Canton de Thiaucourt-Regniéville

Thiaucourt-Regniéville

1 220 hab. (Thiaucourtois), 1 901 ha dont 976 de bois, chef-lieu de canton de la Meurthe-et-Moselle dans l’arrondissement de Toul, 37 km au nord de Toul dans la vallée du Rupt de Mad; collège public, vêtements de protection EDC (20 sal.). La commune, dont le nom a été allongé en 1962 seulement, est divisée en deux entités distinctes et séparées: le ban de Thiaucourt, et l’ancien ban de Regniéville, village détruit sur la ligne de front de 1914-1918, un peu au SE et très boisé; il a été réuni à Thiaucourt en 1942 et abrite un musée militaire. Le nom de Thiaucourt n'a toutefois été complété par celui de Regniéville qu'en 1962. Les deux communes réunies totalisaient plus de 2 200 hab. en 1851, environ un millier dans les années 1930; la population n’a guère changé depuis, mais a gagné 170 hab. de 1999 à 2008. Le village est le siège de la communauté de communes des Trois Vallées (26 communes, 6 200 hab.).

Le canton a 4 700 hab. (4 300 en 1999), 20 communes, 18 851 ha dont 6 879 de bois; il est limitrophe du département de la Meuse, et touche aussi à la Moselle au NE, mais par l’enclave du tronçon aval du Rupt de Mad, séparée du reste du canton par la partie septentrionale du canton de Dieulouard. Dans cette enclave, Arnaville (600 Arnavillois, 522 ha), 18 km au NE du chef-lieu, est au pied de l’arrière-côte de Moselle, au confluent de la Moselle et du Rupt de Mad; bifurcation ferroviaire de la ligne Nancy-Metz, entre Pagny et Novéant; étang de barrage sur le Mad.

Le reste du canton s’étend surtout dans le pays de Haye, au sud du chef-lieu. La ligne à grande vitesse Paris-Est doit traverser le Rupt de Mad par un viaduc de 480 m de long et 50 m de haut juste au nord de Thiaucourt, près de Jaulny (260 Jaulnois 825 ha dont 328 de bois), où subsiste un château féodal, avec donjon des 11e-12e s. et décors du 15e s., sans doute le mieux conservé de Lorraine, aménagé en centre d’accueil avec musée. Limey-Remenauville (200 Liméens, 1 833 ha dont 569 de bois), 11 km au SSE de Thiaucourt, résulte aussi d’une fusion de 1942: Remenauville est un village détruit, proche de Regniéville, qui était resté vide après 1918.

Flirey (200 hab., 1 577 ha dont 832 de bois), à 4 km OSO de Limey, a une nécropole nationale et, dans les bois de Mort Mare au nord de la commune, un terrain militaire d’exercices. À Seicheprey (110 hab., 835 ha), 5 km à l’ouest de Flirey, un labyrinthe de maïs est dessiné chaque année sur 3 ha. Sa voisine Saint-Baussant (70 hab., 892 ha dont 359 de bois), 10 km au SO de Thiaucourt, dissimule dans la forêt domaniale des Hauts de Mad des réservoirs de gaz du groupe Total; au NO, la commune touche en pointe à l’étang de Madine.

La commune de Pannes (180 Pounats, 837 ha), 7 km au SO de Thiaucourt au bord de la Madine, s’étire le long de la limite départementale et contient à l’ouest une fraction du lac de Madine, les deux digues et, en avant, les petits étangs de Pannes (19 ha) qui sont une réserve naturelle du Conservatoire du littoral (23 ha). Essey-et-Maizerais (390 Acaciens, 1 302 ha dont 211 de bois), 2 km au sud de Pannes, a un transporteur (Wairy, 30 sal.) et une entreprise de bâtiment (Didier, 20 sal.); ses deux villages ont été réunis dès 1793 et avaient 880 hab. en 1836.

Vilcey-sur-Trey (170 hab., 1 317 ha dont 875 de bois), 10 km ESE du chef-lieu, est un village de l’arrière-côte de Moselle, au creux d’un vallon qui rejoint la Moselle à Vandières. Dans un autre vallon affluent, au nord, se trouve le site caché de l’abbaye de Sainte-Marie-aux-Bois, que les prémontrés avaient fondée en 1126; jardins aménagés. Tout le canton est inclus dans le Parc régional de Lorraine.