Canton de Tomblaine

Tomblaine

7 900 hab. (Tomblainois) dont 250 à part, 555 ha, chef-lieu de canton de la Meurthe-et-Moselle dans l’arrondissement de Nancy, en banlieue est de Nancy sur la rive droite de la Meurthe. La ville a été très affectée par les combats de 1944; elle a un collège et deux lycées publics dont un professionnel, le Laboratoire des Ponts et Chaussées, mais a perdu l’école d’agriculture fondée en 1879 par le marquis de Dombasle, devenue lycée et transférée à Malzéville (Pixérécourt) en 1953; rencontres théâtrales annuelles. Tomblaine abrite un hypermarché Auchan (320 sal.) et une fabrique de moules pour plasturgie Cini (90 sal.), créée par J. Cini en 1970, et qui travaille à 70% pour l’automobile; publicité Mediapost (100 sal.), garage.

Tomblaine partage avec Essey l’emprise de l’aérodrome de Nancy, dont le musée de l’aéronautique a fermé, et abrite des installations de l’Association sportive Nancy-Lorraine (25 sal.). Le quartier Jartom, face à Nancy sur la rive droite de la Meurthe, est classé «zone urbaine sensible». La commune avait 600 hab. en 1850, le double vers 1900 puis a continué à croître, sautant de 2 800 en 1954 à 6 600 en 1968, 8 300 (sdc) en 1975; elle s'est maintenue à peu près au même niveau depuis, mais aurait perdu 280 hab. entre 1999 et 2008.

Le canton a 24 200 hab. (23 200 en 1999), 12 communes, 10 956 ha dont 1 339 de bois. Au sud-ouest, Laneuveville-devant-Nancy et Fléville-devant-Nancy dépassent 2 000 hab., ainsi que Varangéville au SE du canton. Art-sur-Meurthe (1 610 Arcquois dont 320 à part, 1 147 ha), 5 km au SE de Tomblaine, est sur la rive droite de la Meurthe et s'est grossie de Bosserville vers 1793; château du 18e s. La commune inclut, 2 km en aval du village, le site de l’ancienne chartreuse de Bosserville (1666) et le vaste lycée professionnel catholique qui l’avoisine. Lenoncourt (580 hab., 1 153 ha dont 300 de bois), 8 km ESE de Tomblaine, a un château du 18e (avec parties du 14e s.) et des restes d’anciennes exploitations de sel; elle a gagné 140 hab. de 1999 à 2008; transports LTA (Antoine Lorraine, 50 sal.).

Au nord de Cerville (580 Cervillois, 819 ha), 9 km à l’est de Tomblaine, Gaz de France dispose d’un vaste réservoir naturel souterrain, qui peut stocker 1 500 Mm3 et se trouve au carrefour des gazoducs venant de Russie et de la mer du Nord (Storengy, 55 sal.). Haraucourt (690 Haraucourtois, 1 248 ha), 14 km ESE de Tomblaine, exploite encore trois sites de salines (40 sal.) dont le sel est envoyé à Dombasle, qui est juste au sud; sa population s'est accrue de 40 hab. après 1999. Au NE du canton à 19 km ENE de Tomblaine, le petit village d’Erbéviller-sur-Amezule (90 hab., 445 ha) est à la source de l’Amezule, dont le nom a été rajouté à Erbéviller en 1932.


Fléville-devant-Nancy

2 430 hab. (Flévillois), 740 ha, commune de Meurthe-et-Moselle dans le canton de Tomblaine, 8 km au sud du chef-lieu juste à l’est de Ludres et de son grand échangeur autoroutier; Fléville partage une zone d’activités avec Ludres et accueille de nombreux transporteurs et entrepôts, notamment les transports Michel (120 sal.), Mathieu (120 sal.), Georges et Schmitt (120 sal.), Rosiérois (80 sal.), Dachser (65 sal.), Alloin (60 sal.), Mayer (55 sal.), Michel MG (50 sal.), UPS (40 sal.). Dans d'autres domaines, installations électriques Sogetrel (60 sal.), métallerie Afca (20 sal.), imprimeries Royer (25 sal.) et Vagner (25 sal.), magasins But (50 sal.), Alinea (meubles, 85 sal.), Darty (35 sal.); nettoyages TFN (600 sal.) et Onet (30 sal.), centre d'appels Tibco (55 sal.). La commune n’avait encore que 350 hab. en 1962, puis 1 600 en 1975; mais elle a perdu 230 hab. entre 1999 et 2008. Elle est longée par le canal de jonction de la Moselle et de la Meurthe et offre un beau château renaissance de 1533 avec des tours et un donjon rectangulaire du 14e s., un parc et de larges douves.


Laneuveville-devant-Nancy

6 100 hab. (Laneuvevillois), 1 247 ha, commune de Meurthe-et-Moselle dans le canton de Tomblaine, 4 km au sud du chef-lieu sur la rive gauche de la Meurthe, à l'arrivée du canal de jonction avec la Moselle. Créée au Moyen Âge, elle fut Nova villa juxta Nanceum en 1228, puis Laneuville. Le château avec parc de Montaigu, brûlé en 1921 et restauré par un maître de forges, date des 18e et 19e s.; le parc abrite un musée du Fer, mais sur la commune de Jarville. La population communale a fait un premier saut au lendemain de la guerre de 1870 (1 500 hab. en 1881) et a crû ensuite jusqu’en 1975, puis s’est stabilisée jusqu'en 1999, mais a encore augmenté d'un millier d'habitants entre 1999 et 2008.

Le finage de Laneuveville comporte un poste d’interconnexion électrique et l’usine chimique Novacarb (ex-Rhodia), qui appartient au fonds d’investissement états-unien Bain, traite le sel des salines voisines pour obtenir du carbonate de sodium, indispensable aux verreries, ainsi que du bicarbonate de soude (280 sal.); elle devait s’accompagner d’une usine d’incinération de farines animales de sa filiale suisse Capergie (120 000 t/an), mais le projet a été retiré. Quelques entreprises de banlieue: publicité Adrexo (200 sal.), traitements de surfaces Eprolor (30 sal.), Miroiteries de l’Est (AGC Mirest, 55 sal.), négoce de matériaux Gedimat (35 sal.), nettoyage Onyx (100 sal.), désinfection ISS (40 sal.).


Varangéville

4 100 hab. (Varangévillois), 1 204 ha, commune de Meurthe-et-Moselle dans le canton de Tomblaine, 14 km au SE de Nancy sur le côté droit de la vallée de la Moselle, au pied d’un fort versant de plus de 100 m qui conserve des vergers; la ville a une église flamboyante de la fin du 15e siècle à multiples nervures. La commune a eu 2 000 hab. en 1892, est montée à 4 000 au lendemain de la dernière guerre et s'est maintenue autour de 4 200 hab. depuis; elle a perdu 170 hab. de 1999 à 2008. Varangéville est la seule commune où l’extraction du sel reste assez massive, sous l’autorité des Salins du Midi et des Salines de l’Est, qui résulte d’une fusion de 1968 (250 sal., plus de 600 000 t/an); elle remonte à 1855 et s’effectue en partie par galeries de mines; elle alimente directement la soudière de Dombasle, toute proche. La Compagnie française d’exploitation thermique (GDF-Suez) assure une production de chaleur (75 sal.).