à l’est de Penne au pied du versant droit de la vallée du Boudouyssou, qui a gagné 60 hab. entre 1999 et 2008. Son finage est accidenté au nord du village par plusieurs hautes buttes dans le prolongement de la serre de Penne, où niche le château de Puycalvary (14e, 16e et 18e s.).

À la limite méridionale du canton, à 10 km de Penne, Frespech (300 hab., 1 170 ha) est un village de plateau, dominant au nord la vallée de la Tanconne, à l'est le grand vallon très encaissé de l'un de ses afluents de gauche, à l'ouest celle du Vidalet, autre aflluent de gauche de la Tanconne, assorti d'un étang de barrage; son finage remonte au nord sur le plateau au-delà de la Tanconne. Un extension du finage s'étire vers l'ouest au sud d'Hautefage. La commune a équipé un musée du foie gras et abrite une fabrique de foies gras (Souleilles, 20 sal.) et un stockage d’explosifs et artifices (ATPM, Artifices et techniques pyrotechniques Maurice). Juste à l'ouest, Hautefage-la-Tour (810 hab., 2 075 ha), 9 km au SSO de Penne, village de plateau au-dessus d'un profond vallon, conserve une tour hexagonale renaissance et une église inscrite du 12e s. Son finage, qui atteint au nord la Tanconne, est traversé à l'ouest par la vallée de Lestaque, au-delà de laquelle s'érige un plateau aux bords dentelés, conservant dont trois églises dont deux avec cimetière, Saint-Just (12e et 15e s.) et Bonneval. La commune a gagné 140 hab. de 1999 à 2008.

Trois autres communes sont au sud-est du canton. Massels (110 hab., 617 ha), à l'est de Frespels, a un habitat totalement dispersé, principalement au sud de la Tanconne; église inscrite du 12e s.; au nord, le finage va un peu au-delà de la Tanconne, sur le relief où se perche le château de Lacam (17e s.). Massoulès (210 hab., 786 ha) est sur le plateau, 11 km SE de Penne; conserves de pruneaux Cotolot (20 sal.); elle partage avec Penne le lac au fond de la vallée du Merlet. Auradou (380 Auratoriens., 1 117 ha dont 226 de bois) est à 8 km au sud de Penne, sur le versant gauche de la Tanconne à mi-pente. Le plateau, au nord, est éventré par le profond vallée courbe de la Combe.

Les autres communes sont au nord du canton. Saint-Sylvestre-sur-Lot est juste face à Penne sur l'autre rive du Lot. Trentels (850 Trentellois, 1 947 ha) est un village-rue sur la D 91, 8 km au NE de Penne près de la rive droite du Lot; transports Rave (35 sal.). La commune a été créée en 1839 à partir du territoire de Penne. Le finage comprend un assez large secteur de plaine du Lot comprenant au nord-est le gros hameau de rive de Ladignac, au centre-est sur la rive le château de Lustrac (14e, 15e et 17e s.); il contient en son centre au nord du village une grosse butte isolée (coteau de Trentels) où la grotte de Cassegros a livré des restes préhistoriques, et monte au nord-ouest et au nord-est sur les collines; château de Laval (15e et 19e s.) à la pointe nord-ouest, les Roques (16e s.) à l'ouest de la butte. Trémons (370 Trémontais, 1 349 ha), commune d'habitat dispersé, est au sud du Lot, 5 km à l'est du chef-lieu sur une plate-forme de basses collines dominée à l'est par le butte-témoin du Pech de Cassagnes; son finage comprend au nord-ouest un secteur de plaine et de rive gauche du Lot; juste au-dessus, le hameau de Moudoulens conserve une église en partie du 11e s.


Saint-Sylvestre-sur-Lot

2 300 hab. (Saint-Sylvestrois), 2 127 ha dont 279 de bois, commune du Lot-et-Garonne dans le canton de Penne-d’Agenais, 8 km à l’est de Villeneuve-sur-Lot, dans la plaine de rive droite du Lot face à Penne; Conserves de France (85 sal.), Intermarché (35 sal.). La commune, qui s’est détachée de Penne-d’Agenais en 1852, se nommait Saint-Sylvestre tour court avant 1919; elle avait 1 100 hab. au milieu du 20e siècle et sa population a nettement progressé entre 1965 et 1990, où plusieurs lotissements ont agrandi le village, puis gagné 140 hab. de 1999 à 2007. Le finage monte au nord sur de hautes buttes, dont la principale est celle de la Montagne de Cadrès, au-dessus du château de Cadrès; le château Ferrassou est sur la rive du Lot en amont du village.