Cantons de Lunéville

Lunéville

20 500 hab. (Lunévillois) dont 400 à part, 1 634 ha, sous-préfecture de Meurthe-et-Moselle, 30 km ESE de Nancy. La ville est entre la Meurthe et la Vezouze, juste en amont de leur confluent. Elle est célèbre pour son grand château ducal, du 18e siècle, doté d'un musée et assorti d'un parc des Bosquets de même époque, au bord de la Vezouze; mais le château a été frappé par un grave incendie en janvier 2003. Un autre musée est consacré à la moto et au vélo. Lunéville a deux collèges, deux lycées et un lycée professionnel publics, un centre hospitalier (200 lits), une clinique (90 sal., 70 lits), un institut médico-éducatif et un centre de soins spécialisés pour enfants. La N 4, la N 59 vers Saint-Dié et la voie ferrée Paris-Strasbourg passent à Lunéville; l'aérodrome de Lunéville-Croismare est juste à l'est.

La principale usine est celle des remorques de camion Trailor (General Trailers), descendue de 580 à 230 sal., reprise par le groupe français Azimuth. Quelques ateliers s’y ajoutent: Lorraine Cosmétiques (60 sal.), agencement de laboratoires ILM (35 sal.), menuiserie Menuiprest (25 sal.), plastiques Polyex (25 sal.), étiquettes Berg (20 sal.), appareils médicaux Podargos (20 sal.); exploitation forestière Herlet (40 sal.), installations électriques Ineo (50 sal.), entreprises de bâtiment et travaux publics Prestini TP (100 sal.), SPIE (50 sal.) et Screg (45 sal.), constructions Prestini Bâtiments (55 sal.) et taille de pierres Rosato (35 sal.). Dans les commerces et la logistique, entrepôts du groupe Carrefour (Logidis-Comptoirs modernes, 210 et 100 sal.), distribution alimentaire Maximo (55 sal.), négoce de matériaux Bloc et Job (50 sal.), hypermarché Leclerc (205 sal.), Bricomarché (35 sal.), meubles Poirel (20 sal.).

Le quartier Niederbronn-Zola, au sud-est, est considéré comme «zone urbaine sensible». Lunéville a eu 12 000 hab. en 1831 puis est progressivement montée à 23 000 en 1901 et a culminé à 25 600 en 1911; sa population a ensuite oscillé entre 23 000 et 20 000 hab., avec une tendance à la baisse depuis 1970; elle a diminué de 600 hab. entre 1999 et 2008. La majorité municipale est changeante. Repassée à droite en 2008, elle est dirigée par Jacques Lamblin, UMP, vétérinaire, député. La communauté de communes du Lunévillois siège à Lunéville et réunit 14 communes (28 300 hab.). Lunéville est également le siège du pays du Lunévillois, qui regroupe 10 communautés de communes, 163 communes, 76 000 hab. L’unité urbaine Insee est donnée pour 23 300 hab., l’aire urbaine pour 28 100. L’arrondissement a 79 300 hab. (76 800 en 1999), 9 cantons, 164 communes, 145 074 ha.

Les deux cantons de Lunéville ont 35 700 hab. (35 000 en 1999), 35 communes, 32 719 ha. Ils sont traversés par les trois vallées de la Meurthe au sud, de la Vezouze au centre et du Sanon au nord; celle-ci, dominée par une série de buttes résiduelles, est empruntée par le canal de la Marne au Rhin. À l’est des cantons entre les trois vallées, s’étalent les grandes forêts domaniales de Parroy au nord, de Mondon au sud. Au nord du canton, Einville-au-Jard (1 250 Einvillois, 1 698 ha dont 352 de bois), au bord du canal et du Sanon à 9 km au nord de Lunéville, fait figure de petit village-centre, dispose d’un collège public et a été choisie comme siège de la communauté de communes du pays du Sanon; saline d’Einville-Maixe (30 sal.), fabrique d’aliments du bétail Sanders (50 sal.). Son nom a été complété en 1936; sa population est assez stable depuis.

Vitrimont (380 Vitrimontois, 1 185 ha dont 586 de bois), 5 km ONO de Lunéville sous le talus du Léomont (337 m, panorama), a une nécropole nationale, une aire de service de la N 333 à quatre voies et des bois dans la plaine de la Meurthe; meubles Foissey (25 sal.). Anthelupt (460 Antheluptois, 782 ha dont 234 de bois), 3 km plus à l’ouest, accueille l’entreprise de travaux publics Sinoe (40 sal.). Chanteheux (1 960 Cantenois, 579 ha) est une commune de la banlieue est de Lunéville au bord de la Vezouze, qui inclut une bonne part de l’aérodrome; centre d’aide par le travail, agencement de magasins (AmC, 30 sal.); Intermarché (40 sal.); transports Transdev (55 sal.). Elle a crû comme une banlieue entre 1954 (830 hab.) et 1982 (1 800 hab.) puis légèrement décliné, mais aurait repris 310 hab. de 1999 à 2008.

Moncel-lès-Lunéville (470 Moncellois, 2 194 ha dont 1 180 de bois), en banlieue SE de la ville, bénéficie d’un échangeur N 59-rocade autoroutière, et a reçu un centre commercial, avec l’hypermarché Cora (250 sal.); instruments de mesure Tesa (25 sal.), pépinières et horticulture Muller (25 sal.), granulats Fraimbois (20 sal.); mais l’usine d’électronique Alcatel, passée au singapourien Flextronics, a fermé au profit d’un recentrage sur Laval (Mayenne). La commune a gagné 70 hab. de 1999 à 2008. Hériménil (950 Hériménillois, 1 248 ha dont 612 de bois), 3 km au sud de Lunéville au pied du versant de rive gauche de la vallée de la Meurthe, en a gagné 120 dans le même temps; elle a une carrière de graviers avec fabrique de bétons (Thiriet, 100 sal.); son ban s’allonge vers le sud dans le bois de Baret.

Saint-Clément (900 Saint-Clémentais, 1 647 ha dont 867 de bois), 11 km SE de Lunéville dans la vallée de la Meurthe desservie par la N 59 et une voie ferrée, qui a gagné 60 hab. depuis 1999, eut son heure de gloire quand Jacques Chambrette, qui avait créé la manufacture de faïences de Lunéville en 1728, choisit en 1758 d’y transférer sa fabrique pour bénéficier de la protection de l’évêque de Metz qui en était le seigneur; elle eut jusqu’à 1 300 hab. vers 1830; mais elle s’est dépeuplée ensuite pendant un siècle; l’usine Faïence et Cristal de France n'a plus que 55 sal. sur place. Celle des faïences de Lunéville, passée au 19e siècle au groupe Keller-Guérin (marque KG), a disparu dans un incendie en 1968. Bénaménil (550 Bénaménilois, 938 ha dont 466 de bois), 15 km à l’est de Lunéville au bord de la N 4 et de la Vezouze, a un collège public et un atelier de mécanique (Chardin et Kruum, 20 sal.); sa population a augmenté de 40 hab. après 1999.