Canton de Vigneulles-lès-Hattonchâtel

Vigneulles-lès-Hattonchâtel

1 670 hab. (Vigneullois), 6 259 ha dont 2 121 de bois, chef-lieu de canton du département de la Meuse dans l’arrondissement de Commercy, 31 km au NNE de celle-ci. Le village principal est sous la côte de Meuse, à l’endroit même où elle est le plus avancée vers l’est; il est animé par la laiterie des fromages Riches-Monts du groupe Sodiaal, qui emploie 230 personnes. La commune avait 470 hab. en 1968, contre un peu plus de 1 000 de 1830 à 1870; elle a gagné 210 hab. de 1999 à 2008. Elle s’est agrandie lors de la fusion de 1973, qui a intégré six autres territoires communaux, sautant ainsi de 470 hab. en 1968 à 1 250 hab. en 1975, et amenant ses limites au contact de la Meurthe-et-Moselle. Elle inclut ainsi l’ancien village de Saint-Benoît-en-Woëvre (36 hab. en 1999), 6 km à l’est de Vigneulles, où se trouvait une abbaye cistercienne très affectée par la Grande Guerre. Elle englobe également, juste au nord, Hattonville (150 hab. en 1999) et Hattonchâtel (100 hab.), Viéville-sous-les-Côtes (210 hab.) et Billy-sous-les-Côtes (100 hab.) et au sud-ouest Creuë (190 hab.).

Le village d’Hattonchâtel (100 hab. en 1999) est juché sur le promontoire extrême de la côte à 1 500 m au nord de Vigneulles, et affiche église, château et musée; l’église est une ancienne collégiale du 14e s. restaurée après 1920, avec un petit cloître où l’on trouve un retable de Ligier Richier; le château néogothique est des années 1920 dans le style du 15e siècle, et offre de sa terrasse un large panorama; le musée propose des peintures de Louise Cottin (1907-1974). Hattonchâtel est le siège de l’AREFE (Association régionale d’expérimentations fruitières de l’Est), créée en 1981 et qui y dispose d’un verger conservatoire de 21 ha.

À Viéville, le plus gros des villages absorbés (200 hab. en 1999), un observatoire avec gros télescope est ouvert au public, et des caves à vins proposent des côtes-de-meuse; la côte porte de beaux vergers de mirabelliers. Billy est le siège de la coopérative du Jardin de Lorraine (mirabelles). Le ban communal monte à l’ouest sur le plateau (forêt domaniale de la Montagne) et englobe à l’est de nombreux étangs dans les fonds humides et boisés de la Woëvre; elle a un club d’ULM. Vigneulles a une maison familiale rurale; sa population croît légèrement depuis la fusion; elle accueille le siège de la communauté de communes du pays de Vigneulles-lès-Hattonchâtel, qui rassemble 11 communes et 3 500 hab.

Le canton a 3 700 hab. (3 400 en 1999), 14 communes, 27 231 ha dont 10 180 de bois; limitrophe de la Meurthe-et-Moselle, il s’étend à moitié sur le plateau des Hauts de Meuse à l’ouest, dans la plaine de Woëvre à l’est, et il est la pièce maîtresse de la partie occidentale du parc régional de Lorraine, grâce au lac de Madine et à son fort boisement. La nouvelle ligne ferroviaire à grande vitesse traverse le canton en son milieu. Au nord-est, Lachaussée (260 Lacucéens, 2 719 ha dont 1 027 de bois) s’est agrandie en 1973 en fusionnant avec Ladonville au nord (27 hab. alors) et Haumont (54 hab.) au sud. Le centre de la nouvelle commune est occupé par le grand étang de Lachaussée (154 ha), qui dessine trois bras dans les vallons de trois petits tributaires de l’Yvron, lui-même affluent de l’Orne; le village est juste entre le lac et la rivière; à l’ouest du lac s’étend la forêt domaniale des Haudronvilles.

Sur le plateau à l’ouest de Vigneulles, Lamorville (300 hab., 3 493 ha dont 1 694 de bois), 12 km OSO du chef-lieu, au bord de la Creue qui descend vers la Meuse, n’avait que 95 hab. en 1972, contre 360 de 1830 à 1870; une fusion l’a réunie à Deuxnœuds-aux-Bois (60 hab.), Lavignéville (60 hab.) et Spada (80 hab.). Deuxnœuds-aux-Bois, à l’est, conserve des restes de l’abbaye de l’Étanche, dans le bois de ce nom. Valbois (110 hab., 1 709 ha dont 618 de bois), 11 km SO de Vigneulles, est le nom nouveau et publicitaire adopté en 1973 pour entériner la fusion de trois autres communes du plateau, accidenté par les profonds vallons des têtes de la Creue, Varvinay (45 hab.), Savonnières-en-Woëvre (25 hab.) et Senonville (45 hab.); travaux publics ITP (25 sal.).

Trois communes, au sud, se partagent les rives du lac de Madine. Buxières-sous-les-Côtes (280 hab., 2 672 ha dont 700 de bois) est la plus méridionale, à 9 km au SSE du chef-lieu; peuplée de 115 hab. en 1972, elle a intégré à cette date les territoires des deux communes voisines de Woinville (130 hab.) et Buxerulles (75 hab.) au sud; elle englobe la partie amont du lac de Madine. Heudicourt-sous-les-Côtes (220 hab. dont 40 à part, 1 356 ha dont 447 de bois) est à 3 km au NE de Buxières et a reçu le parc ornithologique du lac; plage et campings au bord du lac. La mention «sous les Côtes» date de 1922 pour Buxières comme pour Haudicourt. La commune avait pris le nom de Madine en absorbant deux voisines en 1972, puis a repris son ancien nom après la défusion. Sa population avait atteint 760 hab. en 1851.

Nonsard-Lamarche (120 hab., 1 818 ha dont 497 de bois) est au contraire à l’est du lac, à 6 km de la côte et 8 km au SE de Vigneulles. C’est là que se trouvent le golf, la base de loisirs et la Maison du lac, près du barrage, siège de la «station verte de vacances» du lac. Lamarche-en-Woëvre était un petit village de 20 hab. à 3 km au NE; il avait été réuni avec Nonsard à Heudicourt-sous-les-Côtes en 1972, mais cette fusion a été dissoute en 1982, Lamarche restant associée à Nonsard. À l’angle SE du canton, Beney-en-Woëvre (160 hab., 1 720 ha dont 722 de bois) tourne le dos au reste du canton, dont il est séparé par la forêt de Thiaucourt, et s’oriente vers Thiaucourt-Regniéville en Meurthe-et-Moselle, toute proche. La mention «en Woëvre» a été attribuée en 1942.