Canton d'Arleux

Arleux

2 970 hab. (Arleusiens), 1 110 ha, chef-lieu de canton du département du Nord dans l'arrondissement de Douai, 10 km SSE de Douai. La commune donne au sud sur les marais de la Sensée et leurs étangs. Elle est traversée par le canal du Nord, qui y rejoint le canal de la Sensée, et a un port de plaisance et une gare, un collège public, une église en partie du 12e s. Elle se distingue par des cultures d'aulx, avec une spécialité d'ail fumé à la tourbe et une foire à l'ail. La population d'Arleux n'a guère changé des années 1830 aux années 1930; puis elle a augmenté après la guerre, jusqu'en 1990, et a repris après 2005 (2 500 hab.).

Le canton a 18 700 hab., 15 communes, 8 739 ha dont 233 de bois. Limitrophe du Pas-de-Calais, il est bordé au sud par la vallée de la Sensée et ouvert au nord sur l'ancien bassin minier. La N 43 et la voie ferrée de Douai à Cambrai le traversent. Monchecourt, au nord-est, dépasse 2 000 hab. Erchin (780 Erchinois, 528 ha), 8 km au NE d'Arleux, a eu des mines des compagnies d'Aniche (Sébastopol, 1904-1961) et d'Azincourt (Azincourt n°2, 1888-1936), avec terrils. Le mont d'Erchin (ou mont Saint-Rémy) est une butte allongée, culminant à 77 m, qui domine le village à l'ouest et se prolonge au nord par le talus de l'Ostrevant. La commune a un château du 19e s. et une tradition de guerliches (gaufres), d'où le nom du géant local, qui représente un garnement. La population d'Erchin a augmenté dans les années 1980 et s'est montrée assez stable depuis.

Gœulzin (1 100 Gœulzinois, 479 ha) est à 4 km au nord d'Arleux et conserve un château de brique des 17e-18e s. à deux tours rondes et une carrée. La seule écluse du canal de la Sensée, refaite en 1966, est dans la commune et laisse passer une moyenne de 50 bateaux par jour (18 500 dans l'année). La population communale a culminé d'abord en 1846, diminué jusque dans les années 1920, augmenté lentement ensuite avant de se stabiliser.

Sa voisine Cantin (1 500 Cantinois, 932 ha) est à 4 km au NNE d'Arleux. Elle a eu des carrières et une cimenterie au bord du canal de la Sensée, et inclut au nord un étang d'ancienne carrière; elle a une gare, un ancien château du 14e s. et un belvédère du 18e s., une église des 13e et 16e s. Elle abrite un centre de formation d'adultes (AFPA). On y fête la rhubarbe. La population a connu un premier maximum en 1866 (1 040 hab.) et un second en 1975, et diminue très lentement depuis.

Estrées (1 000 Estrésiens, 582 ha) est à 4 km au NO d'Arleux et son nom évoque une ancienne route vers Tournai, qui longe la commune à l'ouest. Estrées a dépassé 1 000 hab. durant la plus grande partie du 19e s., puis est tombée à moins de 700 dans l'entre-deux-guerres; sa population a augmenté lentement après 1954 mais a perdu 70 hab. depuis 1999. Hamel (790 Hamelois, 359 ha), à 2 km à l'ouest d'Arleux, a des étangs dans la plaine de la Sensée et conserve un dolmen.

Lécluse (1 500 Léclusiens, 496 ha) est un bourg de la vallée de la Sensée, excentré à l'extrême ouest du canton et presque enclavé dans celui de Vitry-en-Artois. Son nom vient d'une écluse déjà en place au 12e s. parmi les aménagements des marais et du cours de la Sensée. Elle contient un menhir dit Pierre du Diable. La commune a eu plus de 1 800 hab. en 1881 et sa population a tendu à décliner lentement depuis; elle avait 1 600 hab. en 1999.

Bugnicourt (970 Bugnicourtois, 628 ha) et Brunémont (640 Brunémontois, 195 ha) sont limitrophes d'Arleux à l'est et au sud-est. La première s'orne d'un château du 19e s. façon renaissance; elle a gagné 80 hab. depuis 1999. La seconde a une gare et d'anciennes tourbières, un étang, avec fête du marais, et croît depuis les 330 hab. de 1962; elle a gagné 230 hab. depuis 1999.

Aubigny-au-Bac (1 230 Aubignois, 516 ha), à 5 km ESE d'Arleux, est dans la plaine de la Sensée où elle inclut le marais d'Aubigny et son grand étang, équipé d'une base de loisirs; gare, constructions B. Lannoy (160 sal.), magasin Champion (20 sal.), menhir de la Pierre qui pousse. Sa population, assez stable depuis 1950, s'est accrue de 150 hab. depuis 1999. Aubigny est suivie à l'est par Féchain (1 900 Féchinois, 514 ha), qui a un autre étang et accueille les transports Dupas Lebeda (80 sal. pour les autocars et 75 pour les transports de fret). Le géant local Andy, de 2004, est le premier à représenter un handicapé en fauteuil roulant; institut médico-éducatif (50 places). Féchain a aussi un polissoir néolithique et un colombier du 18e s. La population communale a augmenté de 1920 à 1999 avant de perdre quelques dizaines d’habitants.

Villers-au-Tertre (620 Villersois, 457 ha), Fressain (890 Fressinois, 639 ha) et Marcq-en-Ostrevent (550 Marcquois, 627 ha) sont toutes trois limitrophes de Monchecourt. Si Villers a gagné quelques habitants depuis 1975, puis en a récemment reperdu, les deux autres ont des populations stables depuis la guerre; puis Marcq a gagné une soixantaine d'habitants après 1999.


Monchecourt

2 600 hab. (Monchecourtois), 677 ha, commune du département du Nord dans le canton d'Arleux, 9 km ENE du chef-lieu. Elle a eu la fosse n°3 de la Compagnie d'Azincourt (1908-1936) dont subsistent le terril n°227 et cité Saint-Robert au nord. La population, de 600 hab. en 1851, est montée à 1 700 en 1911 et s'est ensuite stabilisée autour de 2 000 hab.; elle a connu une augmentation de 1975 à 1999 mais a perdu 320 hab. de 1999 à 2010.