Canton de Maizières-lès-Metz

Maizières-lès-Metz

10 700 hab. (Maiziérois), 882 ha, chef-lieu de canton du département de la Moselle dans l’arrondissement de Metz-Campagne, 11 km au NNO de Metz. La commune est dans la plaine de la Moselle, mais son territoire n’atteint pas la rivière; elle est traversée par la voie ferrée et a un collège public. Ses activités sont relativement diversifiées. Schneider Electric y a repris l’usine de transformateurs France-Transfo (descendue de 800 à 380 sal.). La métallurgie est représentée par l’ancien IRSID, Institut de recherche de la sidérurgie et pièce centrale d’Usinor (Arcelor), qui emploie 650 personnes sous le nom d'Arcelormittal Maizières Research; et par la société Eiffel (85 sal.), la métallerie SMI (Soudure mécanique industrielle, 25 sal.), la mécanique Lebeau (25 sal.). L’allemand Kronimus fabrique des pavés de béton (55 sal.) mais la fabrique d ecarreaux de céramique de l'italien Cedec (200 sal. en 2005) a fermé en 2009; ingénierie Leces (40 sal.), sécurité incendie Efectis (50 sal.); centre d'expertise électrique Cégélec (25 sal.). nettoyages Everclean (240 sal.), Pira Thierry (20 sal.), récupération d emétaux Orne Métaux (25 sal.); travaux publics Altima (75 sal.) et Solotramo (25 sal.); restauration Toque et Show (35 sal.), négoce de jouets Toys'R US (25 sal.).

La ville est sans doute plus connue pour avoir accueilli, au nord et près des usines d’Hagondange, le parc d’attraction dit des Schtroumpfs, ouvert en 1971 par le créateur des Schtroumpfs Peyo (Pierre Culliford, 1928-1992), repris et géré par le groupe belge Starparks et rebaptisé Walibi-Lorraine puis Parc Lorrain (150 sal.): il reçoit 400 000 visteurs par an. La commune se nommait Maizières tout court avant 1847; elle avait alors environ 800 hab. et n’a entamé sa croissance qu’après 1885, passant à 3 100 hab. en 1911, 4 700 en 1931 et culminant à 11 000 en 1975; elle s’est ensuite dépeuplée mais sa population a repris dans les années 1990, et s'est accrue de 1 300 hab. entre 1999 et 2008, dépassant ainsi le seuil des 10 000 hab. La majorité municipale est passée à gauche en 1995; le maire depuis cette date est Gérard Terrier, socialiste, ingénieur, ancien député, également conseiller général du canton. La communauté de communes de Maizières-lès-Metz réunit 14 communes et 21 500 hab.

Le canton a 28 800 hab. (27 200 en 1999), 5 communes, 2 822 ha. Il compte au nord les deux villes d’Hagondange et Talange. À l’est de Maizières à 2 km, Hauconcourt (550 Hauconcourtais, 790 ha) est resté un petit village, mais le territoire communal, qui est limité à l’est par la rive gauche de la Moselle, est très occupé: troué de gravières, il est traversé par le canal des Mines de fer et par l’autoroute A 31, qui croise au sud de la commune l’A 4 en un énorme échangeur; il avait accueilli une raffinerie de pétrole, dont subsistent des réservoirs de stockage. Négoces, transporteurs et entrepôts ont pris la suite sur ce site bien situé et susceptible de devenir une plate-forme logistique de choix. Un hypermarché Leclerc emploie 300 personnes, plus la restauration Crescendo (35 sal.), Leroy-Merlin 140 sal.; transports Specilor (70 sal.), Tibi (55 sal.), NYK (35 sal.), Express Service (20 sal.); plusieurs garages, dont les poids lourds Iveco (50 sal.). Parmi les industries, mécanique TTI (Techniques et travaux industriels, 85 sal.), instruments de mesure Thermo-Est (95 sal.), métallerie Oxymétal (45 sal.), gaz industriels L'Air Liquide (35 sal.); maçonneries ETIP (90 sal.) et Bâti Mos (30 sal.), travaux publics Stradest (40 sal.) et Cardem (35 sal.), recyclages et récupérations dont SLR (Lorraine de revalorisation, 45 sal.); magasin Point P (20 sal.), Novotel (45 sal.).

