Canton de Jarville-la-Malgrange

Jarville-la-Malgrange

9 700 hab. (Jarvillois) dont 240 à part, 243 ha, chef-lieu de canton de la Meurthe-et-Moselle dans l’arrondissement de Nancy, 4 km SSE de la préfecture, sur la rive gauche de la Meurthe et le canal de la Marne au Rhin; la mention de la Malgrange, un quartier sur le plateau au sud, est de 1936. La commune a deux collèges publics, un lycée privé, une clinique (26 lits); centre commercial et de bureaux, musée du Fer; institution pour jeunes sourds (200 sal.). La «zone urbaine sensible» de la Californie est dans la plaine de la Meurthe le long du canal. Le nom de la commune était Jarville tout court avant 1936; elle avait moins de 1 000 hab. avant 1871 puis sa population est passée à 2 000 en 1884, 4 200 en 1911, 6 200 en 1954 et a fait un saut à plus de 12 000 en 1968, culminant à 12 300 (sdc) en 1975; mais elle aperdu 400 hab. de 1999 à 2008.

La ville est surtout une banlieue d'habitat; elle a perdu en 2007 sa fabrique d’équipements électroniques pour automobiles Cignet (passée de Siemens à l'états-unien Crawford, 230 sal.), et n'a que de petits établissements: installations électriques Tricot (35 sal.), imprimerie de presse Nancy Print (35 sal.), agencement de magasins AMC (35 sal.) et peinture Novapeint (25 sal.), distribution de chaleur Idex (25 sal.), Intermarché (70 sal.).

Le canton, créé en 1982, a 24 400 hab. (25 100 en 1999), 4 communes, 1 788 ha dont 223 de bois; les trois autres communes sont Heillecourt, Houdemont et Ludres.


Heillecourt

6 000 hab. (Heillecourtois), 365 ha, commune de Meurthe-et-Moselle dans le canton de Jarville-la-Malgrange, 5 km au sud de Nancy, au pied de la côte de Moselle. La croissance de la population a été tardive: Heillecourt avait seulement 700 hab. en 1960; elle a atteint 2 000 en 1974, 5 000 en 1982 et a culminé à 6 400 (sdc) en 1990. Elle s'est abaissée de 260 hab. entre 1999 et 2008. La ville est surtout résidentielle, avec toutefois deux parcs d’entreprises et de nombreux bureaux et négoces.

L'éventail de productions est varié mais menu. Ortec (45 sal.) fabrique des tubes en acier, Tokheim (35 sal.) du matériel pétrolier, Storest (25 sal.) des stores; gaz industriels L'Air Liquide (30 sal.), cimenterie Calcia (20 sal.), bétons Unibéton (20 sal.), carrières GSM (30 sal.). Dans l’alimentaire se distingue la pâtisserie-confiserie Upalor (Le Four aux Délices, 85 sal.); distribution pharmaceutique RTB Pharma (50 sal.) et Semes (40 sal.), négoce d’appareils médicaux D'Medica (30 sal.).

Dans les autres domaines apparaissent surtout des activités de type périurbain, notamment de bâtiment: maçonnerie France-Lanord et Bichaton (85 sal.) et menuiserie du même groupe (35 sal.), peinture Bertolani (60 sal.), charpentes et menuiserie Albert (45 sal.), travaux publics Screg (100 sal.) et Colas (50 sal.); ingénierie Forclum (140 sal.), installations électriques Sodel (75 sal.), thermiques Johnson Controls (130 sal.) et Cofely (Suez-GDF, 100 sal.), plomberie Sani Nancy (35 sal.).

Dans les services et commerces, blanchisserie Initial BTB (80 sal.), nettoyages Mega-Net (80 sal.) et Onet (35 sal.); jardinerie Botanic (55 sal.), négoces de fournitures industrielles Le Corvaisier (35 sal.), d'alimentation Ch. Méon (30 sal.); transports par cars GIHP (120 sal.); publicité Decaux (65 sal.). Le marché de gros de Nancy est au nord de la commune, partagé avec Vandœuvre, et compte 400 salariés (60 entreprises). La commune a un collège public, un centre d’aide par le travail; école de golf.


Houdemont

2 490 hab. (Houdemontais), 362 ha, commune de Meurthe-et-Moselle dans le canton de Jarville-la-Malgrange, 6 km au sud de Nancy, au pied de la côte de Moselle. La commune est fleurie, offre deux parcs publics et fête la rhubarbe. Elle n’avait que 540 hab. en 1954, 870 en 1975, et a crû rapidement ensuite; elle n’a pourtant gagné que 90 hab. entre 1999 et 2008.

