Canton d'Haroué

Haroué

450 hab. (Craonnais), 414 ha, chef-lieu de canton de la Meurthe-et-Moselle dans l’arrondissement de Nancy, 28 km au sud de la préfecture sur la rive droite du Madon. Le grand château de Craon est un bel édifice classique de 1732, à quatre tours d’angle rondes, qui aurait 52 cheminées et, bien entendu, 365 fenêtres, plus un grand parc à la française. La population a légèrement repris après un minimum à 350 hab. en 1968; elle avait régulièrement dépassé les 600 hab. dans la première moitié du 19e s.: ce ne sont là que des variations mineures.

Le canton, situé dans le Saintois, a 8 800 hab. (8 100 en 1999), 30 communes, 19 975 ha dont 3 670 de bois; limitrophe du département des Vosges, il est borné à l’est par la vallée de la Moselle, et traversé par la N 57 à quatre voies de Nancy à Épinal; aucune entreprise n'y atteint 20 emplois. Tantonville (660 Tantonvillois, 809 ha), 3 km à l’ouest d’Haroué, est la commune la plus peuplée du canton, et le siège de la communauté de communes du Saintois (35 communes, 8 100 hab.) qui s’étend aussi dans le canton de Vézelise; elle abrite au château de Tourtel une base de la secte des Rose-Croix, avec une activité d’édition et d’hébergement. Sa population a décliné depuis les 1 340 hab. de 1891; elle a cependant repris 40 hab. de 1999 à 2008.

Ceintrey (790 hab., 1 100 ha) et Voinémont (350 Voinémontois, 411 ha) ont des finages imbriqués au nord du canton, sur la rive droite du Madon à 8 km en aval d’Haroué; elles y partagent une gare. Ceintrey a gagné 40 hab. après 1999. Roville-devant-Bayon (750 Rovillois, 443 ha), 13 km à l’est d’Haroué au bord du canal de l’Est, a gagné 70 hab. dans le même temps; elle conserve quelques petits ateliers textiles, dont le Tissage de Sion (45 sal.); la commune n’avait que 230 hab. avant 1900 et a accompli l’essentiel de sa croissance au tout début du 20e s.; son nom était simplement Roville jusqu'en 1936. Neuviller-sur-Moselle (250 hab., 671 ha), 3 km au nord de Roville au bord de la Moselle et du canal de l’Est, sous un coteau de vergers exposé à l’est, a un beau château des 16e et 18e s., héritage de Stanislas Lesczynski.

Bainville-aux-Miroirs (350 Bainvillois, 676 ha dont 233 de bois), 3 km au sud de Roville sur la même rive, conserve les ruines d’un château féodal. Un échangeur de la N 57 a été établi à Crantenoy (130 hab., 528 ha), 5 km à l’est d’Haroué, qui avait fusionné en 1971 avec trois autres communes pour former la commune des Mesnils-sur-Madon, dissoute en 1987. Benney (600 hab., 1 848 ha dont 661 de bois), 8 km au NE d’Haroué, a une grande forêt au nord, en bordure de la Moselle, qu’elle domine par une côte.

Xirocourt (460 Xirocurtiens, 1 132 ha dont 258 de bois), 4 km au sud d’Haroué sur la rive gauche du Madon, est le siège de la communauté de communes de la Pipistrelle (7 communes, 2 400 hab.). La population de la commune s'est accrue de 60 hab. entre 1999 et 2008. Bralleville (180 Brallevillois, 439 ha), 3 km au SE de Xirocourt, accueille l’entreprise de travaux publics Chiaravalli (50 sal.). Diarville (510 Diarvillois, 1 103 ha), plus au sud à 10 km SSO d’Haroué, a gagné 70 hab. après 1999; elle est le siège de la communauté de communes du Mirabée, qui groupe 9 communes (1 500 hab.) du sud du canton et de celui de Vézelise.