La dernière commune du canton est Semécourt (870 Sémécourtois, 230 ha), au sud de Maizières et de l’A 4 (deux échangeurs), qui accueille notamment un hypermarché Auchan de 490 emplois, assorti de magasins comme les meubles Alinea (70 sal.), Saturn (électroménager, 60 sal.), Decathlon (55 sal.); transports Dentresangle (65 sal.) et Dentressangle Chimie (70 sal.), DHL (30 sal.), constructions WZ (65 sal.); la commune n’avait que 280 hab. en 1954 et croît depuis.


Hagondange

9 400 hab. (Hagondangeois), 550 ha, commune de la Moselle dans le canton de Maizières-lès-Metz, 5 km au NNE de celle-ci et à 18 km au nord de Metz, dans la plaine de la Moselle. La rivière limite à l’est le territoire communal, qui est traversé par toutes les voies du couloir Metz-Thionville. La ville, Hagendingen pendant la période allemande, fut un fief du groupe De Wendel et conserve une activité dans la sidérurgie, avec les deux usines Ascoforge (510 sal.) et Ascométal (aciers spéciaux, 650 sal. plus 45 au centre de recherche) qui appartiennent au groupe italien Lucchini.

S’y ajoutent quelques ateliers métallurgiques de moindre poids, comme Précilor pour la mécanique (60 sal.) et Technilor pour le traitement de surfaces (55 sal.) CAAE pour les armatures à bétons (35 sal.); bétons Préfalor (20 sal.); transports et constructions Efuba (45 sal.), charcuterie André Marx (25 sal.), boulangerie Simon (20 sal.); travail temporaire Adecco (60 sal.) et Axia 2 (30 sal.); magasin d'habillement Meyer (30 sal.), formation d'adultes IESC (20 sal.); nettoyage Manu Est (30 sal.).

La ville a un collège public et a aménagé une ancienne ballastière et un parc de loisirs; deux églises du 20e s. La commune, un instant absorbée par Talange (1811-1847), avait 380 hab. en 1896 puis est passée à 1 700 en 1911, 5 000 en 1921, 7 000 en 1936 et a culminé à 10 600 en 1968; sa population a chuté à 8 200 hab. en 1990 mais augmente depuis, et a encore gagné 700 hab. entre 1999 et 2008. Elle est le siège de la communauté de communes du Sillon mosellan (6 communes, 27 600 hab.).


Talange

7 750 hab. (Talangeois) dont 200 à part, 370 ha, commune de la Moselle dans le canton de Maizières-lès-Metz, 3 km au NE du chef-lieu. Son ban touche à l’est à la rive gauche de la Moselle, et il est traversé par toutes les voies du couloir Metz-Thionville. La commune est surtout résidentielle. Elle n’avait encore que 360 hab. en 1906 et s’est développée après la Grande Guerre, passant à 3 700 hab. en 1931; elle a culminé à 8 300 hab. en 1982, perdu quelques habitants, s’est à peu près stabilisée puis areperdu 290 hab. de 1999 à 2008.

Le travail à la grande usine Peugeot de Trémery, qui est juste de l’autre côté du pont sur la Moselle, a compensé la perte des emplois sidérurgiques de rive gauche. La ville a un lycée professionnel et un collège publics, un centre de magasins d’usine associant 130 marques dont Adidas (25 sal.), Nike (20 sal.), Poloco et PFO (habillement, 20 sal. chacun); travaux publics Trabet (45 sal.); prépresse XL Enseignes (20 sal.), location de matériel Kiloutou (20 sal.), Intermarché (45 sal.).