De petite taille, elle est largement occupée par une zone d’activités où s’est notamment installé le groupe de presse de Nancy L’Est républicain, qui y emploie 480 personnes; fabrique d’appareillages d’aéraulique Johnson Controls (150) et préparations de viandes Marion (75 sal.). Un très grand centre commercial est en bordure de la rocade (A 330), avec un hypermarché Cora (500 sal.), divers magasins comme Decathlon (110 sal.) ou Leroy-Merlin (100 sal.), Kiabi (25 sal.), des hôtels dont un Novotel (30 sal.); restauration collective SFS (Sodexho, 120 sal.); négoces de matériel électrique Facen (45 sal.) et Rexel (25 sal.), de pharmacie Evrard (20 sal.); menuiserie Keller (30 sal.), constructions Freyssinet (70 sal.) et Nancy Construction (25 sal.), installations électriques Ineo (30 sal.) et Quadra Tech (30 sal.); gardiennage Securitas (250 sal.).


Ludres

6 800 hab. (Ludréens), 818 ha dont 198 de bois, commune de Meurthe-et-Moselle dans le canton de Jarville-la-Malgrange, 8 km au sud de Nancy; la ville est au pied de la côte de Moselle, sur le revers de laquelle elle a des bois, vers 420 m. La commune touche à l’est au canal de jonction Moselle-Meurthe, et partage avec Fléville la zone d’activités Dynapôle et le gros échangeur des grandes routes à quatre voies vers Strasbourg et vers Épinal (A 33 et A 330), ce qui lui vaut d’héberger de nombreuses entreprises de transport comme Mory (200 sal.), Calberson (140 sal.), Olano (60 sal.), Haquin (70 sal.), Thiébaut (45 sal.), Varnier (45 sal.), Heppner (40 sal.), Moine (40 sal.), Sernam (35 sal.), Claude (35 sal.), STS (35 sal.), Guigard (25 sal.), Fraikin (25 sal.), Vigneron (20 sal.), entreposage FM (60 sal.) et Transteam (25 sal.), des garages de poids lourds comme Iveco (75 sal.), Lorraine Trucks (Renault-Volvo, 70 sal.), Theobald Trucks (35 sal.). Coca-Cola y a sa base régionale (130 sal.) et de nombreux négoces y sont établis: négoces de quicaillerie Intergescom (220 sal.) et Guermont Weber (55 sal.), de produits chimiques agricoles Seveal (45 sal.), de matériaux Carmat (35 sal.), de matériel de levage Abus (35 sal.); de surgelés Toupargel (140 sal.) et Bofrost (30 sal.), d'alimentation Lodial (45 sal.), de boissons Rega (25 sal.).

Ludres a également attiré d’assez nombreux établissements industriels: Impress Metal Packaging, groupe néerlandais, a acquis l’usine Ferembal, qui confectionne des emballages métalliques légers pour l’industrie alimentaire (330 sal.); Schweitzer (groupe français SP Metal) fabrique des emballages plastiques (sacs, films, rouleaux et barquettes, 260 sal., marque Alfapac), Noremat du matériel de fauchage et débroussaillage (200 sal.); produits alimentaires Bestfoods (200 sal.), margarines Saint-Hubert du groupe britannique Uniq (Vedial, 180 sal.); produits médicaux Brown Medical (120 sal.); composants électroniques Converteam ex-Alstom (65 sal.), reliures RenovLivres (50 sal.); métalleries Fabest (40 sal.), Defametal (30 sal.); cartons ondulés des Cartonnages de Lorraine (30 sal.); mortiers Weber (groupe Saint-Gobain, 50 sal.) et bétons Unibéton (30 sal.).

Ludres accueille aussi des services à l’habitat et aux réseaux comme les entreprises de bâtiment Couvret (50 sal.), les Plâtriers plaquistes (45 sal.), Nancéienne de Peinture (40 sal.), les travaux publics Eurovia (150 sal.), les installations électriques FCGE (30 sal.); les distributeurs de chaleur Cofely (Suez-GDF, 230 sal.), Nancy-Énergie (30 sal.) et Solorec (20 sal.); restauration collective Transgourmet (75 sal.); collecte et incinération d'ordures Rimma (200 sal.) et Onyx (85 sal.). La ville a un Intermarché (50 sal.), un complexe de cinéma UGC (45 sal.); comptabilité Sogec (35 sal.). Son développement récent a été considérable, surtout dans les années 1980: longtemps cantonnée autour de 1 000 hab., de 1880 à 1965, elle est passée à 1 600 hab. en 1975, bondissant à 5 400 en 1982; elle aurait toutefois perdu une centaine d'habitants de 1999 à 2008. Ludres a un collège public.